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Les
états d’âme de Marie Morel en forme d’œuvre !
« C’est la 1ere fois que j’installe seulement 3 tableaux
dans la grande salle du musée. Il faut reconnaître que l’endroit le
supporte bien. Lorsque l’on regarde ces tableaux, c’est tout Marie qui
se raconte : nuit, jour, bonheur, tristesse !
Par
rapport à son exposition de 1993, je la trouve plus libérée dans son
travail, et son évolution est positive », précise André Liatard
le conservateur du musée Faure, à l’occasion du vernissage de
l’exposition de Marie Morel présente pour l’occasion.
Enfance
en pleine nature et en milieu artistique
Marie est née en 1954. Elle a vécu toute son enfance en pleine
nature, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Mais le milieu familial très
artistique favorise sa vocation : sa mère Odette Ducarre est peintre
et architecte, son père Robert Morel est écrivain et éditeur !
Marie peint et écrit tout naturellement dans ce terreau familial. A neuf
ans, elle déclare qu'elle sera peintre. Elle ne changera pas d'idée.
Elle fait des études au conservatoire de musique (flûte traversière et
piano), et va en même temps à l’école nationale du cirque à Paris,
tout en continuant de peindre et d’écrire. A vingt, Marie décide de
faire essentiellement de la peinture. De nombreuses expositions la font
connaître dans toute la France, ainsi qu'en Suisse. Elle vit dans un
petit village dans le sud du Jura où elle peint.
Des
choix de vie
André Liatard poursuit : « J'apprécie beaucoup Marie Morel, ses
choix de vie, son personnage de petite bonne femme qui n'a pas l'air d'y
toucher, ses ateliers où l'on peut à peine circuler au milieu d'un
joyeux bazar digne de l'Orient ! Et puis surtout, j'aime son travail:
cette manière de montrer du bout des doigts ce qu'elle a été, ce
qu'elle est, ce qu'elle sera, ses joies, ses émerveillements, ses peines
et ses engagements. Eh oui, elle est comme ça, Marie MOREL, une artiste,
tout simplement.»
Pour la nouvelle conseillère déléguée aux affaires culturelles
Annie Aimonier Davat, cette première a été marquée par un peu d’émotion : «
Peut-on
vraiment dire d'un artiste
qu'il se livre à
nous
au travers, de son
oeuvre ? Oui pour certains,
certainement
pour Marie Morel plus que pour d'autres.
Partant
de la miniature pour atteindre le grand
format,
Marie Morel nous convie à partager ce qu'en
son
fort intérieur
elle se
refuse de concentrer
davantage,
petits bonheurs ou
grandes
joies, moment de paix ou de révolte. Cette
écriture proche
du hiéroglyphe, notre coeur la
déchiffre
sans
effort
et s'en
émeut. »
A travers cette superbe exposition où petits et très grands
formats se mêlent avec toujours autant de précisions et de délicatesse
dans le geste, les nombreux visiteurs attendus pourront admirer entre
autres « L’espace intérieur »,
«
Tableau pour Robert Morel », « Tu es mon amour », « La Forêt verte »,
« Je m’interroge », « Pensées », « J’aime la Liberté »,
« L’Arbre est en fleurs », « Les oiseaux dans la forêt » ou
encore « Les Fantasmes secrets de la nuit »!
L’exposition est visible jusqu'au 16 juin 2008 au Musée Faure,
10 boulevard des Côtes, tous les jours, sauf mardi et jours fériés, de
10 à 12h et de 13h30 à 18h.
André
Liatard en compagnie de Marie Morel devant une de ses oeuvres
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A
la découverte du peintre danois Asger Jorn, peu connu en France mais star
en pays scandinaves !
Après Laurence Courto et ses peintures récentes, le Musée
Faure présente sa 2ème exposition de l’année 2008 consacrée
aux estampes d’Asger Jorn, artiste danois co-fondateur du groupe COBRA,
et sans doute un artiste majeur de la 2ème moitié du XXème
siècle.
Le vernissage s’est déroulé en présence de Dominique Dord,
de Christian Piffeteau et
d’un public relativement nombreux.
