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2012

                                                                                                 

           
         
     

DECEMBRE 2012


Interview bilan Soheil AYARI 2012 : une saison à rebondissements...

20 décembre 2012

Championnat du monde d’Endurance, European Le Mans Series, GT Tour, épreuves historiques et séances d’essais pour le site d’info automobile Caradisiac.com, la saison n’a pas été de tout repos n’est-ce pas ?

En effet la saison a été assez dense, et surtout très variée ! Je ne vais pas me plaindre car c’est ma passion, même si j’aurais aimé terminer la saison d’Endurance (ndlr : Championnat du Monde d’Endurance). Lorsqu’il s’agit de piloter en compétition, je ne me sens jamais rassasié, en particulier lorsqu’il s’agit de conduire différents types de voitures ! Le fait de disputer des courses dans des voitures anciennes de compétition ouvre l’esprit vers ce qu’était le sport auto avant, et vous permet de pilotes des engins vraiment authentiques, des autos passionnantes elles aussi. Enfin, les essais de voitures de sport issues du commerce pour www.caradisiac.com m’ont aussi apportés pas mal de satisfaction. J’ai bien aimé partager mon ressenti de pilote au volant de ces autos de série. A chaque nouvel essai, je fais en sorte de m’améliorer un peu plus dans ce nouveau rôle.

Quels étaient à l’origine tes objectifs avec le Team Pecom Racing dont tu étais l’un des trois pilotes officiels ?

Le but était le titre WEC FIA 2012 (ndlr : Championnat du Monde d’Endurance) dans notre catégorie (LMP2). Durant la première moitié de saison et jusqu’aux 24 Heures du Mans, cet objectif était encore à notre portée.

Une 3e place aux 24 Heures du Mans en catégorie LMP2, et une 8e fois dans le top-10 !

Comment expliques-tu que les résultats obtenus n’aient pas été à la hauteur de tes attentes ?

En Championnat du Monde d’Endurance, malgré de bons essais hivernaux d’avant saison et un trio de pilotes très prometteurs, nous avons parfois soufferts de désaccords techniques concernant la mise au point du Prototype. Nous étions capables d’être performants, mais avec chacun des réglages trop éloignés. Notre pilotage à chacun était vraiment différent. En course il fallait faire des compromis dans les réglages, une sorte de moyenne qui convienne à tous les 3, mais cela ne nous a pas donné assez de performances pour battre les autres.

Y’a t-il eu des courses qui t’ont tout de même apportées satisfaction ?

Oui, par exemple les 24 Heures du Mans où nous terminons 3e des LMP2, de loin la catégorie la plus concurrentielle avec 15 prototypes très proches en performances. La course s’est bien déroulée et les réglages convenaient assez bien à tous les 3. Nous n’avons malheureusement pas toujours eu cette réussite sur les autres courses.

Ne regrettez-vous pas aujourd’hui d’avoir mis fin prématurément à votre saison ?

Ce n’est pas moi uniquement mais plutôt l’équipe et moi qui avons décidé, ne parvenant pas à trouver une solution technique à notre désaccord, de mettre fin à notre collaboration en cours de saisons, après 4 courses sur 8. J’aurais personnellement préféré terminer la saison car je suis certain que nous n’étions pas si loin du bon compromis, la preuve nous en l’avions trouvé au Mans, mais l’équipe en a décidé autrement, je respecte sa décision.

L’épreuve GT Tour disputée sur le Circuit Paul Ricard fin octobre n’aura pas permis à Soheil de profiter de l’Audi R8.

Es-tu déjà en train de réfléchir à votre saison 2013 ?

Bien sûr ! J’y travaille depuis septembre dernier. Les pistes sont le Championnat du Monde d’Endurance, en prototype ou en GT, et le GT Tour, Championnat de France Grand Tourisme, ainsi qu’un Championnat d’Europe GT qui s’appelle le Blancpain Series.

Après t’être absenté du Championnat de France GT pendant deux ans, tu y as fait une brève incursion à la fin de la saison et la discipline fait partie de tes plans pour 2013... Peux-tu nous dire pourquoi tu t’en étais éloigné alors que tu as déjà remporté plusieurs titres GT (France et Europe) ?

J’ai eu de belles opportunités en 2011 et 2012 pour disputer des championnats internationaux sur des protos et des GT (GT2 qui plus est, encore plus performantes). Ces catégories étaient passionnantes et me permettaient de connaître de nouveaux tracés, d’autres formats de courses. Malheureusement les dates de ces championnats ne coïncidaient pas bien avec celles du GT Tour, aussi j’ai été obligé de faire des choix. Pour 2013 je suis en discussions avec plusieurs teams pour du GT, pas exclusivement en GT Tour. Il faut que j’ai un bon mix entre l’équipier et la voiture. Je choisirai tel ou tel championnat à condition d’avoir une belle opportunité en termes de performances.

Peux-tu nous dire comment tu apprécies les évolutions que tu as trouvées en GT Tour ?

Le championnat est toujours aussi relevé et il reste le plus concurrentiel en Europe, à égalité je pense avec le GT Open. J’ai constaté le travail d’ORECA, organisateur du GT Tour depuis 2 ans, en termes de médiatisation et d’animation du paddock.

Les catégories (GT1, GT2, GT3, GT Pro Am) et les championnats semblent se multiplier en GT. Peux-tu nous expliquer pourquoi il y a une telle diversité alors que les GT semblaient un peu en retrait cette année en WEC ?

En WEC, il s’agit exclusivement de GT2, c’est-à-dire des autos plus performantes et nettement plus coûteuses que les GT3 de la plupart des championnats, comme par exemple le GT France. D’un autre côté, il est certain que la multiplication des championnats GT n’a pas fait les beaux jours de la catégorie GT en Championnat du Monde (WEC). J’espère que plusieurs nouvelles équipes franchiront le pas l’an prochain pour gonfler le nombre de concurrents.

Beaucoup de plaisir pris au volant de la Ferrari Daytona 365 GTB4 au Mans Classic en juillet 2012.

Peugeot est parti mais Toyota a fait une très bonne première année en WEC. Avec ta connaissance de terrain, que faut-il faire pour battre Audi pour de bon ?

Toyota a tout gagné sauf Le Mans qui était cependant sa première course. Depuis, la marque japonaise a montré qu’elle maîtrisait mieux que son concurrent allemand le système hybride, et que l’auto a gagné en performances et en fiabilité. Audi a surement du souci à se faire pour les 24 Heures 2013 (22 & 23 juin), car la lutte sera serrée, d’autant qu’avec toute l’équipe d’exploitation d’ORECA aux côtés de Toyota, Audi n’a plus l’avantage qu’elle avait pu avoir face à ses concurrentes en ce qui concerne l’expérience en course.

C’est le renouveau du WEC, peux-tu nous dire si tu es satisfait par la formule et quelles améliorations tu y apporterais ?

Le WEC tel qu’il était en 2012 était parfait selon moi. En 2013 les 12h00 de Sebring disparaissent en faveur des 6h00 d’Austin. C’est dommage car Sebring est l’un des monuments de l’Endurance, et même si le Circuit d’Austin semble magnifique, on ne retrouvera sans doute pas l’ambiance unique de la Floride et ses 150 000 spectateurs, son tracé atypique et rapide, etc.

Comme tu as aussi une sérieuse expérience des compétitions "historiques". Quel est le niveau des courses dans ces meetings : promenades rapides de gentlemen pour ménager les voitures ou compétition acharnée ?

Compétition acharnée sans aucun doute ! Les pilotes sont au maximum de leur voiture. Je n’ai jamais eu l’impression de les voir économiser les autos !

Interview réalisée avec l’aide de Fabien LEROY et Alain LEFEBVRE.

NOVEMBRE 2012

2 Tours d’Horloge (10 & 11 novembre 2012) : une course historique bien arrosée !

Réaliser 24 Heures au volant d’une voiture de compétition renommée datant de 1968 est déjà un défi, mais le faire sous une météo exécrable est encore plus unique à vivre ! Et ce n’est pas Soheil qui nous contredira tant le Savoyard et ses trois équipiers ont eu du mérite à ne pas jeter l’éponge sous le déluge.

La belle Chevron B8 de 1968.

Avec une nuit de samedi à dimanche qui connut plus de temps passé sous régime de safety-car que de véritable course afin d’évacuer l’eau sur la piste du Circuit Paul Ricard, les scènes étaient souvent cocasses... « Parfois, au volant d’une Chevron B8 particulièrement basse, nous traversions d’énormes flaques d’eau qui passaient carrément au-dessus de l’auto. Ajouté à cela des phares bien d’époque, une visibilité quasi nulle et l’eau qui vous trempe les bottines tout au long des relais, on se rend mieux compte de ce que vivait il n’y a finalement pas si longtemps les pilotes d’Endurance ! » commentait Soheil.

Soheil, très éclectique, aime retrouver quand il le peut l’habitacle pour le moins austère d’une voiture historique de compétition.

Quant à la course, Soheil faisait parler son savoir-faire et signait la pole position des 2 Tours d’Horloge sur le mouillé, une place assez inespérée car l’auto ne figurait pas parmi les concurrentes les plus puissantes de l’épreuve. Mais la pluie arrangeait moins les affaires de l’équipage (Mister John of B/David FERRER/Mauro PANE/Soheil AYARI) en début de course puisqu’un problème électronique dû à l’humidité obligeait la Chevron à partir des stands avec un retard de dix minutes. Les ennuis techniques se poursuivaient quelques heures plus tard avec le bri d’un arbre d’embrayage. L’équipe de VHC Evolution, soutenue pour l’occasion par JMB Racing, parvenait à démonter la boîte et faire repartir l’auto en à peine une heure. Après la 4e heure de course, la n°69 pouvait enfin commencer sa course et plus rien n’allait l’arrêter pour remonter de la 36e à la 13e place générale (3e de sa catégorie), signant d’ailleurs le meilleur tour général de l’épreuve.

