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MUSEE FAURE
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Exposition de peintures de l’artiste Maler Rêverie
sur les grands espaces de l’Ouest Américain!
Cette
artiste d’origine polonaise, s’engage dans un parcours artistique dès
son plus jeune âge, « Je suis née avec un pinceau à la main »
dit-elle. C’est
à Lodz, en Pologne où
elle est née en 1957, qu’elle suit sa première formation artistique.
Elle fréquente divers ateliers d’artistes, l’Ecole d’arts appliqués,
puis l’Académie des Beaux-arts, avant de poursuivre ses recherches à
Paris au sein de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-arts
(1983-1987). C’est dans cette école parisienne, après trois années
d’études, qu’elle commence à s’intéresser à l’abstraction conseillée par les grands maîtres de l’art actuel
qu’elle a comme professeurs : Pierre Matthey de l’Etang, Antonio
Segui, Olivier Debré, Pierre Alechinsky, Alberto Licata ...
«
TERRITOIRES »
ou les grands espaces américains ! L’exposition
présentée au Musée Faure, « TERRITOIRES » est une rêverie sur les
grands espaces de l’Ouest américain. Le
Grand Ouest a nourri plus d'un siècle d'imaginaire débridé, lié à la
fascination des paysages fabuleux qui s'étendent à l'ouest du
Mississipi. Peintres, photographes et cinéastes ont contribué à l'élaboration
d'une véritable mythologie fondatrice de l'Amérique, basée sur un idéal
de liberté et d'aventure. Le
vernissage s’est déroulé devant un public relativement nombreux dont
des chambériens et en présence de Claude Giroud conseiller général,
Annie Aimonier Davat déléguée à la culture d’Aix les Bains. En
ouverture André Liatard commissaire de cette exposition, ne cachait pas
sa satisfaction de pouvoir présenter cette exposition : « C’est
la 2eme exposition d’un artiste chambérien cette année au Musée
Faure. C’est la richesse du créatif chambérien qui s’exprime ainsi.
Cela fait longtemps que je connais Maler. Cette exposition a pris 1 année
de préparation. L'abstraction
est une métaphore couramment utilisée par les artistes d'aujourd'hui qui
la plient à leurs propres aspirations. Maler
a ainsi développé son propre langage, sa propre originalité de
coloriste à la frontière du concret. Elle-même qualifie sont écriture d'abstraction suggestive, car y prédominent délicatesse et
sensibilité, le besoin d'exprimer la sensation, le sentiment d'un
paysage, en ce qui concerne les oeuvres présentées à l'exposition du
Musée Faure. « Territoires »
suggérés
du Grand Ouest américain, où régnent les ocres et les bleus,
parfaitement transcrits par Maler, dans une approche à touches nuancées avec une palette
qui sait néanmoins se faire éclatante. Arizona, Colorado, on se retrouve
presque dans des décors de vieux Westerns, aux horizons ouverts. Parfois
très ordonnée, quelquefois tumultueuse, la peinture de Maler se nourrit de la couleur accentuée par le trait incisif. Il
est vrai que l'image semi-abstraite prend alors toute sa vibration et son
volume, et Maler est alors
l'égale des védutistes du XVIIIe siècle. C’est
une très belle exposition faite de grandes toiles sur le thème de
l’Ouest Américain, souvenirs de ses voyages. C’est une palette très
colorée. Par rapport à ses premières toiles il y a de cela 15 à 20
ans, tout en évoluant elle est restée fidèle à ce travail de
composition et de mise en place des couleurs. Je prévois de préparer
avec d’autres musée pour l’été 2012, une grande rétrospective de
peintres de la réalité poétique. »
Les
artistes de notre beau pays de Savoie. Pour
Claude Giroud qui connait l’artiste depuis de nombreuses années possédant
d’ailleurs une de ses toiles, l’artiste ne cesse d’évoluer :
« Les racines polonaises de Maler font qu’elle nous apporte une
autre vision de la peinture. La possibilité qui lui est faîte
d’exposer dans ce Musée Faure, est une chance pour l’artiste, mais
aussi pour nous tous car nous pouvons ainsi apprécier et pour certains découvrir
les toiles de cette artiste. Depuis ses débuts il y a une évolution dans
ses toiles, les couleurs étaient plus vives. Cette évolution, cette
adaptation à un pays, à des paysages, est impressionnante. Faire autant
de toiles de qualité sur un thème, démontre une artiste de grande
qualité. C’est bien que le Musée encourage
des artistes de notre beau pays de Savoie. » La
conclusion revenait à l’artiste : « Mes toiles parlent
d’elles mêmes. On entre dans la 3eme dimension qui est la profondeur
des toiles, suggérée par l’étendue des terres de cet Ouest américain.
C’est un voyage que j’ai fait en 2008. L’empreinte de lumière, de
couleurs sont tellement fortes en moi, que j’avais absolument besoin
d’en parler à travers ma peinture. Ce ne sont pas des toiles
figuratives. Ce sont plutôt des ambiances que je trouvais dans ces différents
lieux à travers différents états! » L’exposition
est visible jusqu'au 28 mars 2010. Musée Faure
10 bd des Côtes 73100 Aix-les-Bains
Exposition
spectaculaire de peintures et de sculptures « Le
bitume, un matériau noble », par Michel Pétrier !
Une
exposition originale voir inattendue sur le thème : « Le
bitume au Musée » ! Un
nombreux public s’était déplacé pour cette 1ere de l’année au Musée
Faure. Entouré de l’artiste Michel Petrier, du 1er
adjoint Renaud Beretti, d’Annie Aimonier Davat déléguée à la culture
et Sylvie Cochet adjointe à l’urbanisme, Le
Directeur du Musée Faure mais aussi commissaire de cette exposition, André
Liatard apportait des précisions sur le pourquoi d’une telle
exposition: « Chaque
année en janvier, février ou mars, j’accueille des gens qui sont complètement
dans l’expérimentation. Avec Michel Petrier, au niveau inspiration
nous sommes servis. On
se connait depuis presque 35 ans et j’ai suivi son travail. Il est
toujours resté fidèle à ses premiers amours, à savoir son matériau de
prédilection, le bitume, le goudron. Cela parait incongru au 1er
abord. Il
en a exploré inlassablement toutes les facettes depuis des années. Mais
tout chez lui est délicatesse, et son militantisme bitumique, s'il apparaît
saugrenu dans un premier temps, se transforme très rapidement en
quelque chose d'attachant, d'émouvant, et d'éminemment culturel. Car
c'est une quasi ethnologie du goudron que nous livre Michel Petrier,
donnant une vie propre et ses lettres de noblesse à une matière qui fait
tant partie de notre quotidien qu'elle nous semble évidente et inépuisable. Le
peintre l’explore sous toutes ses formes. Le pétrole, le bitume est au
centre de notre vie, il est omniprésent. Il n’est donc pas si incongru
que cela au 2eme degré ! Le peintre utilise le bitume pour réaliser
un travail très, très minutieux. Je trouve cela très intéressant
d’autant que le fait de venir au Musée Faure a obligé Michel a
beaucoup réfléchir, et il a créé des œuvres spécialement pour cette
exposition. Parmi ses créations, la plus spectaculaire est l’Arche
d’Alliance.
Le
bitume à travers les âges Cette
expo évoque le bitume à travers les âges. Il a fait une sorte de
cartographie de tous les lieux où les anciens venaient puiser du bitume
pour divers usages domestiques, certains l’utilisant pour la cuisine !
Le bitume a aussi été utilisé en peinture. Le bitume c’était le noir
jusqu’à la période des impressionnistes, c’était une peinture à
base de goudron. Tout
cela s’entremêle et c’est ce matériau que Michel met en valeur. En
tout cas je suis content de lui avoir laissé carte blanche. Cela donne
une expo très spectaculaire. »
En
Azerbaïdjan pour se ressourcer Intarissable
sur la question du bitume, Michel Pétrier apportait des détails
parfois inattendus concernant le bitume: « Je
voulais parler de cette matière moderne et contemporaine que l’on
utilise quotidiennement. Je présente 4 pièces dont l’Arche
d’Alliance. Dans l’histoire ancienne et dans les récits bibliques
j’ai appris que l’arche de Noé était recouverte d’asphalte à
l’intérieur et à l’extérieur. Cet
été pour me ressourcer je suis parti à Bakou en Azerbaïdjan, berceau
de l’industrie pétrolifère contemporaine, moderne. Mais c’est aussi
l’histoire ancienne car autrefois les hommes ont bâti des tentes sur
ces champs pétrolifères, et le feu de pétrole était adoré dans ces
lieux. De retour en France, cela m’a inspiré pour faire la colonne présentée
en asphalte patinée que j’ai baptisé Bibi Eybat, 1er lieu
d’exploitation de pétrole ! J’expose
aussi un panneau de signalisation de chaussée qui est universel.
Alexandre Dumas est allé aussi à Bakou et en parlant de cette matière,
il a parlé de beurre noir ! » Visible
jusqu’au 14 février 2010, cette exposition originale, puissante, inquiétante
parfois, fait découvrir sous un autre angle, un matériau devenu
tellement quotidien qu’on oublie de le « voir » ! Musée
Faure, 10 boulevard des côtes. Ouvert tous les jours sauf mardi et jours
fériés de 10 à 12 heures et de 13 h 30 à 18 heures. Tél.
: 04 79 61 06 57.
Margara
et sa sculpture « My Way » en avant première !
Plutôt
une reproduction, un préliminaire de ce que sera cette sculpture
monumentale installée à Mégève, et consacrée au 40e anniversaire de
la création de l'une des mélodies les plus célèbre dans le monde et
qui a fait le tour du Monde : « My Way » du compositeur mégevan
Jacques Revaux, mais connue sous le nom de « Comme d'habitude »
en France, et chantée par Claude François ! Ami
de longue date, il revenait à André Liatard le conservateur du Musée
Faure de rappeler le parcours de Pierre Margara qui n’a jamais oublié
sa ville natale : « J’ai assisté au début de sculpteur
de cet aixois d’origine. On s’est retrouvé et on a décidé de faire
une exposition, puis une deuxième exposition et il y aura bientôt une
3eme exposition en 2011 ! Pierre porte haut le nom d’Aix les Bains
à travers la France et l’Europe ». De
son côté, le député maire Dominique Dord appréciait cette initiative : « C’est
sympathique de présenter à Aix les Bains juste avant Noël, ces
sculptures projets pour une immense sculpture qui devrait voir le jour fin
2010, début 2011. Après
Mégève et St Tropez, maintenant Aix les Bains. » Il
profitait de la présence de Sylviane Grosset-Janin maire de Mégève,
pour la remercier d’accueillir un aixois de naissance. «
Je suis venue dans ta ville natale. On a adopté Pierre qui communique
beaucoup d’émotions. Il est un personnage incontournable de la station ! »,
précisait cette dernière.
Mon
noyau central est Aix les Bains et Mégève La
conclusion de cette conviviale soirée revenait à l’artiste : « C’est
la 1ere fois que je fais voir mon projet. J’ai découvert Mégève et
tout de suite, cela a correspondu à mes envies car je voulais vivre un
peu à la montagne. Je
n’ai jamais fait de scission avec Aix. J’ai besoin d’amitié dans la
vie. Mon noyau central, c’est Aix les Bains et Mégève. C’est à Mégève
que j’ai connu Jacques Revaux. C’est lui qui a créé cette mélodie
très connue. J’ai décidé de faire cette sculpture à Mégève où il
a créé cette musique la plus connue au monde. C’est bien que cette
statue soit créée dans nos Savoies ! Maintenant je vous
attends tous à Mégève dans 1 an pour l’inauguration de « My Way » !
Je tiens cependant à ce qu’il y a ait une petite sculpture de « My
Way » au Musée Faure, le Musée de ma ville ! » Cette
sculpture en relation avec les paroles de la musique représente deux
mains qui jouent les 1eres notes de la mélodie avec la présence d’un
homme et d’une femme qu’on n’est pas sure qu’elle l’attende.
C’est le cheminement de l’homme qui a eu sa vie. Cette
soirée a été marquée par un grand moment musical avec l’interprétation
en anglais de « My Way » par un duo de talent et de charme :
Candice Valembois alto mezzo et Delphine Martin, toutes les deux membres
de l’association aixoise DEVA. Musée
FAURE 10 Boulevard des Côtes Aix-les-Bains Tel. 04 79 61 06 57
Exposition Intimiste,
lyrisme et délicatesse, avec les peintures de Didier Hagege.
Cet
artiste est né à Paris, mais vit à Paris et Marseille. Depuis 1986, il
fait des expositions un peu partout dans le monde : Galerie Horace
Richter à Tel-Aviv en Israël, Galerie Van Melle à Paris, Centre
Universitaire de Corte, Institut Français à Abidjan en Côte-d'Ivoire,
Galerie Citizen à Tokyo au Japon, Galerie Patrick Gaultier à Quimper,
Galerie Thorigny à Paris, Galerie 10 à Rennes, Mogabgab à Beyrouth au
Liban, Galerie Artcurial à Paris, Centre du Design de Marseille, « Les
nuits du château de la moutte », installation autour du palmier à
Saint-Tropez, Espace Martiningo à Chambéry, « Défilé » Galerie P.
Friedland & A. Rivault à Paris, Galerie St Germain, Los Angeles au
USA, Galerie Pascal Polar à Bruxelles, galerie Peter Vann à St Moritz en
suisse et au Musée Faure en 2009 à Aix les Bains jusqu’au 20
décembre 2009! Alexandre
Daletchine journaliste critique à Paris, présente ainsi l’artiste : « L'oeuvre
de Didier Hagège est celle d'un artisan inspiré. Un globe-trotter
infatigable et un amoureux du continent africain. L'artiste transgresse
les frontières classiques de l'image encadrée. Lisse
en apparence, l'oeuvre résulte d'une superposition de surfaces
transparentes et de canevas. Dans la mixité de techniques l'artiste n'hésite
pas à maltraiter les surfaces par grattages et accumulations de matières
diverses, parfois végétales, créant une dynamique inattendue. La
peinture est pensée comme l'écriture dans un enchaînement de formes et
de couleurs gravées ou peintes.