En préambule, André Liatard le conservateur du Musée Faure présentait
avec toujours autant de précision, cet artiste pas très connu en France : « Asger
Jorn est sans doute le plus grand peintre danois du XXème siècle.
Co-fondateur en 1948 du groupe Cobra, avec Appel, Dotremont, Corneille, il
va être durant les vingt années suivantes l'une des figures de proue de
l’avant-garde artistique d'Europe du Nord, une culture scandinave,
hollandaise, flamande mais sans racine latine ou anglo saxone!
Communiste
jusqu'en 1948, puis fondateur en 1957 de l'Internationale Situationniste,
il est partisan d'un art immédiat, d'où la figuration n'est jamais
vraiment absente.
Cet art militantiste, Asger Jorn
va le pratiquer de façon nomade, de la Scandinavie à l'Italie, en séjournant
très souvent en France.
Et c'est à Paris, dans les années soixante, qu'il rencontre son
compatriote, Peter Bramsen, lithographe à l'Atelier Clôt, rue Vieille du
Temple. Cette amitié privilégiée va déboucher sur l'édition de
magnifiques estampes de pur style Cobra, dont beaucoup sont accrochées
aux murs du Musée Faure à l’occasion de cette exposition.
Parallèlement à notre exposition, une exposition de peintures de
Jorn est organisée à la Maison du Danemark à Paris. »
Cette exposition parisienne démontre l’importance de ce peintre
très peu connu en France. Par contre dans l’Europe du Nord, c’est une
star, ce qui faisait dire à André Liatard :
« C’est une chance pour nous d’avoir cette exposition
dans nos murs. Pour moi Asger Jorn est l’un des plus grand peintre
du 20eme siècle. Ce travail a 40 ans, mais il pourrait être actuel. Un
art contemporain avec des œuvres qui ne vont pas vieillir. »,
avant de conclure son
intervention en remerciant chaleureusement
Christian Bramsen, fils de Peter, pour le prêt de ces 26 œuvres
magistrales.
L’exposition
est visible jusqu’au 7 Avril 2008
Musée
Faure
10
boulevard des Côtes
73100
Aix les Bains
Tél.
04 79 61 06 57
e.mail
: museefaure@aixlesbains.fr
Le
musée est ouvert tous les jours, sauf les mardis et les 23 et 24 mars, de
10 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 18 h 00

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Laurence
Courto au Musée
Faure
A
la recherche de la mémoire collective de l’humanité
Le musée Faure présente une exposition d'œuvres récentes de
Laurence Courto : "Marques déposées".
Cette
artiste vit et travaille à Chambéry, son atelier étant situé place St
Léger. Après avoir suivi une formation à l'école des Beaux-Arts de
Paris, elle se lance dans une carrière picturale où sans cesse elle
recherche au travers d'une écriture très gestuelle, les traces inscrites
au plus profond de l'humain.
A l'origine de cette exposition, le conservateur du Musée André
Liatard, présentait l’œuvre de cette artiste chambérienne regrettant
à cette occasion, cette espèce de coupure traditionnelle qu’il y a
entre Chambéry et Aix les Bains :
« C’est quelque chose d’assez incompréhensible, qui
malheureusement existe dans les mentalités collectives. C’est
d’autant plus amusant que c’est dans la mémoire collective que
Laurence va chercher son inspiration. Une peinture qui va chercher très
très loin, très profondément, très mentalement des signes de la mémoire
collective de l’humanité. Elle a beaucoup peint ces thèmes. Depuis 2
ans son inspiration est beaucoup plus gestuelle, plus graphique. Laurence
laisse courir son imagination, plus spontanée, plus lisible. Laurence ne
cesse d’innover, d’explorer dans des domaines nouveaux. C’est du très
joli travail qui donne un résultat très agréable à voir. Il n’y a
jamais eu autant de créativité qu’aujourd’hui. Pour nous c’est très
agréable d’accueillir de la bonne peinture d’aujourd’hui ».