Soheil (casqué) participait pour la première fois aux 2 Tours d’Horloge, la seule course de 24 Heures en voiture historique de compétition.

« Ça a vraiment été une course difficile pour les mécaniques et je tiens à féliciter toute l’équipe technique. Nous avons tous pris beaucoup de plaisir à rouler (lorsque nous n’étions pas à 50 km/h derrière un safety-car !) dans cette auto légère et très bien équilibrée. Les passages dans la courbe rapide de Signes étaient vraiment sympa je pense ! »

4 premières heures émaillées de soucis techniques, puis 20 heures de déluge et de bonheur !

Après ce week-end « pour le fun » en forme de retour vers le passé, Soheil va poursuivre la préparation de sa saison 2013. Toutes les pistes sont ouvertes, aussi bien en prototype qu’en GT. Nous vous en dirons davantage début janvier... 

5 novembre 2012

2 Tours d’Horloge 2012 (Circuit Paul Ricard) : Soheil boucle sa saison au volant d’une Chevron B8 de 1968, pour le plaisir !

Après avoir disputé en juillet dernier Le Mans Classic pour la 4e fois, Soheil aura une dernière fois rendez-vous avec le Circuit Paul Ricard (www.circuitpaulricard.com) ce week-end à l’occasion des « 2 Tours d’Horloge ». Une course de voitures historiques aussi mythique qu’authentique, puisque contrairement au Mans Classic où chaque voiture de collection dispute en réalité 3x45’ de course, les 2 Tours d’Horloge constituent une course de 24 Heures... unique en son genre !

La Chevron B8 de 1968 que pilotera Soheil aux 2 Tours d’Horloge.

« Sur le tracé rapide de 5,8 km. du Circuit Paul Ricard (83), nul doute que les mécaniques seront mises à rudes épreuves. Je dispute l’épreuve avec un équipage de trois autres pilotes au volant d’une magnifique Chevron B8 de 1968, un modèle doté d’un moteur BMW de 200 CV mais dont le poids total très limité (600 kg.) offre d’excellentes performances. »  

 

La belle anglaise construite à seulement 44 exemplaires, a notamment brillé aux 24 Heures de Daytona, remportées dans sa catégorie. Aujourd’hui, elle fait partie de ces sportives éternelles comme la Ford GT40 ou les Lola. « Pour avoir déjà roulé avec au Castellet, je peux vous assurer que l’ambiance à bord de l’auto est unique ! Sa taille réduite et son bon équilibre apportent de tr ès bonnes sensations de pilotage. Nous espérons que la fiabilité sera au rendez-vous autant qu’elle l’était à l’époque où la Chevron brillait sur les circuits du monde entier. »

A noter que vous pouvez venir nous rejoindre sur le Circuit Paul Ricard pour admirer les quelque cinquante concurrents, pour seulement 10 € / personne, accès paddocks inclus (gratuit -12 ans). 

Course GT Tour du Paul Ricard (26-28 octobre 2012) : Des retrouvailles à oublier !

29 octobre 2012

Les retrouvailles du Champion de France GT 2006 et 2007 avec l’une de ses disciplines de prédilection ne resteront pas gravé dans ses souvenirs. Sous une météo capricieuse et un vent glacial, le pilote d’Aix-les-Bains n’aura pas pu montrer son talent et son expérience tant les péripéties sont venues entachées son week-end de course.

L’Audi R8 GT3 du Team Saint-Éloc sur la grille de départ de la Course 1.

Associé à Bruno HERNANDEZ, son habituel équipier en GT, au volant d’une Audi R8 GT3 du Team Saint-Éloc, la prise en main de la belle allemande commençait plutôt mal lors des essais libres du vendredi. Un problème de carburant empêchait de mettre au point l’auto durant la première séance, et une surchauffe moteur dans la seconde. C’est donc quasiment sans préparation que les deux pilotes Saint-Éloc prenait la piste pour le quart d’heure de qualification du samedi matin. Ils parvenaient à limiter les dégâts sur une piste humide (HERNANDEZ 11e chrono de la Course 1 / AYARI 8e de la Course 2).

La première course du week-end (samedi 12h00) tournait court lorsque l’Audi était percutée de l’arrière. Envoyée brutalement dans la voiture qui la précédait, elle endommageait son radiateur et mettait une fin prématurée à l’effort de Bruno HERNANDEZ.

Paul-Etienne BERTHÉ, Soheil et Bruno HERNANDEZ en discussion après une Course 1 qui a tourné court.

Le lendemain, la série noire continuait, cette fois avec Soheil au volant. Auteur d’un bon départ en gagnant une place, il passait sans encombre la lutte du premier tour mais se faisait percuter à l’arrière gauche dans le suivant. « Je n’ai compris qu’après course et grâce aux vidéos ce qui a provoqué mon accident. J’ai pris mon virage normalement avant d’attaquer la Ligne droite du Mistral, mais la lutte derrière moi entre LOEB et une Audi a fait braquer celle-ci sur moi et a tordu ma roue arrière gauche. A cause de ça ma voiture a pivoté sur la gauche et je me suis retrouvé en travers du peloton en plein virage. Quelques concurrents sont parvenus à m’éviter mais une McLaren n’a pas pu faire autrement que de taper très fort dans l’avant de l’Audi, provoquant mon abandon et de nombreux dégâts. C’est un week-end très frustrant car ni Bruno ni moi n’avons pu en profiter et prendre la mesure de l’Audi pour défendre nos chances ! J’aurais beaucoup aimé faire un beau résultat pour mes retrouvailles avec le GT. » commentait Soheil.

Soheil, percuté dès le premier tour de la Course 2, n’a pas pu prouver le potentiel de l’Audi R8 du Team Saint-Éloc.

Le pilote sera à nouveau sur le Circuit du Castellet, cette fois dans sa version 5,8 km., dans 15 jours sur une Chevron B8 de 1968 à l’occasion des 2 Tours d’Horloge, l’une des plus célèbres courses historiques de 24 Heures disputée sur des voitures de compétition.

Photos Christophe VANDELLE.

 

OCTOBRE 2012


Soheil disputera la manche finale du GT Tour 2012 sur le Circuit Paul Ricard.

11 octobre 2012

Après avoir clôturé prématurément sa saison en WEC, le pilote savoyard va retrouver l’espace d’un meeting le Championnat de France GT (« GT Tour ») les 27 et 28 octobre. Soheil aura la chance de retrouver son équipier Bruno HERNANDEZ, vainqueur ensemble de la saison 2006 (sur Saleen S7-R, Team ORECA), au volant d’une Audi R 8 GT3 LMS, que tous deux connaissent bien pour avoir disputer avec l’édition 2010.

Soheil retrouvera le volant de l’Audi GT3 fin octobre sur le Circuit du Castellet (ici la version 2010 pilotée avec Bruno HERNANDEZ).

L’acclimatation de multiple champion GT (France 2006, 2007 / European Le Mans Series 2007, GT Open 2011) au modèle 2012 sera sans doute assez rapide et se fera à l’occasion des essais libres du vendredi 26 octobre. Les deux compères rouleront pour le compte de l’équipe Saint-Éloc, basée dans la Loire, et qui depuis le début de saison s’illustre comme l’équipe la plus compétitive à faire rouler des Audi.

Bruno HERNANDEZ et Soheil avaient remporté la course de Lédenon et terminés 4e du GT France 2010 avec l’Audi R8 GT3.

« Ce rendez-vous est bien plus qu’une pige pour moi. J’ai quitté le GT France fin 2010 avec l’ancienne version de la R8. Je suis très content de retrouver L’Audi et Bruno. Il m’a dit le plus grand bien de Saint-Éloc, qui est devenue en peu de temps une référence du « GT Tour ». »

L’Audi R8 GT3 modèle 2012 du Team Saint-Éloc que pilotera Soheil les 27 et 28 octobre sur le Circuit Paul Ricard. 

JUILLET 2012

ASSOCIATION PETIT BOLIDE

L’Association Petit Bolide d’Aix les Bains, a organisé sur l’esplanade du Lac une exposition de vieilles voitures qui a connu un beau succès tout au long de cette journée du 10 juin !

 

 


6h00 de Donington European Le Mans Series : une course gâchée dès le départ.

16 juillet 2012

Le circuit de Donington (www.donington-park.co.uk/), situé au centre de l’Angleterre, accueillait hier la 2e manche du Championnat ELMS. Pour le pilote d’Aix-les-Bains, ce rendez-vous constituait la première épreuve de ce championnat d’Europe d’endurance puisqu’il n’était présent qu’en bord de piste au Castellet fin mars pour la manche inaugurale de l’ELMS (déchirure musculaire). Le week-end du trio AYARI/KÄFFER/PEREZ-COMPANC commençait mal, avec deux séances d’essais libres pluvieuses vendredi 13 juillet au cours desquelles le prototype Oreca-Nissan se classait 4e et 7e, au prise avec des soucis moteur. Pas d’embellie le lendemain puisque Soheil se qualifiait seulement 9e à 2’’ de la pole position.