Ambiance
méditerranéenne Ses
oeuvres sont autant d'humeurs gesticulées, de saisons et de jardins
secrets qui se révèlent au spectateur attentif. Sollicitant les
souvenirs et les sensations divers, l'oeuvre de l'artiste est
insaisissable et fugace, rappelant l'ambiance méditerranéenne chère à
l'artiste. A
la frontière entre représentation et absence de sujet, les compositions
sont rassurantes et pleines de chaleur par la légèreté du geste et de
la complexité structurelle instinctive en apparence. Loin des modes
spectaculaires et des sentiers battus de prouesses techniques visant à célébrer
l'ego, l'oeuvre de Didier Hagège est consciemment intimiste, pleine de
lyrisme et de délicatesse ». Le
vernissage de l’exposition d’une quinzaine d’œuvres de Didier Hagège,
a eu lieu en présence du député maire Dominique Dord, d’Annie
Aimonier Davat déléguée à la culture, de l’artiste, de Frédérique
Martiningo et d’un nombreux public de connaisseurs. Les œuvres présentées
lors de cette exposition tournent autour de lampes et lustres. Pour
André Liatard le conservateur du Musée: « Didier peint avec
toutes les choses du quotidien. Les effets esthétiques et le rendu
artistique réel et particulier, le placent bien dans cette peinture
contemporaine que ce soit avec des robes ou des luminaires comme pour
cette exposition. Didier Hagège
propose des triptyques et des gros formats pour cette exposition, des
volumes importants qui vont bien avec ces salles du Musée Faure. On est
dans le sens de l’art de ce début du nouveau siècle. » Pour
Dominique Dord, le choix du conservateur du Musée Faure porte sur
des expositions avec des peintures très différentes: « C’est
son côté anarchiste. Quand on découvre cette exposition en entrant, on
est frappé par les formats. Les objets présentés luminaires, ampoules
donnent l’impression de les toucher, c’est presque de la sculpture. Ce
sont des objets certes de la vie de tous les jours. Mais au delà du 1er
contact, il y a aussi des symboliques comme ces lampes qui permettent à
chacun de se faire sa propre réflexion. » Cette
belle exposition est à découvrir jusqu’au 20 décembre 2009. Le
musée Faure, 10, boulevard des côtes à Aix les Bains est ouvert
du mercredi au dimanche de 10 à 12 heures et de 13h30 à 18 heures
jusqu'au 20 décembre. L’artiste
à droite sur la photo
Exposition
Musée
Faure 10
boulevard des Côtes 73100
AIX LES BAINS Tél.
04 79 61 06 57 Fax.
0479352270 e.mail
: museefaure@aixlesbains.fr Le musée est ouvert tous les jours, fermé les mardis et les jours fériés : de 10 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 18 h 00
Exposition
Musée Faure Les
lithographies de l'Atelier Pons jusqu’au 25 octobre
Cette
exposition d’une trentaine de lithographies est visible jusqu’au 25
octobre 2009. Jean
Pons a été peintre, sculpteur, illustrateur, à l'avant-garde de toutes
les abstractions de l'Après-guerre. Soixante-dix
ans plus tard, l'Atelier Pons installé aujourd'hui au cœur du quartier
du Marais, perpétue son savoir-faire, piloté désormais par sa fille
Babette. Actuellement,
les murs du Musée Faure montrent quelques unes de ces réalisations des
années 1950: Poliakoff, Manessier, Van Welde, Soulages, Hartung, Bazaine,
Olivier Debré, Geneviève Asse, Messagier et Divillier. Musée
Faure 10
boulevard des Côtes 73100
AIX LES BAINS Tél.
04 79 61 06 57 Fax.
0479352270 e.mail
: museefaure@aixlesbains.fr Le
musée est ouvert tous les jours, fermé les mardis et les jours fériés
: de 10 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 18 h 00 Une litho du maître
Serge Poliakoff
Les
lithographies de l'Atelier Pons
L’inauguration s’est déroulée
en présence du 1er
adjoint Renaud Beretti, d’Annie Aymonier-Davat déléguée à la
Culture, de Marina Ferrari adjointe aux affaires économiques
et des filles de l’artiste Babette et Geneviève qui ont
consenti au prêt de ces œuvres magistrales pour le public de la région
aixoise. Babette
assure depuis 1973 la continuité de l'Atelier, fixé à présent dans le
Marais à Paris. Maîtresse d'ceuvre à bord, elle poursuit un double
programme : réaliser des lithographies originales avec le concours des
artistes, mais également engendrer des livres d'art pour le public
bibliophile. A l'heure
actuelle, l'atelier continue d'accueillir des maîtres tels que Morellet,
Bloch. Fidèle à l'esprit de Jean Pons, l’Atelier reste ouvert aux
nouveaux talents tels que Combas, Ceytaire, Bruce, Gauffier, Macé,
Filippi, Albertelli, Anderson, Sorel, Chollet, Pelaez, Maussion,
Boulitreau, Gaudenzi. Babette
continue de faire vivre la mémoire de l'Atelier à travers diverses
manifestations et expositions, comme celle du Musée Faure actuellement. Ainsi le soir de ce
vernissage, Elisabeth Pons était ravie de cette initiative : « Il
faut sauver la lithographie car il y a de moins en moins d’Atelier en
France. » Il en reste actuellement environ une trentaine sur tout
l’hexagone. Jean
Pons (1913- 2005) « Cette exposition
2009 au Musée Faure a été lancée en 2008 et finalisée en mars 2009 »,
précise le conservateur du Musée André Liatard. Tout est parti du peintre
Claude Max Lochu qui avait présenté ses œuvres au Musée Faure il y a
quelques années avec notamment une toile qui avait suscité des réactions.
Cette huile sur toile, installée dans l’entrée du Musée intitulée
« Aix les Bains depuis le Boulevard des Anglais », représente
une vue de la ville avec la fameuse tour en son milieu qui avait suscité
des polémiques à cette époque! Claude Lochu a découvert
l’Atelier Pons lors d’une entrevue avec Elisabeth. Il a été
interpellé par cette découverte et l’importance de cet Atelier, et en
a informé le conservateur aixois. « Trois mois après j’étais
chez Elisabeth et cette exposition est née à ce moment là »,
confirme André Liatard qui évoquait
ensuite avec sa précision coutumière et appréciée, la vie de Jean Pons
: « Il a été une personnalité artistique très importante de la
seconde moitié du XXème siècle, à la fois créateur, praticien, et
passeur. Il a surfé sur toutes les vagues novatrices de cette période,
et a ouvert bien des portes. Il
a été peintre, sculpteur, illustrateur, à l'avant-garde de toutes les
abstractions de l'Après-guerre. Il a ensuite accompagné « Cobra », la
« Nouvelle Figuration », tout en conservant sa propre écriture. Jusqu'à
son décès en 2005, son œuvre est importante, car il n'a jamais cessé
d'explorer de nouveaux champs techniques et esthétiques. En
1938, Jean Pons, frais moulu de l'Ecole Estienne, crée son atelier de
lithographie dans une cave de Montparnasse. Soixante-dix ans plus tard,
l'Atelier Pons, installé aujourd'hui au cœur du quartier du Marais, perpétue
son savoir-faire, piloté désormais par Babette, la fille Jean Pons.
Un
découvreur de talents ! Dés
ses débuts, grâce au remarquable praticien lithographe qu'était Jean
Pons, l'atelier devient un véritable laboratoire de l'art abstrait, et
dans l'immédiate après-guerre et les années Cinquante, tous les
artistes venus travailler sur la pierre de l'Atelier Pons, outre qu'ils
deviennent des amis du maître praticien, connaissent bientôt la célébrité,
et participent au renom du lieu. II
est évident que Jean Pons, outre son habileté technique, a été un vrai
découvreur de talents. Les
murs du Musée Faure, montrent quelques unes de ces réalisations des années
1950, avec certains artistes dont la renommée n'est plus à faire. Ceux
par exemple issus des grands mouvements de l'Abstraction Géométrique et
de l'Abstraction Lyrique : Poliakoff, Manessier, Van Welde, Soulages,
Hartung, Bazaine, Olivier Debré, Geneviève Asse,... « Nuagistes »
comme Messagier et Divillier, « Cobra » comme Doucet, ou des sculpteurs
venus chez Jean Pons pour se confronter à la pierre lithographique avec
succès : Zadkine et Gilioli. A
noter le travail très suivi de Lapicque à l'Atelier Pons, qui a donné récemment
lieu à une belle exposition à Issoudun, et qui rappelle l'hommage fait
à Lapicque en 2001 au Musée Faure. C'est
en tout cas tout l'esprit créatif d'une époque qu'il nous est donné de
contempler dans cette exposition », concluait André Liatard. L’exposition
d’une trentaine de lithographies, est visible jusqu’au 25 octobre
2009. Musée
Faure 10
boulevard des Côtes 73100
AIX LES BAINS Tél.
04 79 61 06 57 Fax.
0479352270 e.mail
: museefaure@aixlesbains.fr Le
musée est ouvert tous les jours, fermé les mardis et les jours fériés
: de 10 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 18 h 00 André Liatard entouré de 2 œuvres de « monstres « de l’abstrait : Pierre Soulage et Hans Hartung , 2 des abstraits les plus connus
Une
exposition estivale en harmonie avec les peintures plaisantes et énergiques
de Jules
Cavaillès !
Connu
pour avoir fait partie du mouvement baptisé en 1949 « La Réalité
Poétique » avec Brianchon, Caillard, Legueult, Limouse, oudot,
Planson et Térechkovitch, dont le credo était l'authenticité, l'amour
et le respect de la nature, loin des fractures du Fauvisme et du Cubisme, Jules
Cavaillès défendra sa vie durant, une vision poétique du
quotidien. Son domaine d'excellence est la couleur, le langage et l'énergie
de la couleur. Ses fenêtres ouvertes sur des paysages disent la lumière
et ses portraits intimes, la chaleur humaine. Né
à Carmaux dans le Tarn (1901-1977) il gardera de son enfance très
heureuse, le goût du bonheur. À
l'âge de 21 ans, il part s'installer à Paris pour se consacrer à sa
passion, la peinture. Des prix couronnent ses premières œuvres et les
commandes ne cesseront d'affluer. Son
travail est exposé avec succès dans des galeries françaises, américaines
et dans les grandes manifestations internationales. Il ajoutera à sa
palette des décorations murales pour des paquebots, des affiches pour la
SNCF et les illustrations de livres.
Jules
Cavaillès fut
aussi un chef résistant Homme
de valeurs, lors de la seconde guerre mondiale, il revient dans le Tarn,
prend part à la Résistance et devient, avec son ami Jean Cassou, un des
chefs du maquis languedocien. À la Libération, nommé conservateur du
Musée de Toulouse, il réintégrera l'année suivante, son poste de
professeur à l'École des Arts Décoratifs de Paris. Il
s'éteint à Epineuil, en laissant non seulement le souvenir d'un homme
d'amitié, mais d'un artiste qui fonde ses convictions sur la beauté et
l'harmonie et dont la peinture sereine a le talent de réjouir nos yeux et
notre cœur. Le
vernissage de l’exposition a eu lieu le vendredi 19 juin 2009 en présence
d’un nombreux public et d’Annie Aimonier Davat déléguée à la
culture. Il revenait à André Liatard, le conservateur du Musée Faure de
présenter cette 1ere exposition de l’été, une exposition en
collaboration plusieurs musée comme cela se fait maintenant dans tous les
musée : « Avec la complicité de Bertrand de Viviès
conservateur du Musée de Gaillac, nous
avons mis au point cette exposition. Jule Cavaillès
se trouvait à Albi, situé à seulement une trentaine de kms de Gaillac. Pendant
l’explosion de l’abstrait, ce groupe de 8 peintres de la réalité poétique
dont faisait partie Jules Cavaillès, se pose comme des défenseurs
de la peinture réaliste et figurative (portrait, nature morte). Ce sont
des gens qui sauvent la peinture réaliste ».
Une
vraie exposition d’été ! Au
fil de la visite, défilent différents tableaux (Huile sur toile), comme
Cannes vue du port par la fenêtre, Fenêtre sur Venise, Le Port de
Cannes, Le vase rouge Cannes, L’Allée rose, La Table dans le Jardin,
Albi vu de la fenêtre, Le vase Opaline, La Mantille blanche, Les feuilles
rouges, Femme à la table basse ou encore Roses blanches, dévoilant une
peinture plaisante pour une vraie exposition d’été ! Cette
exposition est une première étape avec cette Ecole. Une 2eme exposition
est déjà programmée pour 2012-2013, avec d’autres peintres de ce
mouvement de la Réalité Poétique ! Cette
exposition itinérante a débuté au musée de Gaillac et après le Musée
Faure, elle prendra la direction de Menton, puis de St Lô ! Sous
l'égide de Bertrand de Viviès, conservateur du Musée des Beaux Arts de
Gaillac, l'édition d'un ouvrage documenté et grandement illustré, vient
combler l'absence de publication depuis 1962. Il est en vente au Musée
Faure. Musée
Faure 10
boulevard des Côtes 73100
AIX LES BAINS Tél.
04 79 61 06 57 Fax.
04 79 35 22 70 e.mail
: museefaure@aixlesbains.fr Le
musée est ouvert tous les jours, sauf les mardis, le 14 juillet, le 15 août de 10h 0 12h et de 13h30 à 18h
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Exposition
de Jules Cavailles, peintre de la réalité Poétique. Du
19 juin au 6 septembre 2009. Musée
Faure 10
boulevard des Côtes Aix
les Bains Le
Musée est ouvert tous les jours, sauf les mardis, le 14 juillet, le 15 août,
de 10h à 12h et de 13h30 à 18h.