Pour
l’artiste, cette exposition dans la forme et le fond n’a pu avoir lieu
sans cette rencontre avec André Liatard : « Il y avait
une attente de quelque chose d’autre. Et l’exigence du conservateur
m’a stimulé. Lors d’un séjour à Naples, mon regard a été attiré
par des affiches. Arrivée dans mon Atelier, ces affiches ont pris une
autre signification. A partir de toutes ces rencontres est née cette
exposition. J’ai travaillé en toute liberté, tout en sachant qu’il y
avait une urgence ! »
Au fil des toiles accrochées dans les salles du rez-de-chaussée,
le visiteur peut admirer « Passants
2007 », « Fils du récit », « Rosé
Mêle », « Fil
à fil », « Destins
croisés 1 et 2 », « Se
taire », « Filiation »
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Exposition
Les peintures « Marques Déposées »
de Laurence
COURTO au Musée Faure du 11 Janvier au 11 Février 2008
Le
musée est ouvert tous les jours, sauf les lundis et mardis, de 10 h 00 à
12 h 00 et de 13 h 30 à 18 h 00

Conférence
organisée par la Société d’Art et d’Histoire d’Aix-les-Bains
"Un
Train à vapeur en Savoie"
un
film d'Henri Billiez réalisé par le Quatra
A l'occasion des fêtes du 150e anniversaire du premier coup de pioche
des travaux de percement du tunnel ferroviaire du Fréjus, à Modane,
l'APMFS, Association pour la Préservation du Matériel Ferroviaire
Savoyard, la SNCF et RFF ont fait circuler un train à vapeur entre Lyon,
Ambérieu, Aix-les-Bains et Modane tracté par une locomotive historique,
construite aux États-Unis en 1946, la 141 R 420 entretenue par une
association de Clermond-Ferrand. Les parcours savoyards de ce train,
effectués les 29 et 30 septembre 2007, ont été filmés par une
quinzaine de vidéastes dont les images ont été rassemblées et montées
par le Quatra, Association Aixoise d'Art Audiovisuel.
Pour la même circonstance, l'APMFS avait fait circuler deux autorails
des années 1950, pour un adieu à ces matériels bleu et crême
prochainement retirés du service. Henri Billiez a réalisé deux films
qui seront présentés par François Coppa, président de l'APMFS, lors
d'une soirée exceptionnelle au cinéma Victoria I d'Aix-les-Bains.
Mardi 11 décembre, à 20h30
Cinéma Victoria, 36 avenue Victoria,
Aix-les-Bains
Entrée
gratuite

Les
peintures calmes et sereines d’Abram TOPOR !
Le
musée
Faure présente jusqu’au 16 décembre des œuvres d'Abram Topor
(1903-1992, le père de Roland.
Le vernissage s’est déroulé en présence d’un nombreux public
d’amateurs d’art, d’élus et en présence de la fille de l'artiste,
Hélène Almieda-Topor.
Cette dernière habite Paris mais revient souvent à Aix les Bains
où elle retrouve avec plaisir son amie de toujours Alice, présente à
ses côtés à l’occasion de ce vernissage : « J’ai essayé
de faire de la peinture au début mais mon entourage m’en a dissuadé !
Du coup je me suis passionnée pour l’histoire pour devenir historienne.
Pendant l’occupation nous sommes partis avec ma famille de Paris pour éviter
la rafle et sommes venus en Savoie de 1943 à 45. Par sécurité, moi et
Roland nous étions à St Offenge et nos parents à St Ours. Pendant une
courte période j’ai été même interne en 6ème au lycée
de jeune fille d’Aix les Bains.», avant de préciser que cette
exposition de peintures sur son père a pris naissance il y a 10 ans: « J’ai
rencontré André Liatard à l’occasion d’une exposition sur les œuvres
de Roland réalisée conjointement entre Aix les Bains et Chambéry.
J’avais émis le souhait de réaliser une exposition exclusivement à
Aix les Bains, un lieu très important pour notre famille ! »
Nicolas
le fils de Roland, artiste peintre également mais avec sa propre
personnalité devait être présent à ce vernissage, mais il était
retenu à Varsovie où il expose une partie de ses œuvres.
André
Liatard présente Abram Topor
En
ouverture du vernissage, André Liatard commissaire de l'exposition,
apporta de nombreux éclairages sur la vie et l'œuvre d'Abram Topor :
«
La peinture d'Abram », écrivait son fils Roland Topor, « sont toujours
des paysages psychologiques. Des autoportraits symboliques ». Telle est
la clef de lecture pour ces paysages à priori naïfs, mais qui accaparent
immédiatement le regard du visiteur, et le charment.