La majeure partie des essais libres a été disputée sous une météo typiquement britannique !

« Nous n’avons pas pu identifier le problème moteur à temps et cela nous a handicapé durant tous les essais. Nous avons concentré nos efforts pour le trouver, du coup nous avons perdu beaucoup de temps pour améliorer les réglages du châssis. » déclarait un Soheil amer. En course, c’est le Savoyard qui prenait le départ au volant d’une voiture enfin propulsé par un moteur performant (3e temps du warm-up le dimanche matin dans un chrono plus rapide qu’en qualifications...).

L’arrêt au stand du début de course nécessaire pour changer le diffuseur arrière de l’Oreca-Nossan, a fait perdre près de quatre tours au prototype Pecom Racing.

Mais les espoirs du prototype n°10 étaient douchés après quatre virages puisque l’Aixois était contraint d’éviter l’accrochage avec un concurrent en perdition, et terminait sa course dans les pneus. L’embardée se soldait par quatre tours perdus, le temps de rentrer au stand et de réparer un diffuseur arrière endommagé. Le calvaire de Soheil se poursuivait durant son double-relais. Un mauvais choix de pneus l’empêchait de suivre le rythme de tête. « Nous avions opté pour les pneus durs, pensant que c’était le meilleur choix sur piste sèche. Mais ils n’ont jamais pu suffisamment chauffer. »

Une course à oublier pour Soheil, le regard déjà tourné vers les 6h00 de Silverstone (4e manche WEC, le 26 août) et les 6h00 de Brno (3e manche ELMS, le 9 septembre).

Bien que le pilote Pecom Racing parvenait à rendre l’auto à son équipier Luis PEREZ-COMPANC en 8e position, ce n’est qu’à partir de ce moment que la n°10 entamait sa remontée, enfin chaussée de pneus tendres parfaitement adaptés aux conditions de piste du jour. L’Argentin réalisait une solide prestation, bien imité par Pierre KÂFFER qui remontait en 6e position. Soheil terminait la course en gagnant une nouvelle place, limitant ainsi les dégâts après un début de course chaotique.

Soheil a roulé quasiment 3h00 sur les 6h00 de course, parvenant à gagner une place durant chacun de ses relais. 


6h00 de Donington, 2e manche du Championnat d’Europe d’Endurance (European Le Mans Series). Des ambitions de victoire pour Soheil.

11 juillet 2012

Une semaine à peine après avoir disputé Le Mans Classic que Soheil retrouvera ce week-end son prototype des 24 Heures du Mans à l’occasion de la 2e manche de l’European Le Mans Series, sur le Circuit britannique de Donington. Un retour au présent après avoir roulé dans deux Ferrari des années 70 au Mans.

Absent de la manche inaugurale disputée au Castellet fin mars pour cause de blessure musculaire, le pilote d’Aix-les-Bains compte bien profiter de la connaissance d’un tracé sur lequel il disputa ce même championnat en 2006 au volant d’une GT (Saleen S7-R), pour briller dans cette épreuve de six heures. Il devra aussi prodiguer ses conseils à ses deux équipiers, l’Allemand Pierre KÄFFER et l’Argentin Luis PEREZ-COMPANC, qui ne connaissent pas encore le tracé magnifique et très vallonné de Donington. Le trio du Pecom Racing, auteur de la 3e place aux 24 Heures du Mans dans la catégorie LMP2 voilà un mois, arrive lancé en Angleterre mais aura fort à faire avec la douzaine d’engagés de cette catégorie, encore une fois la plus représentée et la plus concurrentielle de l’épreuve.

Le trio AYARI/KÂFFER/PEREZ-COMPANC a signé voilà un mois la 3e place aux 24 Heures du Mans.

« Je suis ravi de retrouver ce circuit extraordinaire et typiquement anglais, construit dans un parc verdoyant avec un château au cœur du circuit. Côté pilotage, une descente vertigineuse et en courbe à plus de 220 km/h sera un des grands moments de la saison ! » commentait un Soheil heureux de ne pas encore être en congés...

Le Pecom Racing s’est bien relancé au classement du WEC 2012 grâce à son podium du Mans. Il cherchera à faire de même ce week-end en ELMS... sous la pluie anglaise ?


Le Mans Classic 2012 : une nouvelle édition à succès et beaucoup de plaisir pour Soheil.

9 juillet 2012

Les deux équipiers devant la 512 BBLM (1979).

La météo très capricieuse n’a pas douché la passion des quelque 109 000 spectateurs de sport automobile venus voyager dans le temps ce week-end à l’occasion de la 6e édition du Mans Classic. Près de 400 voitures millésimées en piste (de 1923 à 1979) réparties en six plateaux d’époque, et sans doute vingt fois plus de modèles d’exception partout autour du circuit où les propriétaires de voitures anciennes ont répondu présent pour faire partie de cette ode à l’histoire du Mans.

La Ferrari 512 BBLM en piste.

Un fantastique musée à ciel ouvert dont Soheil était une nouvelle fois l’un des acteurs (4e participation), au volant cette année de deux Ferrari (Daytona 365 GTB4 de 1972 dans le Plateau 5 et 512 BBLM de 1979 dans le Plateau 6). Au programme, 3 manches de 43’ pour chaque voiture, dont une nocturne. L’occasion pour Soheil de montrer les qualités de ces voitures mythiques construite par le Cheval Cabré qui privilégiait à cette époque autant la F1 que l’Endurance.

La Ferrari Daytona 365 GTB4 à l’attaque dans le virage Dunlop.

« La plupart des manches se sont disputées sur piste humide, sauf celle du dimanche. Mais cela n’a pas gâché mon plaisir et nous avons bien attaqué avec chaque auto. Avec plus de 60 voitures en piste et d’importantes différences de puissance et de performances au freinage et en tenue de route, les dépassements étaient permanents. Je me souviendrai longtemps de mon relai de nuit au volant de la Daytona ... et sous la pluie ! » Soheil y signait une fantastique remontée et terminait 8e.

En discussion avec Gérard, le préparateur de l’équipe.

Au final et après avoir malheureusement souffert à deux reprises des errances de la voitures de sécurité qui gâchait en un tour leur belle prestation, l’équipage Soheil AYARI-Mister John of B terminait 14e du Plateau 5 (Ferrari Daytona) et 22e du Plateau 6 (Ferrari 512 BBLM). « Merci à toute l’équipe spécialisée dans les voitures anciennes et particulièrement à Gérard, Alain et Lydie qui avaient très bien préparé ce rendez-vous. Les autos étaient merveilleuses ! Au volant, il a fallu revenir au pilotage à l’ancienne et à la technique du double débrayage. Ca a fonctionné parfaitement, nous nous sommes régalés ! » C’est effectivement ce que l’on peut voir dans les vidéos inboard que nous vous proposons ci-dessous !

Superbe remontée de la Daytona dans la manche nocturne... 8e ! 


Le Mans Classic 2012 : un voyage dans le temps au volant de deux Ferrari mythiques.

5 juillet 2012

Pour la 4e fois consécutive, Soheil prendra part ce week-end au Mans Classic, la plus prestigieuse course de voitures historiques de compétition. Près de 300 voitures ayant toutes brillé au Mans en leur temps, de 1923 à 1979, réparties en 6 plateaux d’époque (50 concurrents par plateau), une centaine d’exposants de produits d’exception dédiés à la compétition de collection (du fabricant de sellerie en cuir au peintre de tableau de sport automobile), des dizaines de clubs (Jaguar, Porsche, Mini, ...) qui paraderont, tels sont les ingrédients de ce rendez-vous unique côté paddocks et côté animations.

Loin de n’être qu’un show, c’est aussi et surtout en piste, qui plus est sur le tracé des 24 Heures du Mans (13,6 km.), que le spectacle sera omniprésent. Car les heureux (et riches !) propriétaires de ces modèles millésimés sont loin d’être des novices. Le Mans Classic constituent pour eux le plus important rendez-vous de l’année, après avoir disputé plusieurs épreuves d’entraînement (Championnat Classic Endurance Racing) et autres rallyes historiques (Tour Auto, Tour de Corse historique).

La Ferrari 512 BB LM fera partie du Plateau 6, le plus récent (voitures des années 1972 à 1979).

Pour Soheil, qui fera à nouveau équipe avec « Mister John of B », l’édition 2012 verra l’Aixois au volant de deux Ferrari, dans les plateaux d’époque les plus récents (années 60 et 70). Une Daytona 365 GTB4 de 1972 et une 512 BB LM de 1979. Des montures qu’il connaît bien pour les avoir pilotées au Mans Classic 2010) « Autant la Daytona, propulsée par un moteur 4,4 L. V12 de 450 CV, est une auto pointue à piloter car le châssis et le freinage n’ont pas les qualités du moteur, très puissant, autant la BBLM, dotée d’un moteur 5 L. 12 cylindres à plat de 480 CV, est une voiture de compétition très bien équilibrée, efficace et emblématique de la période « BB » (Berlinetta Boxer, moteur 12 cylindres à plat). A l’époque, Ferrari privilégiait les moteurs à plat même en F1. Je m’étais régalé à son volant il y a deux ans et nous avions terminé 5e du Plateau 6 derrière des protos... et 1ère des GT. commentait Soheil.

La Daytona 365 GT4 est une auto surpuissante qui disputera le Plateau 5.

Le Savoyard compte bien profiter cette année encore de ce retour « aux sources du Mans » au volant de deux autos qui font partie de l’histoire des « 24 Heures ». Début du voyage dans le temps vendredi 6 juillet dans l’après-midi et une partie de la nuit !