Exposition
de peintures abstraites Le
côté serein des peintures d’Alain Alquier !
Pour
la 3eme exposition de cette année 2009, André Liatard le conservateur du
Musée Faure présente une exposition de Peintures abstraites et Photos
Peintures d’Alain Alquier. Dans
un fascicule, André Liatard présente avec précision comme à son
habitude, ce peintre abstrait. Né
à Tarbes, Alain Alquier a suivi une formation à l'école des Beaux-arts
de Toulouse : « Très jeune j'avais des facultés pour le dessin.
Vers sept ans, je griffonnais déjà. En 1968, je me trouvais aux
Beaux-arts et ça été un choc au sortir d'une vie que je qualifierai de
« normale ». Des profs m'ont fait lire des ouvrages de philosophie. On a
beaucoup discuté et ça m'a ouvert les yeux. Mon épouse qui enseignait
pratiquait déjà la pédagogie Freynet. Nous ne vivions pas dans la
contestation, mais dans la réflexion et ça a décidé de la façon dont
on conduirait nos vies.
Il
faut une certaine culture pour comprendre J'étais
plutôt attiré par l'abstraction lyrique et influencé par des artistes
comme De Koning, Tal Coat ou Marfaing. J'aimais le lyrisme du geste et de
la couleur. Je pense qu'il faut une certaine culture pour comprendre la
peinture, car ce que je fais découle de ce qui était avant moi. Sinon on
pratique de l'art brut, comme le facteur Cheval par exemple. » Aujourd'hui,
après des années de recherche et de réflexion, Alain Alquier est
parvenu à une expression minimaliste. « Je recherche la lumière,
l'espace, la transparence, la fluidité, le vaporeux, l'immatériel. Il
faut regarder longuement mes peintures pour essayer de voir tout ce que
j'y mets. Je vais de plus en plus vers le simple, mais c'est très
compliqué de faire simple. Que ça corresponde ou
-non à des gens n'est pas mon problème. Ma démarche a d'abord été
de fragmenter et fractionner la toile. J'en suis arrivé à travailler
avec des verticales et des horizontales. Aujourd'hui j'ai éliminé
l'horizontal. La verticalité m'intéresse. Elle part de la terre et s'élève
vers le ciel. Elle exprime une forme de spiritualité qui, pour ma part,
n'a rien à voir avec la religion. Je travaille beaucoup la transparence,
dans un souci de calme, de méditation, de sérénité. Ma peinture est un
refuge. Je me protège, je créé ma bulle, mon monastère en dehors du
monde Lorsqu'il
ne peint pas, Alain Alquier pratique la photographie et en a fait son
premier métier. « J'ai ouvert un magasin à Riscle en 1972. Je croyais
pouvoir faire de la photo en tant qu'artiste. En réalité je suis rentré
dans le système artisan-photographe avec un travail qui me prenait de
plus en plus de temps et je me suis mis à peindre la nuit. La photo
m'oblige à regarder autour de moi alors que ma peinture est
introspective. Finalement tout cela forme un équilibre... »
S’assoir
pour savourer ! L’inauguration
de l’exposition en présence de l’artiste, a eu lieu en présence
d’un nombreux public, du député maire Dominique Dord, de la déléguée
à la culture Annie Aimonier Davat, de la 2eme adjointe Sylvie Cochet. « Nous
rentrons dans un cycle d’expositions vraiment important. Avec les
peintures d’Alain Alquier nous rentrons dans un univers complètement
différent, un univers d’apaisement, de calme. Il y a un côté serein,
spirituel. On peut s’asseoir tranquillement devant les tableaux. C’est
une peinture déstressant, qui redonne de l’énergie. Pour Alain c’est
la suite d’un consensus qui a député à 18 ans avec ses premières
peintures. Pour gagner sa vie il a fait également en même temps de la
photographie, ce qui se retrouve dans certains de ses tableaux. Une œuvre
plus figurative qu’abstraite, il va voir ce qui se passe derrière le
miroir. Les tableaux les plus sombres ont une peinture qui vibre, une
peinture qui se regarde et cela peut prendre beaucoup de temps. Pour moi
c’est une œuvre très riche. » Pour
Dominique Dord, « Cette exposition est le fruit de tout un parcours
de photographe et de peintre, et l’ensemble apporte de la sérénité.
Ces verticales apportent une sensation d’élévation et l’installation
des toiles au plus près les unes des autres apporte un plus. » Le député
maire profitait de l’occasion pour souhaiter tous les vœux de bonheur
à André et sa femme qui viennent de se marier dans la discrétion. Accompagné
de sa femme Anto présidente de l’association « Galerie Bleue »
à Riscle dans le Gers (www.galerie.bleue.free.fr),
Alain Alquier ne cachait pas sa satisfaction de se retrouver
en ces lieux tout en appréciant l’accrochage de ses œuvres « qui
met en met en valeur mon travail. », avant de conclure, « On
se sert toujours de ce que font les autres pour progresser. » L’exposition
est visible jusqu’au 7 juin 2009. Musée
Faure 10
boulevard des Côtes, Aix les Bains Tél.
04 79 61 06 57 e.mail
: museefaure@aixlesbains.fr Le
musée est ouvert tous les jours, fermé les mardis et
les jours fériés : 1er, 8, 21 mai 1er juin de 10 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 18 h 00
Exposition
Alain Alquier Du 4 avril au 7 juin 2009 10 boulevard des Côtes 73100 Aix les Bains Tel 04 79 61 06 57
Exposition
de peintures et sculptures de Mark Brusse Des
interprétations sans fin! Mark Brusse est né à
Alkmaar au Pays-Bas en 1937. Il s’installe en 1960 à
Paris et sera avec Erik Dietman et Robert Filliou, l'un des premiers
diffuseurs de l'esprit Fluxus, allant jusqu'à collaborer avec le musicien
John Cage. Il commence à s'intéresser vers 1965-1967, à l'environnement
créé par la juxtaposition d'œuvres au sein d'un espace. Il réalise
alors une série de pièces géométriques recouvertes de laques vives,
pour revenir ensuite au bois brut. En 1968, à la Kunsthalie de Berne, il
occupe totalement une salle en y introduisant un immense cube de bois,
rendant son accès impossible. Ainsi l'objet, n'ayant plus de fin en soi,
témoigne d'un phénomène qui lui est extérieur. En 1977, Mark Brusse
participe à l'exposition " Paris-New York " au M. N. A. M., à
Paris. La Moderna Galerija de Ljubljana en Slovénie lui a consacré également
une exposition en 1996. Plus récemment, ses œuvres rapprochent des matériaux
composites, produisant à l'écart de tout effet de mode, des images d'une
poésie énigmatique.
Six
lieux d’exposition pour ses 70 ans Pour ses 70 ans Mark Brusse
a voulu faire plusieurs expositions dans différents lieux en France. A l'initiative du Musée
Faure et de Frédérique Martiningo, six lieux en France, dont quatre musées,
un hôtel particulier et une collégiale, se sont alliés avec le Musée,
afin d'exposer l'œuvre de cet artiste contemporain de janvier 2009 à la
fin de l'année 2010 ! Sans vouloir présenter une rétrospective
stricte, chaque lieu personnalise son
exposition offrant ainsi une large vision du travail de ce Néerlandais
polyglotte: Institut Néerlandais Fondation Custodia à Paris du 15
janvier au 15 février 2009, Musée Faure à Aix-les-Bains du 6 février
au 23 mars, Musée de Gaillac du 4 avril au 25 mai, Musée des Beaux-Arts
de Dunkerque du printemps à l’été été 2010, La Collégiale de
Saint-Pierre le Puellïer à Orléans durant l'été 2010 et le Musée
d'Art Roger-Quillot à Clermont-Ferrand à l'automne 2010 ! Au côté de l’artiste,
le vernissage de cette exposition s’est déroulé en présence du député
maire Dominique Dord, d’Annie Aymonier Davat déléguée à la culture
et d’un nombreux public. En ouverture, le
conservateur du Musée Faure André Liatard rappelait sa visite chez
l’artiste : « Je suis allé dans son Atelier et j’ai
eu l’impression d’entrer dans un magasin de jouets artistiques. Il
trouve beaucoup de plaisirs avec les sculptures, les peintures, les
objets. De ses nombreux voyages dans le Monde et notamment en Asie, il a
puisé des éléments graphiques symboliques qu’il a retranscrits dans
sa sculpture. Ces dessins sont faits avec de la peinture sur du papier
mouillé, comme les vieilles techniques des fresques. Les tableaux présentés
sont ses choix. Marc s’est fixé à Paris son port d’attache, mais il
voyage beaucoup. C’est un cosmopolite, mais parisien ! »
Des
questions à la vie, mais pas les clés Pour Frédérique
Martiningo, Mark Brusse est un artiste nomade : « Il a
laissé ses valises quelques temps à Aix les bains. Quelque soit le
support qu’il utilise avec bonheur bronze, toile, verre, on est loin de
notre quotidien. C’est un monde riche en symboles qui ne laissent pas
indifférent le visiteur : on est séduit ou on est mal à l’aise devant
ses œuvres! » De son côté Mark Brusse
ne cachait pas sa satisfaction d’être présent à Aix les Bains : « Je
suis content d’être reçu dans ce Musée qui a beaucoup d’ambiance,
c’est un formidable lieu. Je suis content que mon oeuvre dégage du
plaisir pour moi et pour les visiteurs. Mes thèmes sont sérieux. Ce sont
ceux de la vie, inégale dans le bonheur et le malheur ! Dans mon
travail, je pose des questions à la vie, et je n’ai pas les clés pour
vous les donner ! » Il concluait en remerciant
l’assistance d’être venue si nombreuse pour l’aider à faire vivre
son travail ! Au fil de la visite,
tableaux, compositions ou sculptures, comme « The Heart hears Every
thing », « The oldest story », « Masque »,
« The Cloud walker», « Private Clinic » ou encore
“White kimono ”, obligent le visiteur à se poser des questions et de
donner ses propres interprétations sans avoir la certitude que ce soient
les bonnes ! L’exposition est visible
jusqu’au 23 mars 2009 Le musée est ouvert tous
les jours, sauf les mardis et les lundis jusqu'au 28 février) de 10 h 00
à 12 h 00 et de 13 h 30 à 18 h 00 Mark Brusse, deuxième
en partant de la gauche devant une de ses œuvres « The Heart Hears
Every Thing » de 2001
O'Manu,
le pavé dans la M’Art !
La salle du Musée Faure était copieusement garnie à l’heure du
vernissage en présence de l’artiste, du député maire Dominique Dord,
de Marina Ferrari adjointe aux affaires économiques, Myriam Auvage
adjointe à la citoyenneté. Affublé d’un serre tête et en apparence
très décontracté, O’Manu ne cachait sa fierté de se retrouver en ce
lieu prestigieux, mythique : « C’est intense comme émotion,
aphrodisiaque même…… », avant de poursuivre avec humour : « Pour
ceux qui peuvent me supporter, je vais de vive voix leur expliquer ma démarche
artistique dans la réalisation de mes créations. Quant aux autres, ils
n’auront qu’à faire semblant de ne pas entendre. »
Une exposition décoiffante Indiscutablement
l’ensemble de l’œuvre présentée ne peut laisser insensible et sans
réaction le visiteur qu’il soit pour ou contre, ce qui faisait dire au
conservateur : « Pour moi c’est une réflexion sur
l’Art lui même, ce qui en est et ce qui n’en n’est pas ! Il y
a ainsi plein d’hommages aux grands personnages de la peinture et de la
sculpture. C’est un artiste, quoique certains puissent dire. Manu
c’est le pavé dans la M’Art ! »
Au fil de la visite, le regard du visiteur peut admirer « Régate
surréaliste », « Le Pavé dans la M’Art », « Les
bienfaits du chocolat », des Autoportraits sentencieux ou subliminal !
Au final cette exposition propose beaucoup d’humour, de satire,
de caricature, des illusions d’optiques, des noms de référence.
C’est incontestablement une belle exposition décoiffante qui permet à
l’imagination de vagabonder librement ! D’autant que le visiteur
peut écouter la diffusion du slam, des poèmes et de la philosophie
sentencieuse d'O'Manu ! Musée Faure, 10 boulevard
des Côtes Aix les Bains ouvert tous les jours sauf le mardi de 10
heures à midi et de 13 h 30 à 18 heures. Tel. 0479610657 Les réalisations d'O'Manu sont visibles au 113, dans son Atelier de Grésine à Saint-Innocent : 04 79 88 21 52 ou 06 68 98 03 72
Du
28 novembre au 20 décembre 2008 Expositions à
Trois comme en 2007!
Après
l’inauguration ce vendredi soir de la 1ere exposition de photographies
sur le thème « AMOUREUX » à la bibliothèque Lamartine, et
avant de terminer avec celle de la MJC, les nombreux visiteurs « à
pieds » (les 3 édifices culturels aixois sont proches), se
retrouvaient au Musée Faure, où le conservateur André Liatard donnait
quelques explications sur cette exposition commune en compagnie d’ Anne
Lise Caraco pour la bibliothèque Lamartine et Jacques Perrin pour la
MJC : « Dans
la continuité de ce que l’on a fait pour la 1ere fois ensemble l’année
dernière, on a choisi cette année le thème des « AMOUREUX »,
avec l’exposition en 3 lieux différents de 4 très grands photographes
dont 2 sont toujours vivants : Willy Ronis, Robert Doisneau, Edouard
Boubat et Sabine Weiss. Tous les 4 travaillaient pour la même agence de
presse et ils ont un même regard de recherches de clichés instantanés.