De
la maroquinerie à la peinture
Singulier
destin que celui de cet artiste-peintre juif polonais, né en 1903, débarqué
à Paris au début des années 30, fraîchement diplômé des Beaux-arts
de Varsovie. Ne pouvant trouver sa subsistance et celle de sa famille dans
l'activité artistique, il reprend en France la maroquinerie, le métier
de son père.
Sculpteur
de formation, c'est cependant dans le dessin et la peinture qu'il trouve
une échappatoire à la dureté de l'existence. Son fils Roland devient un
artiste connu, hors norme, ainsi que nous le connaissons bien à travers
les expositions hommages organisées ces
dernières années dans notre ville.
Car les visions d'Abram sont tendres, emplies de bonhommie et de
profondeur, activant un univers onirique où les cadrages étudiés, les
couleurs en demi-teinte nous amènent à l'essentiel, sans mièvrerie ni
concession. Dans la dernière partie de sa vie, jusqu'à sa disparition en
1992, Abram TOPOR peint et expose de plus en plus. Certes, le succès de
son fils lui permet d'entrer dans le milieu artistique foisonnant du Paris
de la fin du XXème siècle, et tous vont apprécier ce caractère délicat,
cette écriture picturale si intense et si révélatrice où l'animation
vient du cœur.
Ces visions où la nature même est le personnage principal, comme
si Abram TOPOR avait su saisir l'âme profonde des choses.
C'est
cette vibration mentale qui nous ravit et nous fait découvrir une flamme
créative qui est l'essence, même de la famille TOPOR. »
André
Liatard précise également : « Quand Roland prend son
envol il entraine son père ce qui est souvent le contraire !
Cette
complicité familiale se retrouve sur un des tableaux de cette
l’exposition montrant le père et le fils de dos, regardant un livre.
C’est une peinture très calme posée sereine avec une domination
du vert. C’est du faux naïf, de la vraie peinture avec ces parcs ces
forets c’est tout son univers qu’il résume ainsi ! »
Au fil de la visite, l’amateur d’art découvrira « Le Mur
aux arches », « le Pont (château) », « Le Kiosque
dans le jardin », en passant par « Souvenir de Grenoble »
, « les Nénuphars roses » ou encore « Le Cerf Volant » !
A découvrir obligatoirement !
Musée
Faure
10
boulevard des Côtes
73100
Aix les Bains
Tél.
04 79 61 06
57
Le
musée est ouvert tous les jours de la semaine
sauf
les lundis, mardis et jours fériés
de
10 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 18 h 00.
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CONFERENCES
A LA M.J.C.
Histoire de l’Art
Cycle
de conférences par André Liatard, Conservateur du Musée Faure
15
novembre : « L’arbre dans la peinture »
6 décembre :
« Gustave Courbet »
Interventions
de 1h30, animées d’un échange avec les participatns
Jeudi
18h à 19h30, auditorium, 1er étage, 4 rue vaugelas
Entrée :
adhérents 5 € // non adhérents 6 €
Renseignements
du lundi au jeudi de 9h à 12H et de 14h à 19h, le vendredi de 9h à 12h
et de 14h à 17h30. Tel. 04.79.35.24.35
3
expositions sur
Robert
DOISNEAU
(1912-1994)
Un triptyque de qualité pour les 3 principaux lieux culturels aixois
associés pour la 1ère fois dans une même exposition en
hommage au photographe français Robert DOISNEAU:
«
Les Doigts plein d'encre » à la Maison des Jeunes de la Culture, pour
une rétrospective sur le monde de
l'école
et de l'enfance,
«
Portraits d'écrivains » à la Bibliothèque Lamartine pour une douzaine
de portraits d'illustres écrivains,
«
Passages et galeries » au Musée Faure évoquant le monde poétique des
passages parisiens et de ses habitants visités dans les années 70.