JUIN 2012


24 Heures du Mans 2012 : un nouveau podium pour Soheil en LM-P2.

18 juin 2012

Après avoir signé la pole position et terminé 2e des LM-P2 l’an dernier au sein du Team Signatech-Nissan, Soheil est une nouvelle fois monté sur le podium à l’issue de sa 11e participation à la plus mythique des courses d’Endurance. Si le résultat brut est moins bon qu’en 2011, la qualité de la performance est en revanche tout aussi élevée ! Avec 20 concurrents LM-P2 cette année contre 11 l’an dernier, l’opposition était en effet bien plus forte. Nouvelle preuve de la compétition offerte dans la catégorie des prototypes moins puissants : l’équipage AYARI/KÄFFER/PEREZ-COMPANC termine dans le même tour que le leader, alors que Soheil avait fini à 3 tours des vainqueurs en 2011...

Soheil a fêté sa 11e participation au Mans par un nouveau podium, qui plus est dans la catégorie la plus disputée !

C’est le pilote d’Aix-les-Bains qui prenait logiquement le départ sur une piste sèche. D’emblée dans le bon rythme, son expérience lui permettait de prendre l’avantage sur la l’Oreca03-Nissan du 4e (Signatech-Nissan) après dix minutes de course. Soheil perdait ensuite 1’’ par tour sur le trio de tête. Un écart logique puisque la stratégie choisie était de tenter de réaliser des relais de 12 tours contre 11 pour ses adversaires. « Nous pouvons régler la cartographie moteur pour avoir un peu moins de puissance et donc consommer moins. Quant à moi, je me suis appliqué à changer mes rapports un peu plus tôt pour ne pas trop solliciter le moteur. » expliquait Soheil qui réussissait à gagner un tour dans ses relais.

Le prototype ORECA03-Nissan s’est à nouveau montré rapide et fiable.

Après trois relais, le pilote Pecom Racing rendait le volant en 3e position à Pierre KÄFFER. Le pilote Allemand poursuivait la belle prestation de la n°49 qui naviguait entre la 3e et la 4e place au gré des ravitaillements. La lutte en tête des LM-P2 battait son plein, comme annoncé. Luis PEREZ-COMPANC faisait sa part du travail en signant d’excellents chronos sans la moindre faute. Profitant des soucis techniques d’un des deux premiers, le trio du Pecom Racing s’emparait de la 2e place dans la nuit. Une position qui aurait même pu être améliorée sans l’intervention du safety-car alors que la n°49 venait de réaliser un arrêt au stand. Un pit-stop qui aurait pu permettre de s’emparer de la place de leader s’il avait été réalisé pendant le safety-car.

C’est dans l’un de ses relais de nuit que Soheil a signé le relais le plus rapide de l’équipage, en 3’39’’641.

Au petit matin, la marche en avant de l’Oreca03-Nissan, alors 2e à 2’’ du leader, connaissait un coup d’arrêt. Soheil ne voyait pas une Audi se porter à ses côtés dans la rapide courbe à droite d’Indianapolis. Le pilote Pecom Racing parvenait à éviter le contact en élargissant immédiatement sa trajectoire, mais passait sur la partie sale de la piste et ne pouvait éviter le tout droit dans le bac à graviers. Le prototype Oreca ne touchait pas le mur de pneus et était rapidement remis en piste par les commissaires. Au total, 4’ perdues et une redescente à la 4e place, preuve du resserrement des positions en LM-P2. « L’Audi, très rapide, a forcé le passage et je n’ai pas eu le temps de la voir dans les rétros ».

Nouveau podium pour Soheil, accompagné cette fois de Pierre KÄFFER et Luis PEREZ-COMPANC.

Soheil repartait à l’attaque durant deux nouveaux relais et revenait au rythme de 3’’ par tour sur le 3e, qu’il dépassait avant de transmettre le volant à Pierre KÄFFER. Les dernières heures de course étaient plus calmes puisqu’après avoir tenté de revenir sur le proto leader (HPD-Honda du Starworks Motorsports), l’équipage du Pecom Racing décidait de ralentir son rythme et préserver sa 3e place du général. « Lorsque nous avons constaté que même en haussant le rythme nous ne parvenions pas à revenir sur nos adversaires, nous avons choisi de rester en 3e position, synonyme de 2e place en termes de points dans le cadre du Championnat WEC puisque le prototype du Team Thiriet, 2e, ne dispute pas le Championnat du Monde. » Un choix stratégique qui permet au Pecom Racing de revenir en 2e position du WEC en catégorie LM-P2, derrière l’équipe Starworks Motorsports.

Pierre KÄFFER, Antonio CAZZAGO (team-manager), Soheil et Amato FERRARI, directeur du team fête leur 3e place.

« Je suis content de mes 24 Heures du Mans et j’ai pris une nouvelle fois beaucoup de plaisir à piloter sur ce circuit mythique où nous tournons à 220 km/h de moyenne ! J’ai connu des relais difficiles à la tombée de la nuit avec des pneus durs qui ne voulaient pas chauffer. Les relais de nuit étaient sympa car nous étions dans le même tour de course que les leader et devions cravacher pour remonter. Je suis avant tout très heureux pour l’équipe qui, malgré son expérience du Mans en GT, ne participait qu’à ses 2e 24 Heures du Mans dans la catégorie prototype. Après deux courses WEC en demi-teinte (12 Heures de Sebring et 6 Heures de Spa), nous nous sommes remis en selle au classement général du WEC et avons fait une belle course. Cela va nous servir pour la suite du Championnat du Monde d’Endurance. » déclarait Soheil qui aura une nouvelle fois montré son endurance physique en pilotant dix heures durant à l’occasion de cette édition 2012.

  


Essais libres et Essais qualificatifs des 24 H. du Mans : des soucis de sélecteur de vitesses viennent ralentir la préparation du Pecom Racing.

14 juin 2012

Les 80es 24 Heures du Mans ont bel et bien commencé hier soir, avec son lot de stress et de problèmes techniques à gérer. Au programme, une ultime séance d’essais libres (16h00-20h00) avant la première des trois séances qualificatives (22h00-24h00). Sur une piste sèche et une soirée plutôt fraiche (9 °C), l’équipage n° 49 du Pecom Racing a connu un roulage délicat avec pour commencer une heure d’immobilisation venue perturber les réglages programmés pour la séance libre. La raison : un dysfonctionnement du tableau de bord de l’ORECA03-Nissan, alors aux mains de Luis PEREZ-COMPANC.

Le prototype du Pecom Racing a connu plusieurs soucis techniques venus perturber leurs essais du mercredi.

A 20h00 et avant de s’élancer pour 2h00 d’essais qualificatifs en version nocturne, le bilan était mitigé avec certes le 7e chrono parmi les 20 concurrents LM-P2, mais une voiture encore perfectible au goût des pilotes. Cette impression se confirmait à la tombée de la nuit puisque Soheil consacrait la première partie de sa séance d’essais à régler une auto très survireuse en entrée de grande courbe. Au volant d’un prototype délicat, le pilote d’Aix-les-Bains ne montait pas les gommes Dunlop de qualifications les plus tendres, et signait logiquement un modeste 8e temps au terme de la 1ère séance qualificative, à 2’’ de la pole LM-P2. S’ajoutait à la liste des soucis de sélecteur de boîte de vitesses qui sont venus gêner l’évolution des trois pilotes durant leur run les plus rapides.

Pierre KÄFFER et Soheil soucieux à l’issue de la séance d’essais qualificatifs ponctués par le 8e chrono des LM-P2.

«  Nous n’avons pas pu régler l’auto comme nous le voulions Du coup elle était difficile à inscrire dans les nombreuses courbes rapides du tracé. Nous sommes qualifiés 8e des LM-P2 pour le moment et 22e au général. Nous comptons bien améliorer notre position ce soir durant les deux autres séances qualif... s’il ne pleut pas ! » commentait un Soheil quelque peu perplexe hier soir.

 

  

13 juin 2012

24 H. du Mans 2012 : pesage, vérifications techniques, dédicaces... et entrée en piste ce soir !

A sillonner les stands des 24 Heures du Mans hier, on avait du mal à s’imaginer que ce soir le calme et la sérénité feront place au stress et la compétition ! Malgré plusieurs averses, les 56 concurrents des 24 Heures du Mans semblaient mardi prêts à 200% à entrer en piste aujourd’hui. Au programme, 4h00 d’essais libres (16h00-20h00) suivis de la première séance de qualifications (22h00-24h00), de nuit. Demain auront lieu deux nouvelles séances qualificatives de 19h00 à 21h00 et à nouveau de 22h00 à minuit.

Séance de dédicaces mardi pour Soheil et ses équipiers devant le stand Pecom Racing !

Pour Soheil et son équipe Pecom Racing, la préparation a été en tout point idéale grâce aux deux premières courses du World Endurance Championship (12 H. de Sebring en mars et les 6 H. de Spa en mai), et à une journée test studieuse menée sur le tracé des 24 H. le 3 juin dernier. Le pilote du prototype n°49 et ses équipiers (l’Allemand Pierre KÄFFER et l’Argentin Luis PEREZ-COMPANC) y décrochèrent le 6e chrono de la catégorie LM-P2, et le meilleur temps des concurrents à châssis ORECA03-Nissan. « Lors de ce test, nous avons surtout réglé l’auto en vue de la course et nous avons bien avancé. Les essais libres de ce soir devraient nous permettre de valider nos derniers réglages. » déclarait le pilote d’Aix-les-Bains.