Doisneau et Boubat ont choisi Paris, Weiss le Monde et Ronis le plus engagé
politiquement avec le Parti communiste recherchait plutôt des clichés
sur la classe populaire. Mais chacun avait sa propre personnalité. » Ces
4 photographes de grande qualité invitent les visiteurs à la rencontre
des amoureux qui, seuls ou en couple, avec leur chien, ou même dans un
triporteur, nous offrent le visage du bonheur. La
tendresse du regard autant que la qualité particulière de sa lumière
singularisent les photographies de Sabine
Weiss
du travail des autres photographes dits humanistes. Ses images mettent en
évidence sa démarche si particulière entre réalisme et poésie, tout
entière au service de l'homme, en même temps qu'elle exalte à travers
l'instantanéité les forces vives de la lumière et de la composition. Edouard
Boubat
les a découverts dans le Parc de Saint-Cloud, semblables à la statue de
pierre qui les a peut-être inspirés... Robert
Doisneau
les a saisis un 14 juillet dans le bonheur partagé d'une dernière
valse... Solidaire jusqu'au bout de ces "vies minuscules" dont
il se sentait issu, il n'a cessé de circuler "là où il n'y a rien
à voir", à travers Paris et sa banlieue, pour ramasser dans la
grisaille les poussières de soleil du merveilleux quotidien. Willy
Ronis
met son âme sensible de musicien au service de la composition d'images
harmoniques et vibrantes qui témoignent avec la même rigueur de la lumière
de Provence, de la vie à Paris, des colères sociales, ou de la beauté
des femmes. Amis
dans la vie, compagnons en photographie, ils ont toujours gardé leurs
distances pour ce qui est de leur inspiration photographique. En
parallèle à ces très belles expositions, une librairie aixoise propose
un florilège de livres autour des 4 photographes. Bibliothèque 2
rue Lamartine 73100Aix-les-Bains Mardi,
Mercredi, Vendredi, Samedi 9h30-12het 14h-17h30 Samedi, jusqu'à 16h30 Tél.
04 79 61 29 40 Musée
Faure 10 Bd des Côtes 73100Aix-les-Bains Tous
les jours sauf
les lundis et mardis 10h-12het
13h30-18h Tél.
04 79 61 06 57 MJC 4
rue Vaugelas 73100
Aix-les-Bains Du
lundi au vendredi 8h30-12het14h-21h30 Le samedi 9h30-12het 14h-18h Tél.
04 79 35 24 35
Jean
Communal (1911-1982) Le
musée Faure présente actuellement une exposition de tableaux des années
1950 du peintre savoyard Jean Communal.
Cette
exposition a été réalisée avec le concours de l’Association des Amis
de Jean Communal, présidée par Michel Communal, neveu du peintre et
présent en cette soirée : « Cette association est née
du désir de Denise sa femme de pérenniser les œuvres de son époux. A
son décès, le premier travail de cette association a été de faire le
catalogue de toutes les œuvres de Jean Communal. Son épouse a fait don
de toutes celles de son époux, soit quelques 200 œuvres de Jean et
Joseph son père. On aura bientôt à Chambéry un espace montrant cette
collection. » Chef
de file de l'école paysagiste savoyarde En
ouverture, le conservateur du Musée Faure, André Liatard faisait un
rappel de la vie de Jean et Joseph Communal son père : « Le
père de Jean
COMMUNAL (1911-1982), Joseph
fut l'un des chefs de file de l'école paysagiste savoyarde. Jean COMMUNAL
a choisi lui aussi d'être peintre, en empruntant la voie de la
semi-abstraction, où il va se forger au cours de la décennie 1950 une
intéressante personnalité. S'il n'a pas bénéficié de la notoriété
de son père, son écriture possède de belles qualités, dans la lignée
de tous les artistes tenants de l'abstraction-figuration. Jean
COMMUNAL est né à Chambéry en 1911. Après
ses études secondaires, il "monte" à Paris pour suivre les
cours de l'école des Beaux-arts. De 1946 à 1977, il va résider à Paris
: ses études terminées, il devient professeur d'arts plastiques dans des
lycées franciliens, tout en poursuivant ses propres recherches picturales
dans son atelier. Son épouse Denise, d'origine italienne, va énormément
le soutenir et cette union sera très harmonieuse. Jean COMMUNAL voyage
beaucoup, en Italie souvent, mais aussi en Espagne, aux Pays-Bas... et en
Savoie, dont les paysages continuent de l'inspirer à chacun des séjours
qu'il y effectue. Il revient d'ailleurs se fixer à Chambéry en 1977 où
il décède tragiquement dans un accident de la circulation en 1982. La
chance de Jean COMMUNAL La
chance peut-être de Jean COMMUNAL, c'est sans doute d'avoir quitté la
Savoie, et ainsi d'avoir eu un accès direct, durant son séjour parisien,
à une période artistique féconde où fait rage la controverse entre
abstraction et figuration. Entre autres, Jean COMMUNAL va être très
influencé par les "Jeunes peintres de tradition française" de
l'exposition de 1941 et ceux du "Salon des Réalités nouvelles"
en 1946, où
brillent
BAZAINE, LAPICQUE entre autres. De même, les travaux de Nicolas de STAËL
ou de BRAQUE trouvent beaucoup d'écho chez le jeune savoyard. Tout
au long de la décennie 1950, l'écriture de Jean COMMUNAL va être très
évolutive, car la tentation abstraite le dispute toujours au réaliste :
Paysages, natures mortes, portraits... toute une intéressante imagerie émerge
de sa puissante personnalité, qui le distingue de tous les autres
artistes régionaux. Cette écriture est toujours bien structurée, bien
construite, en lignes harmonieuses marquées de noir soutenues par des
masses colorées vives et spontanées qui constituent à elles seules les
motifs. Ses
"Ports" d'Italie, d'Espagne, ou les bords du lac Léman sont
sans doute ses plus belles réussites, avec également de belles natures
mortes très sobres d'où BRAQUE n'est certes jamais absent. A
partir de 1958-59, la peinture de COMMUNAL évolue vers des coloris plus
estompés, un effet spectaculaire plus marqué. Le système, plus maniériste
est certes digne d'intérêt, mais n'a plus le charme de ses premières
tentatives abstraites. C'est
un florilège de sa production des années 1950 que montre l'exposition du
musée Faure, sans autre ambition que de faire découvrir ou redécouvrir
un peintre bien attachant, et de souligner le travail des "Amis de
Jean COMMUNAL", sympathique association qui est à l'origine de cette
exposition et s'efforce de garder l'œuvre de l'artiste bien vivante. »,
précisent André LIATARD
conservateur du Musée Faure et
Sylvain JACQUELINE écrivain, dans
un livret présentant l’exposition. Les
différentes œuvres de Jean Communal présentées sur les
cimaises du Musée montre l’influence qu’ont eu les
"Jeunes peintres de tradition française",
au travers de paysages « Sur la plage en Italie », de
natures mortes ou encore des personnages « Le peintre à l’atelier »,
La lecture » avec toujours beaucoup de couleurs! L’exposition
est visible jusqu’au
17
novembre 2008. Musée
Faure, 10 boulevard des Côtes, ouvert tous les jours, sauf mardis et
jours fériés, de 10 à 12 heures et de 13h 30 à 18 heures.
Les Journées du Patrimoine 2008 Le
Musée Faure comme point de départ !
En
présence d’une foule considérable, c’est le Musée Faure qui a donné
le coup d’envoi de ce week end patrimoine avec, le vernissage vendredi
soir d’une très belle exposition temporaire « Patrimoine de villégiature
(XIXeme et début XXeme siècle), réalisé par l’équipe mixte Nille
d’Aix les Bains et Service de l’Inventaire Général, comme le précisait
le conservateur André Liatard en compagnie de plusieurs des acteurs de
cette exposition : « Cette exposition est la 1ère
du genre car c’est la 1ère fois que le musée travaille avec
l’Inventaire. Cette exposition met en valeur tout le travail de cet
Inventaire sur le patrimoine aixois. Aujourd’hui, je ne suis que l’hôte ! » Le
député maire Dominique Dord remerciait tous ceux et celles qui se sont
rassemblés pour offrir cette panoplie des genres, montrant ainsi la
diversité de ce que peut être le patrimoine aixois. De
son côté, Jeannine Gippa conseillère régionale et membre de la
commission culturelle rappelait : « L’importance de la
culture au niveau économique n’est pas indéniable, car pour 1 Euro
investit, 6 se retrouvent dans l’économie ! Sculpture, céramique,
ferronnerie, création artistique, peinture, sont ainsi tous présents à
Aix. D’ailleurs, le départ est donné au Musée Faure, symbole de
l’architecture ! » Trésor, splendeur et folie La
Société d’Art et Histoire, a réalisé à cette occasion un spécial
Arts et Mémoire : « Trésor, splendeur et folie ! Le décor
dans l’architecture aixoise ». Son président Jean François
Connille précisait que cet ouvrage entièrement financé par la société,
est vendu pour une modique somme dans les points presse et librairies
aixoises : « Nous nous sommes beaucoup investis sur cet
ouvrage qui commence cette exposition. Le patrimoine c’est notre raison
d’être depuis de nombreuses années. En fait le patrimoine est vivant
car il permet de connaître le mode de vie de l’époque passée ! » Il était temps pour tous et tous de débuter au Musée Faure, cette visite du riche patrimoine aixois qui attire toujours autant de monde !
Un été aixois en verre, avec les sculptures du maître slovaque Yan Zoritchak !
Cette année les sculptures sur verre de Yan Zoritchak sont à admirer jusqu’au 15 septembre 2008. Cette superbe exposition est le travail d’une longue collaboration avec le Musée : « Après avoir rencontré Yan, la décision a été prise de monter cette exposition. Cela a pris 2 ans, avec des oeuvres nouvelles et l’idée de mixer des pièces de Yan avec les peintures du 19eme siècle du Musée. C’était un Challenge pour tous de monter cette exposition! », précise André Liatard, un conservateur du Musée Faure radieux lors du vernissage de l’exposition en présence d’un nombreux public, ainsi que des élus dont le 1er adjoint Renaud Beretti. Accompagné de Yan Zoritchak, il énumère ensuite l’œuvre de l’artiste présent à ses côtés, l’un des 4 plus grands verrier du monde selon le conservateur: « Yan Zoritchak est né en 1944 à Zdiar en Slovaquie. 11 est le fils de paysans slovaques. Il débute ses études à l'Ecole des Arts Décoratifs de Bratislava, intègre ensuite l'Ecole Supérieure du verre de Zelezny Brod de 1959 à 1963, pour finaliser sa formation à la Haute Ecole des Arts Appliqués de Prague de 1963 à 1969. Il y suit les cours de l'atelier du verre dirigé par Stanislav Libensky. Installé à Talloires A partir de 1966 il vient régulièrement en France durant l'été afin de travailler dans un atelier de vitraux. Il quitte la Tchécoslovaquie en 1970, date à laquelle il s'établit en France. Quelques années plus tard, il s'installe à Talloires, sur les bords du lac d'Annecy en Haute-Savoie. C'est encore aujourd'hui, près d'Annecy que l'artiste continue de sculpter le verre. Ayant bénéficié des traditions ancestrales concernant la sculpture du cristal de Bohême, Yan Zoritchak s'impose très vite comme un grand artiste-verrier sur la scène internationale. Ces œuvres lui permettent de traduire et de partager sa passion pour le ciel et les astres. Il se voit, par la suite, confier la charge de directeur du premier centre international de recherche sur l'art du verre (CIRVA) à Aix-en-Provence. Fervent d'astronomie et admirateurs de savants tels que Galilée ou Copernic, Zoritchak puise son inspiration dans ce domaine. Il va même aller jusqu'à planter, dans la Galilée ou Copernic calotte glaciaire du pôle nord, une de ces « Fleurs célestes » en 1993, lors de la première expédition polaire slovaque. Ses sculptures sont de véritables condensateurs d'espace. Elles s'inspirent des astres, du ciel, des étoiles... Le regard porté sur ces œuvres reste éphémère car il dépend de la lumière. Ces décors peuvent aussi évoquer un récif corallien avec la présence de coquillages ou une scène stellaire par le biais, par exemple, de mise en scène de pierres au sein des œuvres. Les couleurs utilisées sont douces et procurent une sensation d'apaisement. L'utilisation d'or et de poudre d'or paraît donner une aura divine aux œuvres. Les sculptures sont empreintes de magie, de mystère et de sérénité. Le vocabulaire utilisé le prouve : « Fleurs Célestes », « Messagers de l'espace » ou encore « Signaux cosmiques ». Avant de laisser la parole à Renaud Beretti qui mettait en valeur le côté précurseur de l’artiste dans l'Art du Verre Contemporain en France car dans les années 1970, la sculpture sur verre était une pratique très peu utilisée, André Liatard concluait: « L'exposition organisée au Musée Faure permet de faire connaître et de valoriser cet art décoratif généralement peu connu à travers une douzaine d'oeuvres. Ce qui entre tout à fait dans la mission muséale telle qu'elle devrait être partout pratiquée », conclut le conservateur. » Galerie Astoria en parallèle Parallèlement à l'exposition du Musée Faure, la galerie Nadir expose des œuvres de Yan Zoritchak et autres Maîtres Verriers à la galerie « ASTORIA », Square du Temple de Diane à Aix-les-Bains jusqu’au 15 septembre 2008. Musée Faure 10 boulevard des Côtes 73100 AIX LES BAINS Tel, 04 7961 0657 Fax : 04 79 35 22 70 Email : museefaure@aixlesbains.fr Le musée est ouvert tous les jours de la semaine sauf les mardis et jours fériés (14 juillet, 15 août) De 10 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 18 h 00.
Yan
ZORITCHAK 27
Juin - 15 Septembre 2008
Souvent
considéré comme un des précurseurs dans l'Art du Verre Contemporain en
France, encore aujourd’hui l’artiste continue de sculpter le verre près
d’Annecy ! Parallèlement
à l'exposition du Musée Faure, la galerie Nadir exposera des œuvres de
Yan ZORITCHAK et autres Maîtres Verriers à la galerie « ASTORIA »,
Square du Temple de Diane à Aix-les-Bains. Cette
exposition va permettre de faire connaître et de valoriser cet art décoratif
généralement peu connu à travers une douzaine d'oeuvres. Ce qui entre
tout à fait dans la mission muséale telle qu'elle devrait être partout
pratiquée. Musée
Faure 10
boulevard des Côtes 73100 AIX
LES BAINS Tel, 04
7961 0657 Fax : 04
79 35 22 70 Email = museefaure@aixlesbains.fr Le musée
est ouvert tous les jours de la semaine sauf les mardis Et jours fériés ( 14 juillet, 15 août) De 10 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 18 h 00. CD Musée Faure. Aix-les-Bains.