Robert Doisneau est né le 14 avril 1912 à Gentilly
(Val-de-Marne). Après des études d'Arts graphiques à l'École Estienne
et un diplôme de graveur lithographe, il débute sa carrière de
photographe en 1931 comme opérateur d'André Vigneau. En 1932, il vend
son premier reportage photo (le Marché aux Puces de Paris) à
L'Excelsior. Il est embauché en 1934 comme photographe industriel aux
usines Renault de Boulogne-Billancourt mais sera licencié en 1939 pour
cause d'absences répétées. Il devient alors photographe illustrateur
indépendant. Pendant la guerre il rencontre Charles Rado, fondateur de
l'agence photo Rapho qu'il intégrera en 1946 et qu'il ne quittera
quasiment plus jusqu'à la fin de sa vie. Il ne cessera dès lors de réaliser
des reportages photographiques, la plupart consacrés à l'actualité
parisienne et au Paris populaire mais aussi à divers sujets en province
ou à l'étranger (URSS, Etats-Unis, Yougoslavie,...), qui seront publiés
dans divers magazines comme Life, Paris Match, Vogue, Réalités, Point de
Vue, Regards, La Vie Ouvrière, Femmes, etc.
Le « pêcheur
d'images »
Son travail de "pêcheur d'images" comme il se définissait
lui-même (et non de "chasseur d'images"), est récompensé par
de nombreux prix tels le Prix Kodak en 1947, le Prix Niepce en 1956, le
Grand Prix National de la Photographie en 1983 ou encore le Prix Balzac en
1986.
Les historiens du genre le classent parmi les "photographes de
l'école humaniste", aux côtés de Willy Ronis, Edouard Boubat,
Brassaï, Izis et quelques autres qui se sont tous attachés à
photographier le Paris du XXe siècle. Robert Doisneau prendra sa dernière
photo le 25 septembre 1993 et mourra à Paris le 1er avril 1994, laissant
derrière lui une oeuvre constituée de quelque 450.000 négatifs dont
Paris restera à tout jamais la capitale.
Les images de Doisneau n'ont pas beaucoup vieilli. Chacune des
photographies laissent transparaître sa chaleur, sa finesse, son humour
et sa pudeur. Sa sincérité a toujours su balayer le misérabilisme et sa
sensibilité lui a permis de transfigurer la banalité des situations
qu'il a découvertes et fixées sur la pellicule.
Une marche culturelle !
Ainsi vendredi
les habitués de ces lieux de culture aixois et ceux venus découvrir spécialement
cette superbe exposition de photographie, ont eu droit à une sympathique
marche culturelle, partie de la bibliothèque, avant de se terminer à la
MJC en passant par le Musée Faure !
Avec l’affichage des portraits des grands écrivains que furent
Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Colette, Jean Cocteau, Paul Léautaud,
Jacques Prévert, Raymond Queneau, Georges Simenon, Eugène Ionesco,
Marguerite Duras, Louis Aragon, et d'Albert Camus, la Bibliothèque
municipale accueillaient les premiers visiteurs.
Le « cortège » prenait ensuite la direction du Musée
Faure pour longue en présence d’un nombreux public.
Le conservateur du Musée André Liatard, Jacques Perrin
directeur de la MJC et Anne Caraco directrice de la bibliothèque
ainsi qu’Annette Doisneau la fille ainée du photographe, étaient présents
ainsi que le député maire Dominique Dord et plusieurs adjoints et
conseillers
Pour André Liatard, faire des photos sur Paris était un thème de
prédilection chez Robert Doisneau : « On a toujours
l’impression de ce reportage du chaland dans les boutiques à Paris.
Avec les coupoles, les quais de gare, les grandes perspectives, il trouve
les vues les plus insolites. C’est le Doisneau de l’émotion. Il y a
d’autres grands photographes, mais c’est celui qui a capté le mieux
les émotions. Je tiens à remercier Jacques Vedel qui œuvre au sein de
la MJC, d’avoir eu cette idée d’exposition. Cela a permis de lier des
liens entre
nos
3 structures pour un travail qui a pris près d’une année. »
Une
ruelle aixoise portera le nom de Robert Doisneau
Pour Dominique Dord, « cette exposition la France, le Paris
que l’on a dans nos mémoires. Il se disait comme « un pécheur
d’images », un « passant patient » ! Au dernier
conseil municipal, il a été décidé de donner le nom de Robert Doisneau
à une ruelle aixoise.