Le début de semaine a été consacré à la préparation des journées d’essais d’aujourd’hui et demain, et aux échanges avec les nombreux fans.

Cette séance offrira peut-être l’occasion de régler l’auto sur une piste humide puisque des averses sont annoncées dans l’après-midi... comme dimanche d’ailleurs. L’occasion pour les ingénieurs de déterminer des réglages pluie et pour les pilotes de s’entraîner à rouler dans des conditions difficiles sur une piste si rapide et si exigeante (sur le sec : 220 km/h. de moyenne et 320 km/h. en vitesse de pointe pour les LM-P2 !).

Lundi 11 juin, vérifications techniques et bain de foule au programme pour les quelques 165 pilotes sur la Place de la République au coeur du Mans.

Le début de semaine a donné lieu aux traditionnelles journées de pesage et de vérifications techniques au cœur de la ville du Mans, théâtre de beaux échanges entre le grand public et les concurrents qui a pu découvrir de près les prototypes et les voitures Grand Tourisme avant qu’ils ne rugissent aujourd’hui. Si on a pu découvrir les favoris pour la gagne au général (4 Audi LM-P1 et 2 Toyota LM-P1), on a aussi deviné à quel point la lutte s’annonce serrée dans la catégorie LM-P2, car ce sont 20 concurrents sur les 56 inscrits au Mans 2012 qui se disputeront la victoire. Soheil et le Pecom Racing forment un équipage très homogène et expérimenté qui compte bien prendre un ascendant psychologique dès ce soir même si les deux séances qualificatives de jeudi, annoncées sur le sec, seront sans doute plus rapides.

La photo officielle de l’équipe italienne Pecom Racing.

« S’il pleut ce soir, nous pourrons découvrir comment le nouveau revêtement draine et évacue l’eau, du début des « Hunaudières » au « S Porsche ». Cela nous servira sans doute pour la course également... Piloter un prototype sous la pluie n’est pas facile, surtout si la piste est détrempée. Le phénomène d’aquaplaning, avec les énormes fonds plats de nos prototypes, est beaucoup plus fréquent qu’au volant d’une GT. Je me souviens d’une qualif de nuit et sous la pluie en 2005 où je ne voyais quasiment rien au volant du Prototype Pescarolo, ouvert. Je ne pouvais passer plus que la 4 en ligne droite sous peine de partir en aquaplaning... et je me faisais doubler par les GT en ligne droite ! ».

  


Journée test des 24 Heures du Mans : une préparation idéale.

4 juin 2012

Première entrée en matière pour Soheil qui disputera les 16 et 17 juin prochains pour la 11e fois les 24 Heures du Mans. Le pilote d’Aix-les-Bains figure en effet parmi la vingtaine de concurrents à avoir disputé à autant de reprises la plus prestigieuse des courses d’endurance. Depuis 1997 et la Chrysler Viper du Team ORECA, beaucoup d’expérience et plusieurs voitures bien différentes ont développé l’esprit d’équipe de Soheil qui a parfaitement joué son rôle au sein de l’équipe Pecom Racing à l’occasion de la Journée Test des 24 Heures du Mans (3 juin).

L’ORECA03-Nissan a pu découvrir le nouveau revêtement du Circuit des 24 Heures dans le secteur de la ligne droite des Hunaudières jusqu’aux Virages Porsche.

Répétition générale en vue de la course, cette journée offre huit heures de roulage sur la piste des 24 Heures (13,6 km.) et une belle opportunité de régler l’auto en fonction du pilotage des trois pilotes, sur un circuit ultra-rapide où les prototypes LM-P2 atteignent plus de 220 km/h. de moyenne !

Sous un ciel menaçant, Soheil réalisait les premiers tours de roues avec pour objectif de trouver un bon équilibre à l’auto. Mission réussie puisque Luis PEREZ-COMPANC multipliait ensuite les bons chronos et Pierre KÄFFER se chargeait de placer l’ORECA03 aux avant-postes de la feuille des temps de la matinée peu avant la pose.

Une Journée Test satisfaisante pour Soheil dimanche 3 juin sur le Circuit des 24 Heures du Mans.

L’après-midi était destiné à régler au mieux la température de freins, toujours en vue de la course, et à rôder quelques pièces maîtresses. La pluie ne s’invitait finalement que pendant quelques minutes après la reprise. « Cette séance d’essais libres est placée sous le signe de l’anticipation et de la mise au point. Il nous faut tout préparer, tout prévoir, tout passer en revue. C’est une vraie séance de travail pour arriver aux essais qualificatifs des 13 et 14 puis à la course dans des conditions idéales. Nous sommes très satisfaits de cette journée, nous avons bien avancé et pourrons affiner encore mercredi 13 avec une nouvelle séance d’essais libres de quatre heures. » commentait Soheil. Sans monter de gommes qualification, le Pecom Racing signait le 6e chrono de la journée à 1,8’’ du meilleur chrono, se classant premier des châssis ORECA participant au Mans.

L’ORECA03-Nissan a figuré dans le top-6 des 20 concurrents LM-P2, la plus concurrentielle des 24 Heures du Mans 2012.

« Nous n’avons pas chassé le chrono aujourd’hui mais nous savions déjà que la concurrence serait rude. Les Morgan, les HPD et les Zytek seront des adversaires coriaces ! La course sera magnifique avec vingt concurrents dans la catégorie LM-P2 et des packages châssis/moteur différents. »

Le regard déjà tourné vers la course, les 16 et 17 juin...

Place maintenant à une semaine plutôt calme avant le grand rush des 24 Heures du Mans à partir du dimanche 10 juin (vérifications administratives). 

MAI 2012


2e Grand Prix de Pau électrique (11-13 mai 2012) : podium, pole position et abandon pour Soheil.

14 mai 2012

Déjà présent en 2011 pour l’inauguration du Grand Prix de Pau électrique, le pilote d’Aix-les-Bains avait répondu à la demande de Max Mamers (2MO), l’organisateur du Trophée Andros traditionnel et électrique, et l’instigateur de la toute première course automobile électrique au monde dans les rues de Pau l’an dernier. Opposé à de nombreux pilotes de talent tels que Franck LAGORCE, Anthony BENTOISE ou encore Adrien TAMBAY, Soheil défendait les couleurs de CARGLASS, son partenaire historique depuis ses débuts en sport auto.

Les voitures électriques et leurs pilotes renommés ont assuré le spectacle !

Le Savoyard pilotait cette année le châssis Exagon n°10 propulsé par un moteur électrique équivalent à 130 cv (pour 800 kg). Son week-end commençait mal puisqu’il ne bouclait que 2 tours durant l’unique séance d’essais du vendredi, au prise avec un souci de boitier de commande d’accélérateur. Le lendemain, il parvenait malgré tout à s’emparer du 3e chrono des essais qualificatifs. La course du samedi après-midi donnait lieu à un beau spectacle en tête de course. Soheil restait au contact des deux leaders et revenait même dans les échappements du 2e en fin d’épreuve, sans pouvoir trouver l’ouverture. Un podium « électrique » qui lui donnait beaucoup d’espoir pour la course du lendemain. « Je n’ai pas beaucoup roulé en essais libres aussi je me suis réglé durant la course et je commençais à me sentir vraiment bien dans les derniers tours. Les autos sont performantes et nous faisons de belles glisses, je pense que le public a apprécié ! »

Soheil ravi de retrouver le magnifique tracé urbain de Pau.

Survolté lors de la séance d’essais qualificative du dimanche, la voiture CARGLASS s’emparait au dernier moment de la pole position sur une piste encore humide de la pluie nocturne. Soheil profitait pleinement de son leadership pour le garder lors du départ, mais un accident impliquant plusieurs concurrents dans la montée du Pont Oscar faisait brandir aux commissaires le drapeau rouge, synonyme d’arrêt de la course... et de nouveau départ. Soheil, à la lutte avec Adrien TAMBAY, ne pouvait profiter aussi bien de sa pole position lors du second départ et, moins bien placé que son adversaire, perdait la tête de course dans le Virage de la Gare. Il restait dans le sillage du leader lorsqu’au 3e tour sa voiture perdait brusquement de la puissance et s’arrêtait quelques centaines de mètres plus loin sur panne mécanique.

Podium pour Soheil samedi 12 mai lors de la 1ère course.

« Dommage car la lutte avec Adrien aurait été certainement très sympa ! Je pense que nous avons prouvé une fois de plus que les courses électriques peuvent avoir leur place dans le paysage du sport automobile. J’espère être présent l’an prochain pour gagner ! » commentait le pilote d’Endurance.

Soheil en pole de la Course 2, aux couleurs CARGLASS.

 

10 mai 2012

Soheil dispute à nouveau le Grand Prix de Pau électrique ! (12 & 13 mai 2012)

Après une édition 2011 très réussie et qui avait créé l’événement en organisant la toute première course électrique au monde sur circuit asphalte, le Grand Prix de Pau électrique revient dans les rues de la cité béarnaise dans le cadre de cet événement unique (autres catégories présentes : F3 Europe, F2 Europe, Championnat de France F4, Porsche Carerra Cup, MitJet Series).