Les
états d’âme de Marie Morel en forme d’œuvre ! Par
rapport à son exposition de 1993, je la trouve plus libérée dans son
travail, et son évolution est positive », précise André Liatard
le conservateur du musée Faure, à l’occasion du vernissage de
l’exposition de Marie Morel présente pour l’occasion.
Enfance
en pleine nature et en milieu artistique
Marie est née en 1954. Elle a vécu toute son enfance en pleine
nature, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Mais le milieu familial très
artistique favorise sa vocation : sa mère Odette Ducarre est peintre
et architecte, son père Robert Morel est écrivain et éditeur !
Marie peint et écrit tout naturellement dans ce terreau familial. A neuf
ans, elle déclare qu'elle sera peintre. Elle ne changera pas d'idée.
Elle fait des études au conservatoire de musique (flûte traversière et
piano), et va en même temps à l’école nationale du cirque à Paris,
tout en continuant de peindre et d’écrire. A vingt, Marie décide de
faire essentiellement de la peinture. De nombreuses expositions la font
connaître dans toute la France, ainsi qu'en Suisse. Elle vit dans un
petit village dans le sud du Jura où elle peint.
Des
choix de vie
André Liatard poursuit : « J'apprécie beaucoup Marie Morel, ses
choix de vie, son personnage de petite bonne femme qui n'a pas l'air d'y
toucher, ses ateliers où l'on peut à peine circuler au milieu d'un
joyeux bazar digne de l'Orient ! Et puis surtout, j'aime son travail:
cette manière de montrer du bout des doigts ce qu'elle a été, ce
qu'elle est, ce qu'elle sera, ses joies, ses émerveillements, ses peines
et ses engagements. Eh oui, elle est comme ça, Marie MOREL, une artiste,
tout simplement.»
Pour la nouvelle conseillère déléguée aux affaires culturelles
Annie Aimonier Davat, cette première a été marquée par un peu d’émotion : «
Peut-on
vraiment dire d'un artiste
qu'il se livre à
nous
au travers, de son
oeuvre ? Oui pour certains,
certainement
pour Marie Morel plus que pour d'autres. Partant
de la miniature pour atteindre le grand
format,
Marie Morel nous convie à partager ce qu'en
son
fort intérieur
elle se
refuse de concentrer
davantage,
petits bonheurs ou
grandes
joies, moment de paix ou de révolte. Cette
écriture proche
du hiéroglyphe, notre coeur la
déchiffre
sans
effort
et s'en
émeut. »
A travers cette superbe exposition où petits et très grands
formats se mêlent avec toujours autant de précisions et de délicatesse
dans le geste, les nombreux visiteurs attendus pourront admirer entre
autres « L’espace intérieur », «
Tableau pour Robert Morel », « Tu es mon amour », « La Forêt verte »,
« Je m’interroge », « Pensées », « J’aime la Liberté »,
« L’Arbre est en fleurs », « Les oiseaux dans la forêt » ou
encore « Les Fantasmes secrets de la nuit »!
L’exposition est visible jusqu'au 16 juin 2008 au Musée Faure,
10 boulevard des Côtes, tous les jours, sauf mardi et jours fériés, de
10 à 12h et de 13h30 à 18h. André Liatard en compagnie de Marie Morel devant une de ses oeuvres
A
la découverte du peintre danois Asger Jorn, peu connu en France mais star
en pays scandinaves !
Le vernissage s’est déroulé en présence de Dominique Dord,
de Christian Piffeteau et
d’un public relativement nombreux.
En préambule, André Liatard le conservateur du Musée Faure présentait
avec toujours autant de précision, cet artiste pas très connu en France : « Asger
Jorn est sans doute le plus grand peintre danois du XXème siècle.
Co-fondateur en 1948 du groupe Cobra, avec Appel, Dotremont, Corneille, il
va être durant les vingt années suivantes l'une des figures de proue de
l’avant-garde artistique d'Europe du Nord, une culture scandinave,
hollandaise, flamande mais sans racine latine ou anglo saxone! Communiste
jusqu'en 1948, puis fondateur en 1957 de l'Internationale Situationniste,
il est partisan d'un art immédiat, d'où la figuration n'est jamais
vraiment absente.
Cet art militantiste, Asger Jorn
va le pratiquer de façon nomade, de la Scandinavie à l'Italie, en séjournant
très souvent en France.
Et c'est à Paris, dans les années soixante, qu'il rencontre son
compatriote, Peter Bramsen, lithographe à l'Atelier Clôt, rue Vieille du
Temple. Cette amitié privilégiée va déboucher sur l'édition de
magnifiques estampes de pur style Cobra, dont beaucoup sont accrochées
aux murs du Musée Faure à l’occasion de cette exposition.
Parallèlement à notre exposition, une exposition de peintures de
Jorn est organisée à la Maison du Danemark à Paris. »
Cette exposition parisienne démontre l’importance de ce peintre
très peu connu en France. Par contre dans l’Europe du Nord, c’est une
star, ce qui faisait dire à André Liatard :
« C’est une chance pour nous d’avoir cette exposition
dans nos murs. Pour moi Asger Jorn est l’un des plus grand peintre
du 20eme siècle. Ce travail a 40 ans, mais il pourrait être actuel. Un
art contemporain avec des œuvres qui ne vont pas vieillir. »,
avant de conclure son
intervention en remerciant chaleureusement
Christian Bramsen, fils de Peter, pour le prêt de ces 26 œuvres
magistrales. L’exposition
est visible jusqu’au 7 Avril 2008 Musée
Faure
10
boulevard des Côtes
73100
Aix les Bains Tél.
04 79 61 06 57 e.mail
: museefaure@aixlesbains.fr Le musée est ouvert tous les jours, sauf les mardis et les 23 et 24 mars, de 10 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 18 h 00
Laurence
Courto au Musée
Faure A
la recherche de la mémoire collective de l’humanité Cette
artiste vit et travaille à Chambéry, son atelier étant situé place St
Léger. Après avoir suivi une formation à l'école des Beaux-Arts de
Paris, elle se lance dans une carrière picturale où sans cesse elle
recherche au travers d'une écriture très gestuelle, les traces inscrites
au plus profond de l'humain.
A l'origine de cette exposition, le conservateur du Musée André
Liatard, présentait l’œuvre de cette artiste chambérienne regrettant
à cette occasion, cette espèce de coupure traditionnelle qu’il y a
entre Chambéry et Aix les Bains :
« C’est quelque chose d’assez incompréhensible, qui
malheureusement existe dans les mentalités collectives. C’est
d’autant plus amusant que c’est dans la mémoire collective que
Laurence va chercher son inspiration. Une peinture qui va chercher très
très loin, très profondément, très mentalement des signes de la mémoire
collective de l’humanité. Elle a beaucoup peint ces thèmes. Depuis 2
ans son inspiration est beaucoup plus gestuelle, plus graphique. Laurence
laisse courir son imagination, plus spontanée, plus lisible. Laurence ne
cesse d’innover, d’explorer dans des domaines nouveaux. C’est du très
joli travail qui donne un résultat très agréable à voir. Il n’y a
jamais eu autant de créativité qu’aujourd’hui. Pour nous c’est très
agréable d’accueillir de la bonne peinture d’aujourd’hui ». Pour
l’artiste, cette exposition dans la forme et le fond n’a pu avoir lieu
sans cette rencontre avec André Liatard : « Il y avait
une attente de quelque chose d’autre. Et l’exigence du conservateur
m’a stimulé. Lors d’un séjour à Naples, mon regard a été attiré
par des affiches. Arrivée dans mon Atelier, ces affiches ont pris une
autre signification. A partir de toutes ces rencontres est née cette
exposition. J’ai travaillé en toute liberté, tout en sachant qu’il y
avait une urgence ! » Au fil des toiles accrochées dans les salles du rez-de-chaussée, le visiteur peut admirer « Passants 2007 », « Fils du récit », « Rosé Mêle », « Fil à fil », « Destins croisés 1 et 2 », « Se taire », « Filiation »
Le musée est ouvert tous les jours, sauf les lundis et mardis, de 10 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 18 h 00
Conférence
organisée par la Société d’Art et d’Histoire d’Aix-les-Bains
"Un
Train à vapeur en Savoie" un
film d'Henri Billiez réalisé par le Quatra
Pour la même circonstance, l'APMFS avait fait circuler deux autorails des années 1950, pour un adieu à ces matériels bleu et crême prochainement retirés du service. Henri Billiez a réalisé deux films qui seront présentés par François Coppa, président de l'APMFS, lors d'une soirée exceptionnelle au cinéma Victoria I d'Aix-les-Bains.
Mardi 11 décembre, à 20h30 Cinéma Victoria, 36 avenue Victoria,
Aix-les-Bains Entrée gratuite
Les
peintures calmes et sereines d’Abram TOPOR !
Le
musée
Faure présente jusqu’au 16 décembre des œuvres d'Abram Topor
(1903-1992, le père de Roland.
Cette dernière habite Paris mais revient souvent à Aix les Bains
où elle retrouve avec plaisir son amie de toujours Alice, présente à
ses côtés à l’occasion de ce vernissage : « J’ai essayé
de faire de la peinture au début mais mon entourage m’en a dissuadé !
Du coup je me suis passionnée pour l’histoire pour devenir historienne.
Pendant l’occupation nous sommes partis avec ma famille de Paris pour éviter
la rafle et sommes venus en Savoie de 1943 à 45. Par sécurité, moi et
Roland nous étions à St Offenge et nos parents à St Ours. Pendant une
courte période j’ai été même interne en 6ème au lycée
de jeune fille d’Aix les Bains.», avant de préciser que cette
exposition de peintures sur son père a pris naissance il y a 10 ans: « J’ai
rencontré André Liatard à l’occasion d’une exposition sur les œuvres
de Roland réalisée conjointement entre Aix les Bains et Chambéry.
J’avais émis le souhait de réaliser une exposition exclusivement à
Aix les Bains, un lieu très important pour notre famille ! » Nicolas
le fils de Roland, artiste peintre également mais avec sa propre
personnalité devait être présent à ce vernissage, mais il était
retenu à Varsovie où il expose une partie de ses œuvres.
André
Liatard présente Abram Topor En
ouverture du vernissage, André Liatard commissaire de l'exposition,
apporta de nombreux éclairages sur la vie et l'œuvre d'Abram Topor : «
La peinture d'Abram », écrivait son fils Roland Topor, « sont toujours
des paysages psychologiques. Des autoportraits symboliques ». Telle est
la clef de lecture pour ces paysages à priori naïfs, mais qui accaparent
immédiatement le regard du visiteur, et le charment.
De
la maroquinerie à la peinture Singulier
destin que celui de cet artiste-peintre juif polonais, né en 1903, débarqué
à Paris au début des années 30, fraîchement diplômé des Beaux-arts
de Varsovie. Ne pouvant trouver sa subsistance et celle de sa famille dans
l'activité artistique, il reprend en France la maroquinerie, le métier
de son père.
Sculpteur
de formation, c'est cependant dans le dessin et la peinture qu'il trouve
une échappatoire à la dureté de l'existence. Son fils Roland devient un
artiste connu, hors norme, ainsi que nous le connaissons bien à travers
les expositions hommages organisées ces
dernières années dans notre ville.
Car les visions d'Abram sont tendres, emplies de bonhommie et de
profondeur, activant un univers onirique où les cadrages étudiés, les
couleurs en demi-teinte nous amènent à l'essentiel, sans mièvrerie ni
concession. Dans la dernière partie de sa vie, jusqu'à sa disparition en
1992, Abram TOPOR peint et expose de plus en plus. Certes, le succès de
son fils lui permet d'entrer dans le milieu artistique foisonnant du Paris
de la fin du XXème siècle, et tous vont apprécier ce caractère délicat,
cette écriture picturale si intense et si révélatrice où l'animation
vient du cœur.
Ces visions où la nature même est le personnage principal, comme
si Abram TOPOR avait su saisir l'âme profonde des choses. C'est
cette vibration mentale qui nous ravit et nous fait découvrir une flamme
créative qui est l'essence, même de la famille TOPOR. » André
Liatard précise également : « Quand Roland prend son
envol il entraine son père ce qui est souvent le contraire ! Cette
complicité familiale se retrouve sur un des tableaux de cette
l’exposition montrant le père et le fils de dos, regardant un livre.
C’est une peinture très calme posée sereine avec une domination
du vert. C’est du faux naïf, de la vraie peinture avec ces parcs ces
forets c’est tout son univers qu’il résume ainsi ! »
Au fil de la visite, l’amateur d’art découvrira « Le Mur
aux arches », « le Pont (château) », « Le Kiosque
dans le jardin », en passant par « Souvenir de Grenoble »
, « les Nénuphars roses » ou encore « Le Cerf Volant » !
A découvrir obligatoirement ! Musée
Faure 10
boulevard des Côtes 73100
Aix les Bains Tél.
04 79 61 06
57 Le
musée est ouvert tous les jours de la semaine sauf
les lundis, mardis et jours fériés de
10 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 18 h 00.
A LA M.J.C.