Pour sa part Annette Doisneau se disait heureuse de cette belle
exposition sur l’oeuvre de son père : «
J’ai eu la chance d’être 15 ans son assistante. Il a réalisé
4 à 500 000 photographies. C’est beau, mais c’est un lourd héritage. »
A la MJC, le public tout aussi nombreux a pu admirer des photos
exclusivement basées sur l’enfance d’où ces tables d’école en
bois placées au centre de la Galerie Vaugelas. Jacques Perrin et le président Philippe
Baudrillard précisaient que
des photos avaient été prêtées par des particuliers et du mobilier par
l’ancien directeur de l’Ecole de Lafin qui avait réuni ces objets
lors de la fête du centenaire de l’école, mais aussi l’école de La
Biolle.
Au sujet de ces photos d’école, Annette Doisneau précisait
qu’un éditeur avait demandé à son père de faire un livre sur les écoles.
Il a ainsi trouvé 2 écoles et comme à son habitude il est resté de
longues heures dans les classes au point de se faire oublier par les
enfants afin de faire des photos d’instantané comme cet enfant sur son
banc qui se retourne pour voir l’heure de la pendule murale placée en
hauteur.
A
noter la présence dans ces 3 lieux de la Librairie Parisienne proposant
les œuvres du photographe dédicacées par sa fille.
Ces
3 expositions sont visibles jusqu’au au
31 octobre 2007
Annette
Doisneau (4eme en partant de la gauche) au Musée Faure
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Une
vue du public au milieu des pupitres à la MJC
La
photographie montrant le gosse regardant la pendule murale de la classe
en
diaporama

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Le
patrimoine du Musée Faure s’enrichit !
Une
noucelle œuvre avec la « Cascade
de Grésy-sur-Aix » de Johann-Jacobus
Ulrich
Par
l’intermédiaire de son conservateur André Liatard, le Musée Faure a
acquis le 4 juin 2007 à la
salle des ventes de Maître Jacques Lafaury, une toile de 32 par 40.5 cm :
la « Cascade
de Grésy-sur-Aix »,
du peintre suisse Johann-Jacobus
Ulrich (1798-1877).
Retour
sur cette vente aux enchères d’un tableau qui se trouve sur le mur de
gauche, à l’entrée du Musée.
André
Liatard, comment s’est passée cette acquisition ?
J’ai
été informé de la présence de cette toile pour la vente aux enchères
du 4 juin 2007. Elle était intéressante pour le Musée. Comme il y avait
de nombreux collectionneurs venus notamment de Suisse, il a fallu surenchérir
pour l’obtenir à 6000 €uros, soit un prix final de 6935 €uros avec
les frais.
Pourquoi
le choix de ce tableau ?
AL :C’est
un peintre romantique suisse très connu qui a beaucoup peint dans la région,
certains de ses tableaux sont au Musée d’Annecy. Le sujet
reproduisant la « Cascade de Grésy-sur-Aix »
vers 1850, est une pièce intéressante pour nous car elle conte
l’histoire locale. On voit très bien la stèle édifiée
par la Reine Hortense en mémoire de son amie la Baronne
Debrocq qui s’est noyée dans ce lieu en 1813.
C’est
aussi une vue avec les costumes d’un haut lieu touristique très fréquenté
à cette époque.
De
plus c’est un beau tableau romantique et le Musée Faure n’en possède
pas beaucoup de cette période.
Quel
a été le dernier achat pour le Musée?
AL :
Parmi les derniers achats, en 2006 j’ai acquis une Sanguine d’Aristide
Maillol représentant un nue féminin à sa toilette. Il est exposé au 2ème
étage
Comment
se font ces acquisitions ?
Je
travaille par opportunité car j’ai beaucoup de gens qui me propose des
tableaux.
Mais
il y a aussi des donations comme en 2006 avec le portrait à l’huile du
Docteur Jean Faure vers 1908, un don du petit fils de Paul Dussel, l’ex
associé du Dr Faure (1862-1942).
Actuellement
et jusqu’au 24 septembre 2007, le Musée Faure propose une très
belle exposition : « Autour de Guernica »
de Picasso.
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