Le spectacle ne manquera pas sur le tracé urbain qui accueille le Grand Prix depuis les années 50. Les nouvelles technologies seront également mises à l’honneur avec un espace ouvert au grand public et réservé aux véhicules électriques de tout genre (compétition, série, 2 roues). Le cadre verdoyant du Parc Beaumont, au cœur du circuit, regroupera les différents exposants électriques et hybrides, et le paddock des concurrents du Grand Prix électrique.

Soheil dans les enfilades du circuit urbain de Pau, à l’occasion du tout premier Grand Prix de Pau électrique (mai 2011).

Des stars du pilotage (Soheil AYARI, Franck LAGORCE, Anthony BELTOISE, Stéphane ORTELLI, ...) courront sur des voitures identiques (châssis tubulaire conçu par Exagon Engineering) propulsés par des batteries Saft délivrant une puissance équivalente à 130 CV (pour 800 kg). Ces voitures performantes et parfaitement préparées sont utilisées par ailleurs dans le Trophée Andros électrique disputé depuis trois hivers. L’an dernier, les concurrents du Grand Prix de Pau électrique, dont Soheil faisait déjà parti, avaient étonné les observateurs par leur rapidité et le spectacle offert (les vidéos Grand Prix de Pau 2011 : Vidéo 1 (TF1), et Vidéo 2). Plus de 20 000 spectateurs avaient répondu présent à chacune des deux courses (samedi + dimanche). On peut sans doute tabler sur autant d’affluence cette année.

Soheil disputera l’épreuve au volant d’une voiture « CARGLASS ». Le pilote d’Aix-les-Bains, au travers du sport automobile, s’offre ainsi l’occasion de montrer que le sport automobile est en train de marquer un véritable tournant vers le Développement Durable. « On constate aussi cela en Endurance, avec l’arrivée de voitures Hybride construites par de grands constructeurs qui développent des systèmes dont bénéficieront bientôt de nombreuses voitures de série. Je suis fier de faire partie de cette course innovante d’autant que j’avais pris beaucoup de plaisir au volant de ces autos l’an dernier ! CARGLASS a inscrit sa stratégie par le développement responsable, aussi bien dans son fonctionnement de tous les jours que dans la construction de ses nouveaux centres "éco-construit". J’aurai à cœur de porter haut leurs couleurs ce week-end à Pau. » expliquait Soheil. 


La liste des engagés du 2e Grand Prix de Pau électrique (cliquez sur l’image) :


Découvrez le plan du Circuit de Pau :

 


6h00 de Spa (2e manche du WEC FIA 2012) : une belle occasion manquée.

6 mai 2012

On annonçait la pluie tout au long de la 2e épreuve du Championnat du Monde d’endurance, mais seul le warm-up du dimanche matin s’est disputé sur une piste détrempée. La veille, Soheil, auteur des meilleurs temps des essais libres 1 et 3, n’avait pu profiter pleinement des pneus tendres lors des essais qualificatifs et se positionnait en 6e place des LMP2 sur la grille de départ.

Très bon début de course pour l’ORECA03-Nissan n°49, mais ensuite "la machine s’est enrayée" !

La pluie s’arrêtait une demi-heure avant de lâcher les 42 fauves et l’ensemble du plateau s’élançait en pneus pluie. Le pilote Pecom Racing prenait un excellent envol pour pointer 4e après 3 tours, puis 3e avant son premier arrêt carburant, se jouant parfaitement des pièges du magnifique et rapide circuit belge (près de 200 km/h de moyenne au tour !). A 7’’ du prototype leader en LMP2 avant son deuxième arrêt au stand, l’ORECA03-Nissan de Soheil en ressortait 1ère grâce à un pit-stop parfaitement opéré par le Team Pecom Racing. Désormais en pneus intermédiaires sur une piste quasiment sèche, Soheil creusait l’écart au prix d’un relai au rythme d’essais qualificatifs. Il rejoignait son stand avec une avance de 30’’ sur son poursuivant direct en LMP2 !

La pluie s’est invité à Spa, on s’y attendait. Néanmoins la majeure partie de la course s’est disputée sur piste sèche.

Son ultime relai (pneus intermédiaires) marquera le début d’une série d’incidents qui feront chuter le prototype n°49 dans les profondeurs du classement. Suite à un contact lors du dépassement d’une GT, le capot avant du Savoyard se détache entièrement, ce qui l’oblige à rentrer au stand dans le tour suivant. L’équipe en profite pour réaliser le changement de pilote. Luis PEREZ-COMPANC dispute un bon premier relai mais s’accroche plus tard avec un attardé, sans gravité apparente car dans l’épingle de La Source, partie la plus lente du tracé. Il n’en reste pas moins que sa voiture reste immobilisée plusieurs tours en milieu de piste, sans pouvoir passer la marche arrière et repartir. « Un problème électronique a gardé l’auto en 1ère ! » commentait Soheil. L’auto rejoignait la course après quasiment dix minutes, pointant au-delà de la 20e place.

Ambiance au beau fixe quelque soit les circonstances entre Luis, Soheil et Pierre, les trois équipiers du Pecom Racing.

Une dernière avarie (triangle de roue avant gauche cassé) consécutive à la touchette précédente, obligeait cette fois Pierre KÄFFER à rentrer au stand synonyme de quatre nouveaux tours perdus. L’équipe terminait les 6h00 de Spa à une lointaine 25e place générale (10e des LMP2). Un bon début de course et une course hachée par la suite laisseront un goût d’autant plus amer que l’ORECA03-Nissan était parfaitement réglée et le travail de mise au point entre l’équipe et ses trois pilotes leur permettait de viser la victoire. « Nous avions une auto dominatrice et nous avons gâché cette belle occasion. Nous n’avons pas eu de réussite non plus, notamment avec le souci électronique de la boite de vitesses. L’auto est très performante, je me suis régalé en pneus intermédiaires dans mon deuxième relai. Pour la prochaine course, les 24 Heures du Mans, nous allons devoir profiter des qualités de l’auto mais sans trop en faire... contact interdit ! » concluait le pilote d’Aix-les-Bains, forcément déçu.

La magnifique ORECA03-Nissan de l’équipe Pecom Racing.

Au championnat, l’équipage AYARI-COMPANC-KÄFFER pointe après deux des manches huit au 6e rang des LMP2. Prochain roulage, dès le dimanche 3 juin pour la Journée Test des 24 Heures du Mans (9h00 - 18h00).

Soheil et toute l’équipe étaient parvenus à régler l’auto parfaitement, sans en profiter hélas ! Partie remise pour les 24 Heures du Mans ? 


Essais qualificatifs des 6h00 de Spa WEC FIA : l’ORECA03-Nissan du Pecom Racing 6e sur la grille.

5 mai 2012

Alors qu’il avait idéalement poursuivi ses performances de la veille, signant à nouveau le meilleur temps de l’ultime séance d’essais libre vendredi matin (2’09’’170, 5/10e devant la concurrence !), Soheil n’a pas pu réitérer son chrono lors des qualifications de l’après-midi. Celles-ci, souvent courtes en Endurance (20’) car moins importantes étant donné la durée de la course (6 heures), peuvent être une loterie lorsque le trafic en piste devient dense. Avec près de 30 prototypes LMP1 et LMP2 en piste (les GT disputent leurs qualifications séparément pour éviter trop de trafic), Soheil n’a pas réussi à obtenir un tour clair durant ses trois premiers runs, et a commis une petite faute dans l’ultime tentative, signant un modeste 2’09’’910 loin de son chrono du matin.

Soheil et Luis PEREZ-COMPANC suivent les chronos de leur équipier, Pierre KÄFFER.

Le pilote savoyard nous résume ses essais : «  La pluie menaçaient alors nous sommes partis en tout début de séance avec du carburant pour 4 tours pour avoir une auto la plus légère possible. Les autres concurrents sont partis un peu plus tard et lorsque j’ai attaqué mes tours qualif’ je suis arrivé sur des protos qui chauffaient leurs pneus. Mes trois premiers tours ont été gâchés et j’ai fait une petite faute dans l’ultime boucle. Je ne peux pas être satisfait de cette séance quand je compare mon temps à celui du matin qui nous aurait placé en pole ! »

Soheil dans le stand Pecom Racing. Malgré le sourire, un peu de déception après sa séance de qualification.

L’équipe Pecom Racing ne pouvait guère trouver satisfaction non plus dans la bonne mise au point de l’auto, fruit d’un travail efficace du staff technique et des pilotes, puisque la pluie est annoncée aujourd’hui et seul le warm-up de 20’ ce matin permettra au trio AYARI-KÄFFER-COMPANC de tester le prototype ORECA03-Nissan dans ses conditions. « Nos bons réglages sur le sec ne vont plus nous servir. Comme la plupart des concurrents, nous n’avons jamais piloté l’auto sous la pluie. Nous allons devoir être très vigilants durant toute la course. Ca va être à celui qui fait le moins de faute ! »

 

Essais libres des 6h00 de Spa (2e manche WEC FIA 2012) : une bonne entrée en matière pour l’ORECA03 du Pecom Racing.

Deux jours avant la 2e manche du Championnat du Monde d’Endurance, les 42 concurrents du WEC FIA ont bénéficié de deux séances libres d’une heure et demi pour s’entraîner sur les 7 km du magnifique Circuit de Spa-Francorchamps (B). Le retour aux affaires de Soheil AYARI (sa dernière course datait du 17 mars à Sebring) s’est parfaitement déroulé avec un bras qui ne le fait plus souffrir et le meilleur chrono de la première séance d’essais libres du jeudi matin. Une position aux avant-postes que le trio AYARI-KÄFFER-COMPANC confirmait l’après-midi en se plaçant 5e des essais libres #2 parmi les 18 équipages LMP2, la catégorie la plus représentée et sans doute la concurrentielle de cette épreuve.