Cycle de conférences par André Liatard, Conservateur du Musée Faure 15 novembre : « L’arbre dans la peinture » 6 décembre : « Gustave Courbet » Interventions de 1h30, animées d’un échange avec les participatns Jeudi
18h à 19h30, auditorium, 1er étage, 4 rue vaugelas Entrée :
adhérents 5 € // non adhérents 6 € Renseignements
du lundi au jeudi de 9h à 12H et de 14h à 19h, le vendredi de 9h à 12h
et de 14h à 17h30. Tel. 04.79.35.24.35
3
expositions sur
Robert
DOISNEAU
(1912-1994)
«
Les Doigts plein d'encre » à la Maison des Jeunes de la Culture, pour
une rétrospective sur le monde de
l'école
et de l'enfance,
«
Portraits d'écrivains » à la Bibliothèque Lamartine pour une douzaine
de portraits d'illustres écrivains,
«
Passages et galeries » au Musée Faure évoquant le monde poétique des
passages parisiens et de ses habitants visités dans les années 70.
Robert Doisneau est né le 14 avril 1912 à Gentilly
(Val-de-Marne). Après des études d'Arts graphiques à l'École Estienne
et un diplôme de graveur lithographe, il débute sa carrière de
photographe en 1931 comme opérateur d'André Vigneau. En 1932, il vend
son premier reportage photo (le Marché aux Puces de Paris) à
L'Excelsior. Il est embauché en 1934 comme photographe industriel aux
usines Renault de Boulogne-Billancourt mais sera licencié en 1939 pour
cause d'absences répétées. Il devient alors photographe illustrateur
indépendant. Pendant la guerre il rencontre Charles Rado, fondateur de
l'agence photo Rapho qu'il intégrera en 1946 et qu'il ne quittera
quasiment plus jusqu'à la fin de sa vie. Il ne cessera dès lors de réaliser
des reportages photographiques, la plupart consacrés à l'actualité
parisienne et au Paris populaire mais aussi à divers sujets en province
ou à l'étranger (URSS, Etats-Unis, Yougoslavie,...), qui seront publiés
dans divers magazines comme Life, Paris Match, Vogue, Réalités, Point de
Vue, Regards, La Vie Ouvrière, Femmes, etc.
Le « pêcheur
d'images »
Son travail de "pêcheur d'images" comme il se définissait
lui-même (et non de "chasseur d'images"), est récompensé par
de nombreux prix tels le Prix Kodak en 1947, le Prix Niepce en 1956, le
Grand Prix National de la Photographie en 1983 ou encore le Prix Balzac en
1986.
Les historiens du genre le classent parmi les "photographes de
l'école humaniste", aux côtés de Willy Ronis, Edouard Boubat,
Brassaï, Izis et quelques autres qui se sont tous attachés à
photographier le Paris du XXe siècle. Robert Doisneau prendra sa dernière
photo le 25 septembre 1993 et mourra à Paris le 1er avril 1994, laissant
derrière lui une oeuvre constituée de quelque 450.000 négatifs dont
Paris restera à tout jamais la capitale.
Les images de Doisneau n'ont pas beaucoup vieilli. Chacune des
photographies laissent transparaître sa chaleur, sa finesse, son humour
et sa pudeur. Sa sincérité a toujours su balayer le misérabilisme et sa
sensibilité lui a permis de transfigurer la banalité des situations
qu'il a découvertes et fixées sur la pellicule.
Une marche culturelle !
Ainsi vendredi
les habitués de ces lieux de culture aixois et ceux venus découvrir spécialement
cette superbe exposition de photographie, ont eu droit à une sympathique
marche culturelle, partie de la bibliothèque, avant de se terminer à la
MJC en passant par le Musée Faure !
Avec l’affichage des portraits des grands écrivains que furent
Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Colette, Jean Cocteau, Paul Léautaud,
Jacques Prévert, Raymond Queneau, Georges Simenon, Eugène Ionesco,
Marguerite Duras, Louis Aragon, et d'Albert Camus, la Bibliothèque
municipale accueillaient les premiers visiteurs.
Le « cortège » prenait ensuite la direction du Musée
Faure pour longue en présence d’un nombreux public.
Le conservateur du Musée André Liatard, Jacques Perrin
directeur de la MJC et Anne Caraco directrice de la bibliothèque
ainsi qu’Annette Doisneau la fille ainée du photographe, étaient présents
ainsi que le député maire Dominique Dord et plusieurs adjoints et
conseillers
Pour André Liatard, faire des photos sur Paris était un thème de
prédilection chez Robert Doisneau : « On a toujours
l’impression de ce reportage du chaland dans les boutiques à Paris.
Avec les coupoles, les quais de gare, les grandes perspectives, il trouve
les vues les plus insolites. C’est le Doisneau de l’émotion. Il y a
d’autres grands photographes, mais c’est celui qui a capté le mieux
les émotions. Je tiens à remercier Jacques Vedel qui œuvre au sein de
la MJC, d’avoir eu cette idée d’exposition. Cela a permis de lier des
liens entre nos
3 structures pour un travail qui a pris près d’une année. »
Une
ruelle aixoise portera le nom de Robert Doisneau
Pour Dominique Dord, « cette exposition la France, le Paris
que l’on a dans nos mémoires. Il se disait comme « un pécheur
d’images », un « passant patient » ! Au dernier
conseil municipal, il a été décidé de donner le nom de Robert Doisneau
à une ruelle aixoise.
Pour sa part Annette Doisneau se disait heureuse de cette belle
exposition sur l’oeuvre de son père : «
J’ai eu la chance d’être 15 ans son assistante. Il a réalisé
4 à 500 000 photographies. C’est beau, mais c’est un lourd héritage. »
A la MJC, le public tout aussi nombreux a pu admirer des photos
exclusivement basées sur l’enfance d’où ces tables d’école en
bois placées au centre de la Galerie Vaugelas. Jacques Perrin et le président Philippe
Baudrillard précisaient que
des photos avaient été prêtées par des particuliers et du mobilier par
l’ancien directeur de l’Ecole de Lafin qui avait réuni ces objets
lors de la fête du centenaire de l’école, mais aussi l’école de La
Biolle.
Au sujet de ces photos d’école, Annette Doisneau précisait
qu’un éditeur avait demandé à son père de faire un livre sur les écoles.
Il a ainsi trouvé 2 écoles et comme à son habitude il est resté de
longues heures dans les classes au point de se faire oublier par les
enfants afin de faire des photos d’instantané comme cet enfant sur son
banc qui se retourne pour voir l’heure de la pendule murale placée en
hauteur. A
noter la présence dans ces 3 lieux de la Librairie Parisienne proposant
les œuvres du photographe dédicacées par sa fille. Ces
3 expositions sont visibles jusqu’au au
31 octobre 2007 Annette Doisneau (4eme en partant de la gauche) au Musée Faure
Une vue du public au milieu des pupitres à la MJC
Le
patrimoine du Musée Faure s’enrichit ! Une
noucelle œuvre avec la « Cascade
de Grésy-sur-Aix » de Johann-Jacobus
Ulrich
Retour
sur cette vente aux enchères d’un tableau qui se trouve sur le mur de
gauche, à l’entrée du Musée. André
Liatard, comment s’est passée cette acquisition ? J’ai
été informé de la présence de cette toile pour la vente aux enchères
du 4 juin 2007. Elle était intéressante pour le Musée. Comme il y avait
de nombreux collectionneurs venus notamment de Suisse, il a fallu surenchérir
pour l’obtenir à 6000 €uros, soit un prix final de 6935 €uros avec
les frais. Pourquoi
le choix de ce tableau ? AL :C’est
un peintre romantique suisse très connu qui a beaucoup peint dans la région,
certains de ses tableaux sont au Musée d’Annecy. Le sujet
reproduisant la « Cascade de Grésy-sur-Aix »
vers 1850, est une pièce intéressante pour nous car elle conte
l’histoire locale. On voit très bien la stèle édifiée
par la Reine Hortense en mémoire de son amie la Baronne
Debrocq qui s’est noyée dans ce lieu en 1813. C’est
aussi une vue avec les costumes d’un haut lieu touristique très fréquenté
à cette époque. De
plus c’est un beau tableau romantique et le Musée Faure n’en possède
pas beaucoup de cette période. Quel
a été le dernier achat pour le Musée? AL :
Parmi les derniers achats, en 2006 j’ai acquis une Sanguine d’Aristide
Maillol représentant un nue féminin à sa toilette. Il est exposé au 2ème
étage Comment
se font ces acquisitions ? Je
travaille par opportunité car j’ai beaucoup de gens qui me propose des
tableaux. Mais
il y a aussi des donations comme en 2006 avec le portrait à l’huile du
Docteur Jean Faure vers 1908, un don du petit fils de Paul Dussel, l’ex
associé du Dr Faure (1862-1942). Actuellement
et jusqu’au 24 septembre 2007, le Musée Faure propose une très
belle exposition : « Autour de Guernica »
de Picasso. Musée
Faure, 10, bd des Côtes est ouvert tous les jours sauf les mardis et
jours fériés de 10 à 12 heures et de 13 h 30 à 18 heures. 73100
Aix les bains Tel
04 79 61 06 57 André Liatard à côté de sa dernière acquisition
"Autour
de Guernica" avec les 42 fac-similés de Pablo Picasso
Le
Musée Faure présente ainsi une exposition de 42 fac-similés de
dessins sur papier exécutés en 1937 par Pablo Picasso, alors qu'il réalisait
"Guernica". « La
particularité de cette exposition vient du fait que ce ne sont pas des
originaux mais des fac-similés d’une très grande qualité, achetés
pas très chers par le Musée Faure à l’époque. Une bonne affaire vu
le prix actuel. », précise André Liatard à l’occasion du
vernissage qui s’est déroulé en présence du député Dominique Dord
et de plusieurs élus, avant de poursuivre en présentant le chef d’œuvre : «
GUERNICA est aujourd'hui le deuxième tableau le plus visité au monde après
la JOCONDE, et demeure depuis sa création un des plus grands symboles du
rejet de la barbarie dans le monde moderne, et un manifeste essentiel en
faveur de la paix et de la fraternité des peuples. Il est en même temps
un pamphlet très puissant adressé par Picasso à l’encontre du
franquisme qui touchait à ses racines, son peuple, sa famille, et qui
l'empêchera de retourner dans son pays natal de son vivant. Lorsqu'éclate
la guerre civile en 1936, il accepte des républicains espagnols le titre
de directeur du musée du Prado. Et
lorsqu'en janvier 1937, il reçoit commande de la République espagnole
pour décorer le pavillon réalisé par José-Luis SERT pour l'Exposition
Universelle de Paris prévue pour l'été de la même année, il accepte
avec enthousiasme. Il s'agit d'ailleurs de la première commande
officielle monumentale qu'il reçoit. Il se met rapidement au travail et
trace de nombreuses esquisses sur le thème « le Peintre et son Modèle
», qu'il affectionne particulièrement.
Bombardement
de Guernica et ses 700 morts !
Mais tout bascule le 1er mai, où, à la lecture du
journal « Ce Soir », il apprend, avec cinq jours de décalage le
bombardement de la ville basque de Guernica. Le 26 avril, les avions de la
Légion Condor, escadrille envoyée en mars par Hitler pour soutenir les
troupes franquistes, bombardent et incendient Guernica, y semant mort, désolation
et terreur. Le choc est énorme, Picasso est bouleversé : l'Espagne,
c'est tout son être. Même s'il s'est peu intéressé à la politique
jusque là, la douleur et la souffrance le font immédiatement réagir. Il
met en œuvre, de façon fébrile et passionnelle (« furiosa » en
espagnol) une œuvre consacrée à cet acte de barbarie.
Du 1er mai au 4 juin 1937, dans son atelier parisien de
la rue des Grands-Augustins, il met en chantier une toile de 7.76m x
3,50m, qui évoluera en plusieurs étapes, ainsi que nous le confirment
quatre clichés réalisés par Dora Maar durant ce laps de temps. Il va
tracer dans le même temps quarante-cinq esquisses, quarante-deux sur
papier (présentées à l'exposition du musée Faure), deux sur
contreplaqué et une sur toile. » Cette
exposition fléchée du Musée Faure commémorant les 70 ans de ce
massacre est visible tout l’été et jusqu’au 24 septembre 2007. La
visite débute avec le fac-similé du 1er mai pour se terminer
par celui du 4 juin 1937. Un travail colossal réalisé en 4 semaines,
sachant que Picasso ne travaillant comme à son habitude que la nuit !
Musée
Faure 10
boulevard des Côtes 73100
AIX LES BAINS Tél.
047961 0657 Le musée Faure est ouvert tous les jours sauf les mardis et jours fériés (le 14 Juillet et le 15 Août) de 10 h à 12h et de l3h30 à l8h.
MUSEE
FAURE EXPOSITION
TEMPORAIRE 22
JUIN – 24 SEPTEMBRE 2007 « AUTOUR DE GUERNICA » avec Pablo PICASSO
Picasso,
fervent partisan des républicains, va, durant le mois de mai 1937,
peindre son œuvre majeure, « GUERNICA », vaste toile de
7,70m x 3,50m, où il décrit de façon frappante les malheurs de la
guerre. L’exposition
présente au musée Faure les 42 dessins et esquisses exécutés par
Picasso lorsqu’il préparait l’œuvre, jour après jour. Cette œuvre est un extraordinaire plaidoyer en faveur de la paix, mission que Picasso poursuivra jusqu’à sa mort ...
©succession Picasso.2007.
La
folie des hommes vue par James Coignard !
Le musée Faure présente
actuellement une très belle exposition de peintures de James Coignard.
Muté
en 1948 à Villefranche sur Mer, il intègre l'Ecole des Arts Décoratifs
de Nice. Dès lors, il sera peintre.
Ses
rencontres avec Matisse, Braque et Chagall l'influencent dès les années
50.
Sa
première exposition personnelle a lieu en 1956 en Suède, à Malmô. Dans
les années soixante, il rencontre les jeunes peintres espagnols (Clavé,...),
et découvre en 1968, par son ami Goetz, la gravure au carborundum qui
correspond tout à fait à ses aspirations. Il devient dès lors un grand
maître de l'estampe.
Il
réalise également des sculptures et des tapisseries.
Si son parcours commence par la Côte d'Azur pour s'y poursuivre
aujourd'hui (il vit et travaille à Antibes), il est très itinérant,
vivant une période américaine à la Nouvelle-Orléans (1982-88).
Sa
carrière est émaillée d'expositions collectives et personnelles en
France et dans les pays où son art est totalement reconnu (Scandinavie,
Allemagne, Suisse, Etats-Unis, Canada).
Il
marie souvent son talent à un grand nombre de poètes avec lesquels il
aime faire le chemin le temps d'un livre.
Ses œuvres remplissent les collections de grands musées dans le
monde entier : Bibliothèque nationale, Paris / Nice / Guggenheim New-York
/ British Muséum, Londres / Muséum of Modem Art, San Francisco / Jérusalem
/ Muséum of contemporary Art, Montréal / Dublin ...
Le vernissage s’est déroulé en présence de l'artiste, de Frédérique
Martinengo qui a participé au montage de cette exposition, du député
maire Dominique Dord, de plusieurs conseillers municipaux et d’un
nombreux public.
Le conservateur du Musé André Liatard apportait quelques précisions
toujours appréciées sur cette exposition :
« C’est un très beau travail sur la folie des hommes avec
la parabole des aveugles, et la folie du monde avec les toiles intitulée
Bagdad. C’est une œuvre très pensée, très spirituelle, très intériorisée.
Sur
ses toiles il est très expressif alors qu’il paraît calme en dehors.
Il est aussi un graveur très connu. James fête ses 82 ans et il y a
longtemps que je voulais monter cette exposition. Elle sert à faire
admirer son œuvre. Dans la petite salle à côté sont exposées des
toiles plus anciennes. Pour
moi, c’est un des artistes majeurs de notre époque. » Pour
Dominique Dord, « Chacun doit ressentir une certaine émotion en
regardant vos toiles. Si on entre facilement dans votre travail, c’est
qu’il révèle des symboles qui sont en nous et notamment une certaine
spiritualité. Votre sensibilité éveille la notre ! » Les
nombreux visiteurs attendus peuvent admirer en flânant le
"Portrait", "Mannequin", "Usines" ,
"Badgad I","Bagdad II", "Paysage ovale"
"Hommage à Bruegel" notamment. L’exposition
est visible jusqu'au 11 juin 2007 Musée
Faure, 10, bd des Côtes est ouvert tous les jours sauf les mardis et
jours fériés (1er, 8, 27 mai) de 10 à 12 heures et de 13 h 30 à 18 heures.
James
COIGNARD vu par André Liatard
SECRETS DEVOILES
James COIGNARD est un homme au premier abord affable et discret.
Mais son œuvre nous révèle ses mystères, un monde qui marie l'abstrait
et le concret, et ne cesse d'osciller de l'ombre à la lumière, du
microcosme à l'immensité. Il étire couleur et matière en des ensembles
esthétiques lumineux ou sombres, mais toujours interrogatifs. Monde
parfois évoqué en vastes espaces colorés ponctués d'éléments
graphiques et calligraphiques (son fameux sigle AB), qui, du bleu pur au
rouge le plus flamboyant, tracent des fenêtres qui sont autant de miroirs
à traverser.
Et puis des corps, des visages, très matissiens dans l'approche,
des objets, des villages, toute une écriture semi-abstraite ponctuée de
taches colorées, de fonds très travaillés, grattés, patines, collés
et recolorés, comme si James COIGNARD, par strates successives, arrachait
des pans de sa mémoire. Travail et triturage de matière peut être
engendrés par la découverte, en 1968, de la gravure au carborundum de
son ami Henri GOETZ, qui va lui ouvrir des horizons nouveaux. Il a connu
Matisse, Chagall et les peintres catalans et a su puiser chez eux les éléments
donnant de l'amplitude à son écriture, où l'on devine aussi des
fragments d'art pariétal primitif. Toute la richesse expressive d'un
artiste empreint d'humanité, chez qui la vie côtoie toujours la mort, et
qui porte témoignage des bonheurs et malheurs de son époque.
La splendeur et la plénitude de certaines 'œuvres de James
COIGNARD, peintures et gravures confondues, tels ces extraordinaires
hommages à Lorenzetti, ou cette récente série intitulée « Bagdad »,
nous entraînent en effet à un profond questionnement, parfois
douloureux. L'aspect narratif du travail de l'artiste, que nous avons
souhaité mettre en pleine lumière dans cette exposition, le dispute en
effet à l'esthétique si émotionnelle de son écriture. En cela, James
COIGNARD est bien le missionnaire qui porte témoignage de ses propres
secrets. André
LIATARD
REPERES BIOGRAPHIQUES -
Naît
en 1925 à Tours. -
Entame en 1943 une carrière dans la fonction publique. -
Muté en 1948 à Villefranche sur Mer, il intègre l'Ecole des Arts
Décoratifs de Nice. Dès lors, il sera peintre. -
Ses rencontres avec Matisse, Braque et Chagall l'influencent dès les
années 50. -
Sa première exposition personnelle à lieu en 1956 en Suède, à Malmô. -
Dans les années soixante, il rencontre les jeunes peintres espagnols
(Clavé,...), et découvre en 1968, par son ami Goetz, la gravure au
carborundum qui correspond tout à fait à ses aspirations. Il devient
dès lors un grand maître de l'estampe. -
Il sculpte aussi (Sculptures de verre. Venise.
1961.S-îrie de bronzes en 1977). -
Il réalise en 1975 quatorze tapisseries à Brno (Tchécoslovaquie). -
Si son parcours commence par la Côte d'Azur pour.s'y poursuivre
aujourd'hui (il vit et travaille à Antibes), il est très itinérant,
vivant une période américaine à la Nouvelle-Orléans (1982-88). -
Sa carrière est émaillée d'expositions collectives et personnelles en
France et dans les pays où son art est totalement reconnu (Scandinavie,
Allemagne, Suisse, Etats-Unis, Canada). - Il marie souvent son talent à un grand nombre de poètes avec lesquels il aime faire le chemin le temps d'un livre. -
Il vit aujourd'hui sur la Côte d'Azur, et ses œuvres remplissent les
collections de grands musées dans le monde entier : Bibliothèque
nationale, Paris / Nice / Guggenheim New-York / British Muséum, Londres /
Muséum of Modem Art, San Francisco / Jérusalem / Muséum of contemporary
Art, Montréal / Dublin ...
Armel
Jullien,
une
peinture qui parle d’elle-même !
A
l’occasion du vernissage déroulé en présence de l'artiste, d'élus
locaux et d'un grand nombre de connaisseurs et artistes, le commissaire
de l'exposition André Liatard présenta l’œuvre de ce jeune artiste
(36 ans): « J’ai
découvert Armel grace à des amis communs. A partir de photos que l’on
m’avait transmises, j’ai vite eu le coup de cœur et je suis allé
dans son Atelier à Puy en Velay en Haute Loire. J’ai découvert des
peintures extraordinaires avec un choix de thèmes proches du peintre. Armel
Jullien a beaucoup
d’humilité. Il réalise de la peinture à l’huile et c’est beaucoup
de travail au vue de la grandeur des toiles. Cela respire la gaîté, la
poésie, la tendresse. Il y a le stade photographique puis on passe de
l’autre coté du miroir. C’est
un peintre jeune qui explore sans cesse, toujours en mouvement comme sa très
belle dernière toile représentant sa famille. On apprécie la
quiétude, le bonheur qui émanent de cette famille. Les êtres
humains sont simples, saisissants dans leur expression corporelle, avec
des couleurs éclatantes. Le merveilleux, le rêve, sont présents.
» Très
affable, Armel parle un peu de ses œuvres : « Je pars
parfois de photos mais aussi pour certains tableaux de différentes choses
qui peuvent trainer dans mon atelier. Comme par exemple des chiffons, des
morceaux de plastique. Je reproduis l’ensemble sur un tableau. Du coup
de prime abord, le visiteur peut y voir une sensation de tirer vers
l’abstrait mais ce n’est pas de l’abstrait. Les portrait et objets
dessinés sont dans un style nature morte. » Par
contre Armel
Jullien veut
garder sa liberté et n’a jamais travaillé avec des galeries. C’est
sa première exposition à Aix Les Bains mais le nombre de visiteurs
devrait être important à venir découvrir cette peinture qui parle
d’elle-même. Une exposition à ne pas manquer ! Sa
prochaine exposition se déroulera à Canourge en Lozère. Musée
Faure: 10, bd des Côtes.
Les « 36 poses » de François Fouger !
Les aixois connaissent bien ses réalisations et notamment ceux qui fréquentent assidument le Musée Faure à travers la société d'Art et d'Histoire et ses livres sur le « Lac du Bourget, photographies 1870-1970 », « Le chemin de fer à crémaillère du Revard », ou encore les « 22 balades autour d'Aix-les-Bains ». François Fouger collabore depuis plusieurs années avec le Musée Faure et depuis quelques années il a même créé sa propre édition! Le vernissage de ce « 36 poses », a réuni une foule importante dont de nombreux amis aixois ce qui faisait dire à André Liatard le conservateur du Musée : « Cette exposition permet de nous réunir en famille et de rendre hommage à quelqu’un qui passe souvent inaperçu. Il a une approche à la fois très distanciée et très passionnelle de lieux qu'il connaît à fond, pour en avoir exploré tous les mystères et avoir su en saisir l'état d'esprit si particulier et si charmeur. Trois années de parcours à travers la ville et ses environs proches, ont donné cette exposition où vous découvrirez ou redécouvrirez quelques merveilles cachées. François est l’une des plus belles mémoires d’Aix Les bains et je suis très heureux d’avoir pu monter cette petite exposition de photos. Il a un regard particulier, tout à fait différent de ce que l’on peut voir d’habitude. Il réalise des cadrages qui lui sont propres. Il y a des arrières plans, c’est sympa, c’est du ………… Fouger! » Cette exposition permet d’admirer quelques « must » de François, dans des cadres 40x50 : « Le voyage du pêcheur », « Le Panorama », « L’étang », « Rivière sans retour », « Soleil d’automne », « Quand les arbres étaient grands », « Le Lac », « Rencontre du 3ème type », « La Bête humaine », « Star’Ac :la légende », Paparazzi » ! Le musée Faure, 10, bd des Côtes, est ouvert tous les jours de 10 à 12 heures et de 13 h 30 à 18 heures sauf les mardis.
10
Boulevard des Côtes Exposition
de peintures Armel
Jullien Du 9 février au 7 avril 2007
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Exposition de peintures Jean Rustin Une oeuvre qui suscite plus de questions que de réponses, et interroge sur l’inquiétante évolution de notre société ! Le Musée Faure présente jusqu’au 10 décembre 2006, les peintures de Jean Rustin.