Deux bonnes séances d’essais libres pour le Pecom Racing à Spa. La suite aujourd’hui sans pluie... demain c’est moins certain...

Même s’il connaît Spa, Luis PEREZ-COMPANC a davantage roulé que ses deux équipiers durant la séance de l’après-midi, bien conseillé par Soheil et Pierre KÄFFER, plus expérimentés. « Nous avons nettement amélioré les réglages de l’auto à l’issue de ces trois heures d’essais. L’objectif n’était pas de signer le meilleur temps, même si nous l’avons fait ce matin et c’est tant mieux. C’était avant tout de trouver un bon set-up en pneus usés, en vue des 6h00 de course. Un set-up qui puisse convenir à tout le monde et nous donner une voiture bien équilibrée pour éviter les pièges de Spa. » commentait le pilote d’Aix-les-Bains hier soir. Des pièges, il pourrait en avoir pour la course car si la journée d’aujourd’hui s’annonce clémente, la pluie semble vouloir s’inviter pour samedi. « Si c’est le cas, nous n’aurons alors tous que les 20’ warm-up samedi matin pour déterminer des réglages pluie pour la course de l’après-midi... Une belle loterie quoi ! ».

La magnifique Audi R19 E-Tron Quattro, Hydride (récupération d’énergie pour entraîner les roues avant grâce à un moteur électrique), a été l’attraction de la journée d’hier. Meilleur chrono à la clé !

Cette première journée a vu aussi la nouvelle Audi Hybride (Audi R18 E-Tron Quattro, composée d’un moteur diesel pour les roues arrières et d’un système de récupération d’énergie révolutionnaire qui entraine un moteur électrique de 100 CV sur chacune des roues avant !) faire officiellement ses premiers tours de roues. Une véritable nouveauté dans le monde de l’Endurance qui se montre plus que jamais aux avant-postes du sport automobile en matière de technologies durables. Prochains essais libres demain matin (10h00-11h00), avant les essais qualificatifs (15h40-16h00). 

MARS 2012


Soheil manque l’épreuve d’ouverture de l’European Le Mans Series (31 mars - 1er avril, 6h00 du Castellet) pour mieux se rétablir d’un étirement musculaire.

28 mars 2012

Mauvais poisson d’avril en ce début de saison pour le pilote d’Aix-les-Bains puisqu’il ne disputera pas dimanche, une fois n’est pas coutume en raison d’un souci physique, la première manche du Championnat d’Europe d’Endurance sur le Circuit Paul Ricard. Souffrant d’un important étirement musculaire du pectoral gauche avant de courir l’épreuve de Sebring, cette douleur s’est réveillée durant la semaine américaine du sociétaire du Pecom Racing, en particulier tout au long de la course. C’est après une semaine de repos que le Savoyard et son équipe ont choisi de ne pas tenter le diable malgré le fait que le programme de roulage des 6h00 du Castellet, la configuration du circuit et la durée de course solliciteront moins le physique qu’en Floride il y a quinze jours (6h00 au lieu de 12h00).

Le pilote du Pecom Racing ne disputera pas les 6h00 du Castellet, n’étant pas totalement rétabli d’un étirement musculaire dont les 12h00 de Sebring ont réveillé la douleur.

L’objectif étant que Soheil soit parfaitement rétabli pour les 6h00 de Spa, épreuve importante en vue des 24 Heures du Mans et 2e manche du Championnat du Monde d’Endurance FIA. « En 20 ans de carrière je n’ai jamais manqué un week-end de course à cause d’un pépin physique. C’est vraiment dommage que cela m’arrive juste avant le début de saison alors que nous nous étions bien préparés, mais c’est comme ça. Il s’agit d’un muscle donc il faut un peu de temps pour que tout rentre dans l’ordre. Je me sens beaucoup mieux qu’après Sebring et les derniers examens ont montré que je devrais retrouver tout mon potentiel dans les prochaines semaines. » déclarait un Soheil forcément déçu de ne pas en découdre ce week-end au Castellet. 


12 Heures de Sebring : une entrée en matière satisfaisante ponctuée par un podium dans le Championnat WEC FIA.

18 mars 2012

La 60e édition des 12 Heures de Sebring a apporté son lot de spectacle comme on pouvait s’y attendre. Avec exactement 63 voitures en piste dont une bonne dizaine de LMP2, ce samedi de course (10h30-22h30 heures locales) ressemblait fort au « jour du plus long » ! Pour l’équipage n°49 composé de Soheil, l’Allemand Pierre KÄFFER et l’Argentin Luis PEREZ-COMPANC, la première manche du Championnat du Monde d’Endurance FIA apportait beaucoup d’enseignements pour la suite de la saison. Tout d’abord le niveau de préparation de l’équipe du Prototype ORECA03-Nissan qui, grâce aux nombreuses séances réalisées depuis décembre 2011 allié à l’expérience du staff technique de l’équipe, a permis un sans faute en termes d’arrêt au stand, de stratégie de course et de fiabilité de l’auto. Petit bémol néanmoins concernant la vitesse de pointe et la consommation qui devront sans doute être optimisées sous peine de souffrir sur les futurs tracés, plus rapides (Spa, Le Mans).

Le prototype du Pecom Racing a signé la 4e place des LMP2 mais la 3e dans le cadre du Championnat du Monde d’Endurance FIA.

Autre point positif, l’homogénéité des performances des trois pilotes et l’entente parfaite dans le team, avec mention spéciale pour Luis PEREZ-COMPANC, qui découvrait le tracé de Sebring et a montré une assurance et un ratio rapidité/régularité dignes de ses deux équipiers. De bon augure pour les manches à venir du WEC FIA car Sebring est un tracé aussi cassant pour les mécaniques que pour les pilotes.

Soheil n’a pas chômé samedi à Sebring : le warm-up en début de matinée, puis deux doubles-relais en course.

Quant à la course, le Pecom Racing, bien aidé par à un fantastique envol de Pierre KÄFFER, remontait dès le premier tour à la 14e place générale et 5e des LMP2 (sur la grille : 19e au général, 9e des LMP2). 4e de leur catégorie avant son premier arrêt au stand (45’ de couse), le prototype ORECA03 n°49 naviguait ensuite dans le trio de tête à partir de la 3e heure de course. Soheil prenait le volant après 3h30 de course et deux doubles relais de ses équipiers. Gérant à merveille le trafic en signant des temps réguliers, il prenait même le commandement à la faveur d’une bonne gestion stratégie de l’équipe Pecom Racing sous safety-car (dix apparitions au total durant la course !). Mais moins rapide que les deux HPD-Honda et la Morgan, la n°49 glissait à la 3e place qui était en mesure de défendre sa position sur le podium jusqu’à l’arrivée. « A la régulière, étions 1 à 2’’ au tour moins rapide que nos trois adversaires directs mais notre homogénéité et les bons arrêts au stand réalisés par l’équipe nous permettaient de viser facilement le podium des LMP2 et la 2e place des concurrents LMP2 WEC FIA puisqu’un prototype de l’American Le Mans Series était devant nous mais ne comptait pas pour le calcul de points du WEC FIA. » commentait Soheil.

La stratégie et le sans faute de l’équipe Pecom Racing lors des arrêts au stand prouve que la préparation durant l’intersaison a eu du bon.

Malheureusement Luis PEREZ-COMPANC manquait de tomber en panne d’essence car un nouveau safety-car apparaissait, interdisant de rentrer au stand, alors que l’Argentin s’apprêtait à ravitailler. Le règlement permettant uniquement un « splash & cash » (5’’ d’essence d’après le règlement), le prototype Pecom Racing rejoignait son stand pour ne pas tomber en panne de carburant, mais ressortait en queue de peloton... et était contraint de revenir au stand pour faire un « vrai » plein. L’ORECA03-Nissan perdait une place et ses espoirs de podium dans l’histoire, malgré une fin de course bien rythmée par Soheil au volant dans les conditions nocturnes. Le pilote d’Aix-les-Bains passait le drapeau à damiers à la 7e place générale, la 4e des LMP2 et la 3e des concurrents WEC FIA catégorie LMP2.

Un membre de Pecom Racing, Luis PEREZ-COMPANC, Pierre KÄFFER et Soheil.

Prochain rendez-vous pour Pecom Racing et ses pilotes : la manche d’ouverture du Le Mans Endurance Series, sur le Circuit Paul Ricard le 1er avril (6h00 du Castellet), toujours au volant de l’ORECA03-Nissan. Le Championnat du Monde d’Endurance FIA fera quant à lui étape à Spa-Francorchamps le 5 mai pour disputer le 2e de ses 8 actes, cette fois pour une course de 6h00.

Le trio Pecom Racing quitte Sebring avec la 3e place au classement du Championnat du Monde d’Endurance : RDV maintenant à Spa le 5 mai pour l’acte II.

« Nous sommes satisfaits car notre préparation a porté ses fruits et nous sommes déjà une équipe et un trio bien rôdés, c’est primordial pour la suite. En revanche nous devons trouver encore plus de performances pour nous hisser au niveau des HPD-Honda et des Morgan, même si le tracé de Sebring n’était je pense pas totalement révélateur du potentiel de chacun. » Soheil.


Essais libres des 12 Heures de Sebring : Pecom Racing et Soheil sur la bonne piste.