Très réaliste et expressionniste, sa peinture décrit la solitude, la souffrance, l'enfermement, l'hébétude, donc, notre monde contemporain. Le grand historien d'art américain Edward Lucy-Smith parle ainsi de ce peintre : « « Les peintures présentées dans cette exposition appartiennent aux œuvres de maturité de la seconde période de Rustin, caractéristiques la fois par leur mélange de peur, d'érotisme et de désolation, et par leur palette volontairement sobre : blancs, bleus-gris et rosés bleutés ..... MANET, dont la technique présente de nombreux points communs avec celle de RUSTIN, Frans HALS ou GOYA sont parmi les rapprochements qui s'imposent avec le plus d'évidence. En termes picturaux, RUSTIN est sans doute le plus grand virtuose des dernières décennies du XXème siècle. Son mode d'appropriation des méthodes et des valeurs de l'art du passé est bien plus subtil que celui de nombre de ses contemporains. Les références culturelles qui traversent secrètement son œuvre soulignent en réalité davantage la nature strictement contemporaine de ses préoccupations, en particulier l'angoisse de l'isolement dans un monde sans âme et sans dieu. Son travail cependant dépasse, sur le plan symbolique, la simple expression d'une névrose personnelle. Il reflète à la fois la mort de l'espoir et l'effondrement des grands systèmes idéologiques qui ont nourri la pensée du XXème siècle...» Le vernissage s’est déroulé en présence de l’artiste, du député maire Dominique Dord, et de plusieurs membres du Conseil municipal, de Jean Claude Loiseau conseiller général, de Corinne Van Hovel et Maurice Verbaet directrice et membre de la fondation Fustin d’Anvers, ainsi qu’une foule de connaisseurs. Un peintre « énorme » ! Après avoir salué et remercié Jean Rustin d’être présent au vernissage, André Liatard commissaire de cette exposition donna comme à son habitude son analyse très attendue sur l’œuvre présentée : « Je connais de peinture Jean Rustin depuis 20 ans. C’est un peintre hors norme, un peintre « énorme » ! Tous ses personnages regardent les reflets de notre époque. C’est une peinture très intériorisée, très forte, une peinture qui parle d’elle même. » Après avoir souligné en s’adressant au peintre, qu’ il y a très longtemps qu’André Liatard voulait l’ « accrocher » au Musée Faure, Dominique Dord ne cachait pas sa satisfaction de découvrir cette exposition : « C’est une peinture saisissante qui vous prend aux tripes ! Mais une fois passé le 1er regard, on se pose la question de savoir qui est derrière cette peinture. C’est pourquoi il est intéressant que le peintre soit présent à un tel vernissage. C’est une très belle leçon d’humanité avec une leçon de laideur . Ce n’est pas une vision très optimiste des choses mais optimiste : lorsque l’on élève tout, on retrouve l’homme vraiment nu devant sa condition. » Après avoir remercié la Ville et le Musée faure pour cet accueil, Jean Rustin précisait : « Lorsque j’étais jeune, j’étais naïf . Tout le monde aimait tout le monde. Puis sont arrivées les guerres et tout a changé. Au départ j’étais un peintre gai avec des peintures très colorées et un jour j’ai arrêté pour faire ce type de peinture. Pourquoi ? Difficile de le dire ! » La conclusion de ce vernissage revenait à Maurive Verbaet de la fondation d’Anvers : « Jean Rustin n'est plus un inconnu. En effet depuis un certain nombre d'années et surtout depuis la réouverture en mars 2002 de notre Fondation située à Anvers, nous avons parcouru un chemin passionnant et considérable pour la reconnaissance de cette oeuvre majeure, mais il est vrai que jamais on aurait pu obtenir ce résultat sans cette passion commune partagée aujourd'hui par tant de personnes : ces « Ambassadeurs-rustin », comme j'aime les appeler, à commencer par le réseau d'une quinzaine de galeries en France, Hollande, Danemark, Suisse, Espagne, Italie, Belgique. Ensuite les responsables des lieux et espaces publics, des musées, des responsables des centres culturels , des villes et des départements, les écrivains, poètes, journalistes, critiques d'art, cinéastes, les gens de la radio et de la télé,et j'en oublie ! Ces " Ambassadeurs-rustin" forment ce réseau qui nous permet aujourd'hui de mettre en avant une oeuvre capitale quelque fois villipendée il y a à peine une génération. Une oeuvre bien de notre temps qui constamment fait écho à notre condition humaine à notre difficulté d'être: une oeuvre-vérité. Une oeuvre sans doute dérangeante pour certains, bouleversante pour d'autres, mais n'occasionnant jamais l'indifférence. Une oeuvre qui suscite plus de questions que de réponses. Une oeuvre qui colle parfaitement à la personnalité de Jean Rustin. Elle ne fait qu'exprimer ce que le peintre ressent au plus profond de lui-même : notre société et son inquiétante évolution. Je profite de l'occasion pour remercier toutes ces personnes présentes ou non et travaillant souvent dans l'ombre mais qui chacune à leur manière apportent de façon régulière de la valeur ajoutée au but majeur que la Fondation Rustin s'est fixée : La reconnaissance de l'oeuvre Rustin qui trop longtemps à fait défaut. Merci tout particulièrement à nos hôtes de ce soir , la ville d’Aix Les Bains, son maire, André Liatard et toute son équipe qui ont fait un travail magnifique. Musée Faure : 10 Bld des Côtes 73100 Aix-les-Bains Tél. 04 79 61 06 57 Le musée est ouvert tous les jours de 10h à 12h et de 13h30 à 18h, sauf les mardis, le 1 er et le 11 novembre. Photos : Lors de la réception
Semaine du Lundi 17/07 au Dimanche 23/07 Les estampes mythologiques de Georges Braque
En 1890 sa famille s'installe au Havre et pendant le lycée, Georges suit les cours du soir de l'école des Beaux-Arts. En 1904 il installe son premier atelier rue d'Orsel. Le Salon d'Automne lui révèle les Fauves. Il peindra ses premières toiles importantes l'année suivante. En 1907 il séjourne dans le Midi où il peint des toiles marquées par l'atmosphère de Cézanne. Au cours de sa rencontre avec Picasso, il est choqué et fasciné par Les Demoiselles d'Avignon. Georges BRAQUE est surtout connu pour avoir été l'initiateur du cubisme avec Picasso et il va rester toute sa vie fidèle à ses premiers engagements, même s'il abandonne très vite le cubisme basique. Son travail est très intériorisé et se présente comme une évolution très réfléchie où prédominent les natures mortes et les vues d'intérieurs et, dans les dernières années, les figures d'oiseaux devenues très vite emblématiques de l'artiste. Braque n'a cessé de chercher des espaces picturaux nouveaux, des procédés esthétiques permettant de donner une nouvelle vie aux objets ou aux sujets, détournés de leur simple représentation figurative. C'est en 1931-1932, lorsque le marchand d'art Ambroise VOLLARD commande à Braque une série d'estampes, que celui-ci choisit d'illustrer la « Théogonie » du poète grec Hésiode et aborde ainsi des sujets antiques et mythologiques. Ce travail est prétexte à des séries d'eaux-fortes et de lithographies qui émaillent l'œuvre de Braque de 1932 à 1959, toutes déclinant des thèmes antiques : le char, les dieux de l'Olympe, la poésie,.. Braque montre ici une grande virtuosité graphique, parfois très gestuelle, très stylisée, et son sens de la couleur (lithographie avec parfois treize passages de couleurs!). 22 estampes présentées au Musée Faure L'exposition du musée Faure, à travers vingt-deux estampes, retrace ce travail de recherche, sur le prétexte des mythes antiques et de la figure de l'oiseau, avec parfois des variations sur un même thème, avec des « états » d'impression différents, des essais de couleurs et de trait, modifiant à chaque fois l'image originale pour le plus grand bonheur du visiteur. Braque va jusqu’à sa mort rechercher cette réalité nouvelle du cubisme, créer une figuration tout à fait nouvelle. II meurt le 31 août 1963 à Paris. Le vernissage de cette très belle exposition d’été proposée par le Musée Faure, s’est déroulée en présence d’un nombreux public, du député maire Dominique Dord et plusieurs élus. Il revenait à Michel Liatard conservateur du Musée, de présenter l’exposition : « Pour moi Georges Braque est l’un des plus grand peintre du XXème siècle, surtout avec ses natures mortes. Braque est avant tout un coloriste et adorait travailler avec les grands poètes. A sa mort, il a eu droit à des obsèques nationales avec la présence entre autres de Malraux. Le thème de la mythologie utilisé pour cette exposition a rarement été montrée. Elle été réalisée avec le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France, du Château- Musée de Dieppe et de la Galerie Louise Leiris à Paris, mais elle n’a pas été facile à monter. », devait conclure André Liatard ! L’exposition est visible jusqu'au 26 septembre. En 2007, le Musée va revenir sur Picaso
avec un retour sur Garnica à l’occasion du 70ème
anniversaire du bombardement. Entourés des élus, André Liatard présente l'exposition
Semaine du Lundi 22/05 au Dimanche 28/05 Parcours d’enfances !
A l’occasion de l’ouverture de ce festival des "Nuits romantiques" du lac du Bourget, en présence de Jean-Michel Payot, président du festival et de Philippe Cassard le directeur artistique, conservateur du musée Faure André Liatard a convié le public à un parcours musical thématique qu’il a lui même conduit : « On a voulu organiser un petit parcours avec des œuvres du Musée qui sont en relation avec les enfants avec des peintres de culture, des œuvres d’Art. C’est une thématique assez passionnante » Dans l’ordre de la visite, le public a pu admirer tour à tour : « Enfant sous un arbre » une huile sur toile de l’Ecole française du XIX siècle, Napoléon Charles fils aîné de la reine Hortence un marbre blanc et bronze doré de Pierre Curtellier (1757-1831), le « Petit pêcheur Napolitain » de 1874 en terre cuite de Jean Baptiste Carpeaux et qui semble écouter le son sortant de son coquillage qu’il maintient dans ses mains, « Buste de jeune fille » une huile sur toile de Thomas Couture (185-1879), Danseuses mauves un pastel de’Edgar Degas (1834-1917), la « Promenade en barque » une huile sur toile d’Henri Lebusque, « Frère et sœur » un bronze patiné vert sur socle de marbre d’Auguste Rodin (1840-1917), le projet de tombeau de Julia la fille de Lamartine ou encore le Bénitier une faïence de La Forest de 1740 ! Entrée libre Tel. 04 79 61 06 57 Photos : Ouverture des Nuits romantiques
Photo : Le petit pêcheur napolitain
Semaine du Lundi 24/04 au Dimanche 30/04 Sept
ans après Topor revient, mais avec Arrabal !
Roland
Topor à St Offenge ! Roland
Topor est né en 1938 de parents polonais émigrés et a toujours été
très attaché à Aix Les Bains. Enfant juif, pendant la guerre 1939-45,
avec ses parents ils se réfugient à St Offenge et sa 1ère
école fut celle de St Offenge dessus ! Il a ainsi toujours gardé
des relations privilégiées avec des aixois. Sa
formation à l’Ecole des Beaux Arts va faire de lui un pamphlétaire
par l’image hors pair, et il utilise cette arme satirique de la manière
la plus puissante et la plus dérangeante. Il
boit la vie à pleines et joyeuses lampées sans oublier de dénoncer
sans cesse et de provoquer. Sans doute moins brutale que celle d’Arrabal,
son œuvre n’en est pas moins truculente mais tout aussi importante
dans la satire de notre époque et de notre univers. Il
décède en 1997 d’une attaque cérébrale qui met fin à ce
foisonnement créatif. Fernando
Arrabal est né en 1932 à Melilla au Maroc espagnol. Son enfance marquée
par les brutalités de la guerre civile et son adolescence chaotique en
raison d’une santé fragile, expliquent son goût du scandale et de la
dérision. Homme
de cinéma, de théâtre, de poésie, de pamphlet, joueur d’échec
hors norme, peintre dessinateur à ses heures, persiste à travers une
œuvre baroque, dérangeante et hors des sentiers battus en ce dessin de
foudroyer les clichés d’un monde à la fois sauvage et trop policé. Fernando
Arrabal a bousculé les gens bien pensant de l’époque. C’est une création
subversive, une provocation permanente, de la provocation
qui est restée artistique avec de l’humour parfois grinçant. Il
est très connu pour sa production cinématographique où brillent
« Viva la muerte » ou le très lyrique « J’irai
comme un cheval fou ». Il
réalise des dessins jubilatoires avec les thèmes récurrents du cinéma,
du théâtre. Sa production littéraire, livrets poétiques, romans,
essais pamphlétaires et documentaires est considérable, de même que
ses livres de bibliophilie, collaborations avec des illustrateurs comme
Enrico Baj, Baltazar, Cortot, dali, Domy, Jean Miotte, Picasso, Pouperon,
M. Godard, saura, Leloup, Borghesi. « Arrabal
hérite de la lucidité d’un Kafka et de l’humour d’un Jarry. Il
s’apparente dans la violence à Sade ou à Artaud. Mais il est sans
doute le seul à avoir poussé la dérision aussi loin. Son œuvre est
immense. Il a écrit quelques 400 ouvrages, c’est énorme. Ce sont 2
créateurs qui ont tapé dans toutes les possibilités créatives. »,
poursuit André Liatard. La
conclusion revenait à l’invité d’honneur de ce vernissage Fernando
Arrabal : « Roland Topor était mon plus grand ami, le plus
intelligent. Grâce à des gens comme vous, il commence a marcher vers
la gloire qu’il mérite. C’était un très grand poète. » Cette
exposition est visible jusqu’au 12 juin 2006. Musée
Faure 10 boulevard des Côtes, ouvert tous les jours de 10h à 12h et de
13H30 à 18H sauf les mardis et les 1er, 8 et 25 mai ! Photo : Lors du vernissage avec Fernando Arrabal (à gauche)
Photo : Des artistes de la région Pierre Leloup, Yo Caloz Maisonny, Michèle Spinelli, Yvonne Bressy en compagnie de Pierre Azemat, Andre Liatard et Fernando Arrabal
Semaine du Lundi 13/02 au Dimanche 19/02 Le
château mental de Michel Butor
Michel
Butor est l’un des plus grands écrivains et poètes français actuels
et il continue à parcourir le monde, infatigable manieur de mots et
porteur de toute la tradition de la culture française. Il
aime collaborer avec des créateurs de toute horizons, de tous styles,
et de toutes disciplines plastiques. Ce
sont des centaines de travaux qu’il a ainsi accomplis et qui sont
aussi les témoignages de son inébranlable gentillesse, celle d’un
artiste qui n’hésite plus à travailler avec un autre créateur
parfois bien peu connu. L’exposition
proposée par le conservateur du Musée André Liatard s’intitule
« 13 artistes autour de Michel Butor ». L’inauguration
s’est déroulée en présence du député maire Dominique Dord, de
Michel Butor, des artistes et d’un nombreux public. Elle montre ses
travaux en collaboration avec 13 plasticiens d’aujourd’hui :
Serge Assier, Georges Badin, Mylène Besson, Graziella Borghesi,,
Marie-Jo Butor, François Garnier, Maxime Goddard, Joël Leick, Pierer
Leloup, Martin Miguel, Barbara Shôder, Jean Pierre Thomas, Youl. Dans
son allocution d’ouverture, André Liatard ne cachait pas son plaisir
d’accueillir Michel Butor en ces lieux : « Michel est
toujours fringuant, ne sait pas dire non et se retrouve toujours
disponible. Cela me fait plaisir de l’accueillir car j’ai lié des
liens grâce à Pierre Leloup. Ses travaux sont très attachants. Il va
y avoir une grande exposition à la Bibliothèque Nationale avec plus de
60 ans de carrière. » Dominique
Dord appréciait cette réunion d’artistes autour de Michel Butor qui
permet de mélanger les genres tout en saluant la présence de 2
artistes savoyards Pierre Leloup et Mylène Besson. Après
avoir précisé qu’il n’avait pas encore 80 ans (le 14 septembre
seulement !), Michel Butor avouait trouver du plaisir à voir
toutes ses œuvres avec les artistes proposées ainsi au regard des
visiteurs : « Les artistes me proposent de faire des
choses. J’ai toujours envie de faire plaisir et en même temps cela me
fait inventer des choses nouvelles. Ainsi je cherche si un de mes textes
s’adapte ou s’il faut le modifier. J’essaie de comprendre à
travers leurs yeux, leurs mains, leurs pensées et cela me fait ouvrir 1
chambre, 2 chambres ou plus de mon château mental dont vous voyez les
architectes ! » L’exposition
est visible jusqu’au 3 avril 2006. Musée
Faure 10 Boulevard des Côtes. Ouvert tous les jours de la semaine de
10H à 12H et de 13H30 à 18H sauf les lundi et mardi. Tel.
04 79 61 06 57 Photo : Michel Butor (barbu) au côté de Dominique Dord et quelques artistes ayant participé à l’exposition
Photo : Quelques unes des œuvres présentées Semaine du Lundi 9/01 au Dimanche 15/01 La
face cachée du Musée Faure !
Photos : Au
cours du vernissage |