14 mars 2012

Après un lundi un peu maussade malgré le soleil de Floride (3 heures d’essais sur les 8 prévues en raison d’une panne moteur), l’équipe Pecom Racing s’est parfaitement remise en piste hier en réalisant dans l’après-midi le meilleur chrono de la journée face à les deux prototypes HPD-Honda, qui s’annoncent clairement comme les plus sérieux adversaires des ORECA03-Nissan.

Le trio du Pecom Racing à l’issue d’une journée studieuse dans une ambiance détendue.

Dans une excellente ambiance, le trio de pilotes du team argentin s’est parfaitement complété. Soheil se chargeait de la mise au point d’un châssis qu’il connaît comme peu de pilotes, Luis PEREZ-COMPANC poursuivait sa connaissance du difficile tracé américain en signant chronos significatifs et réguliers, Pierre KÄFFER se chargeant pour sa par de signer les tours rapides de l’après-midi.

Une image typique d’une course américaine : un revêtement parfois composé de plaques de ciment, pas d’asphalte.

« Nous avons trouvé des réglages intéressant mais nous pouvons (et devons !) encore améliorer car les HPD-Honda semblent pour l’instant les plus performantes si on observe la constance de leurs chronos. Le point positif est que les réglages trouvés conviennent aux trois pilotes. La journée de jeudi sera très importante pour finaliser notre préparation en vue de la course. » commentait le pilote d’Aix-les-Bains.

Les pilotes de l’équipe argentine se sont bien complétés tout au long de la journée du mardi.

Journée de « repos » aujourd’hui pour les équipes avant la dernière ligne droite de cette semaine outre-Atlantique. Pour les pilotes, ce mercredi sera destiné aux traditionnelles photos de début de saison et aux séances de dédicaces auprès des très nombreux spectateurs présents (150 000 spectateurs attendus du mercredi au samedi !).

Pause de début de saison en World Endurance Championship 2012.


Entrée en matière compliquée pour Pecom Racing à Sebring.

13 mars 2012

Le prototype ORECA03-Nissan n’a pris la piste que trois heures sur les huit des essais libres du lundi 12 mars.

La semaine des 12 Heures de Sebring, manche inaugurale du nouveau World Endurance Championship FIA, a débuté de façon difficile pour le Pecom Racing. Un problème technique avec le moteur Nissan a en effet cloué le prototype ORECA03 au stand durant toute la matinée, manquant les quatre heures d’essais prévues.

Grande animation autour du moteur Nissan de l’ORECA03 n°49 et changement express qui permettra de rouler durant la séance d’essais libres de l’après-midi.

L’équipe technique du team Pecom Racing mettait tout en œuvre pour remonter un nouveau moteur et permettait au trio AYARI/KÄFFER/PEREZ-COMPANC de prendre la piste durant trois des quatre heures d’essais de l’après-midi, Soheil ne bouclant que 8 tours pour laisser ses équipiers découvrir ce tracé difficile que le pilote Savoyard connaît déjà (Sebring 2011). Un chrono peu significatif à la clé (1’54’’9) à plus de 2’’ du meilleur temps (HPD-Honda), réalisé en pneus durs et avec des réglages de suspensions trop souples.

 «  Nous avons perdu beaucoup de temps par rapport au programme d’essais que nous nous étions fixés en ne roulant ce matin. Le bitume est très bosselé, c’est pourquoi nous sommes partis avec des réglages très souples en suspensions. Mais nous sommes allés trop loin dans cette voie souple et nous devons aujourd’hui revenir à des suspensions plus dures. » commentait le pilote Pecom Racing.

Malgré les soucis techniques dès l’entame de leur semaine américaine, l’ambiance est au beau fixe entre Luis PEREZ-COMPANC, Pierre KÄFFER et Soheil.

Soheil dans son combinaison WEC FIA 2012 !


12 Heures de Sebring, 1ère manche WEC FIA 2012, dimanche 11 mars : journée d’installation pour la gratin de l’Endurance.

 

Le trio multinational du Pecom Racing disputera le World Endurance Championship et l’Endurance Le Mans Series 2012.

Arrivé en Floride dès le vendredi 9 mars pour ne pas souffrir du décalage horaire (et de l’écart de température : 30 °C sur place !), Soheil en a profité pour visiter le magnifique circuit de Daytona, et vivre une des manches de l’AMA Supercross, sans aucun doute le championnat Superctoss le plus renommé. Accompagné de son équipier Pierre KÄFFER, le Savoyard a rejoint Sebring dimanche pour assister à l’installation des nombreuses équipes qui participeront à cette toute première saison du Championnat du Monde d’Endurance.

Petite halte par Daytona pour suivre le summum du Supercross mondial !

Premier briefing avec l’équipe Pecom Racing qui a préparé minutieusement ce premier rendez-vous. Le trio AYARI/KÄFFER/PEREZ-COMPANC est venu à Sebring voilà un mois pour deux jours d’essais au volant de la version 2011 du châssis ORECA03-Nissan. Cette séance avait permis à l’équipage et au staff technique Pecom Racing de tester la fiabilité et de nombreux aspects primordiaux en Endurance (changements de pilotes, arrêts au stand, régularité en course, ...).

Soheil et son équipier se sont retrouvés à Daytona, puis direction Sebring pour préparer l’épreuve d’ouverture du WEC FIA 2012.

Le châssis 2012 avait été testé quelques jours plus tard sur le Circuit Paul Ricard avec cette fois pour objectif la performance, qui était clairement au rendez-vous à l’issue de deux nouvelles journées d’essais et près de 180 tours de piste (5,2 km.) pour Soheil ! C’est donc bien préparés que le pilote d’Aix-les-Bains et ses équipiers arrivent à Sebring. Une mise en jambe que tous les concurrents poursuivront dès aujourd’hui grâce à une longue journée d’essais libres qui commence dès 7h00 du matin par les vérifications techniques !

Derniers préparatifs pour l’équipe technique de Pecom Racing.

« Nous entrons peu à peu dans le vif du sujet. A partir d’aujourd’hui, les choses vont s’accélérer jusqu’à samedi, jour de la course. La catégorie LMP2 regroupe neuf prototypes dont trois châssis ORECA03, ça va être chaud en piste ! Nous sommes tous contents d’en découdre d’autant que les conditions météo de la Floride ne gâchent rien ! » commentait Soheil.

Au volant dès ce lundi pour une longue journée d’essais !


La présentation de Sebring :

L’histoire : Le Sebring International Raceway (Floride, USA) est le cadre des 12 Heures de Sebring depuis 1952, épreuve intégrée au calendrier American Le Mans Series sans discontinuer depuis 1999. Long de 5,95 km, il a été tracé sur une ancienne base de l’US Air Force, certaines parties du tracé utilisant encore aujourd’hui les pistes d’atterrissages faites de plaques de béton. Le premier Grand Prix de F1 des Etats-Unis inscrit au Championnat du monde y fut organisé en 1959. Depuis 1997, ce circuit est la propriété de Panoz Motor Sports Group.

 

Le tarmac de la base d’entraînement de l’US Air Force est mondialement connu pour l’épreuve d’endurance qu’il accueil. Organisée au mois de mars depuis 1952, la course est toujours riche en enseignements pour les concurrents venus préparer les 24 Heures du Mans. Les températures souvent estivales et le revêtement particulièrement bosselé du vieil aéroport en font un véritable calvaire pour les hommes et les machines. La manche états-unienne ouvrira la saison d’endurance mondiale 2012. Un rendez-vous incontournable sur un circuit particulier et qui fêtera sous le soleil de Floride son soixantième anniversaire. La seule épreuve de douze heures du calendrier. Longueur du circuit : 5,95 km

Le classement de Soheil en 2011 : 2e (Team Signatech-Nissan ; équipiers Franck MAILLEUX, Lucas ORDONEZ).

FEVRIER 2012

 

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Soheil poursuit sa saison au volant de l’Oreca03-Nissan 2012.

25 février 2012

Tout juste sortie des ateliers Oreca que Soheil s’est installé en fin de semaine dernière au volant de l’Oreca03-Nissan nouveau cru. La vague de froid passée, ce sont dans d’excellentes conditions que le pilote Pecom Racing a découvert son prototype 2012 sur le Circuit Paul Ricard.

La nouvelle ORECA03-Nissan.

Le Savoyard a cumulé près de 180 tours destinés à tester de nombreuses pièces, réglages et évolutions aérodynamiques. Une séance de deux jours parfaitement préparée par Oreca, fabricant du très performant châssis prototype type LMP2 qui sera la monture du trio AYARI/KÄFFER/PEREZ-COMPANC dans le Championnat du Monde d’Endurance (8 épreuves) et en European Le Mans Series (5 épreuves).

Avant de se faufiler dans le baquet de sa nouvelle monture, Soheil a fait mouler son baquet dans les ateliers ORECA.

« C’est une excellente séance d’essais qui nous a permis de balayer de très nombreuses orientations de réglages. En seconde partie de séance, nous avons cherché le chrono en signant d’excellents tours. La préparation de notre saison d’Endurance 2012 se passe à merveille, le timing est respecté et nous avançons aussi vite que ce qui était prévu en théorie ! »

180 tours en 2 jours, Soheil est affûté et très satisfait de ses tests au volant de la magnifique ORECA03-Nissan 2012 pour le moment couleur carbone.

Avant de découvrir la version 2012 du prototype LMP2 Oreca03-Nissan, Soheil s’était rendu à Sebring mi-février pour des tests sur le modèle 2011.

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