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I N F O R M A T I O N S R E L I G I E U S E S |
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SEMAINE
du 24
JUILLET au 1er
AOÛT 2010
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SAMEDI 24
JUILLET : Messe Dominicale
anticipée à 18 h à Notre Dame ·
DIMANCHE 25 JUILLET :
Messe à Notre Dame à
9 h 15 - 10 h 45 et 19 h 30 à MOUXY
Mini-Retraite champêtre à la Chapelle de Clarafond à 15
h 30 .
Le départ a lieu à15 h Place de l’Eglise Notre Dame en
voiture particulière :
Appel aux propriétaires de voiture pour passer prendre ceux qui
n’ont pas de moyen de locomotion
Retour
pour 19 h
Le thème en sera : « Le
Message Spirituel de Charles Péguy »
Exposé
, Partage, Eucharistie . ·
MERCREDI
28 JUILLET : Chapelet médité à 17 h 15 et
Messe à 18 h à
Notre Dame
A 20 h 30 au Vieux Moulin :
temps de prière avec le Renouveau Charismatique ·
JEUDI 29
JUILLET : Ste Marthe Messe
à 18 h à Notre Dame suivie
d’un temps d’Adoration jusqu’à 19 h 30 ·
VENDREDI 30
JUILLET : Messe à 18 h
suivie des Vêpres méditées à Notre Dame
Possibilité de confession individuelle
de 17 h à 18 h ·
SAMEDI 31
JUILLET :
Messe Dominicale anticipée à 18 h à Notre Dame
Mariages à Notre
Dame de Nicolas de BONY et
Christelle VARAN
‘
‘ ‘
Fabien PEIGNEUX et
Caroline CHALAYE
à St Innocent de Jérôme
PRABEL et Caroline
MOTTET
à
Drumettaz de Nicolas
CHANVILLARD et Mélanie
EXERTIER
‘ ‘
‘
de Rémy THIEBAUlt et
Séverine PRUNIER
à Tresserve de
Nicolas CAMBIRASIO et Eugénia
NOUBEAU ·
DIMANCHE 1er
AOÛT : Messes à 9 h 15
et 10 h 45 à Notre
Dame et le soir Messe
à 19 h 30 à MOUXY ·
Côteaux du Revard : à 9 h 15 Messe à
Viviers de Lac ·
Bords du Lac :
à 10 h 45 Messe à
Saint Joseph ·
Par décision de la Mairie, le Parking de la Chaudanne
est ouvert et gratuit le Dimanche de 9 h à 13 h 45 ·
Vous pouvez donner des intentions de Messe après
chaque Messe en Sacristie. ·
Ceux qui désirent des bougies peuvent en trouver au
fond de l’église ou en Sacristie
entre 17 et 19 h et
le Dimanche entre 9 h et 12 h ·
La Bibliothèque Paroissiale est ouverte le Vendredi de
15 h à
17 h 30
Dossier
sur la polémique sur la lutte contre le SIDA en Afrique 4 textes : -
Déclaration des évêques du Cameroun -
Mise au point de l'évêque de Pontoise, Mgr Jean-Yves Riocreux -
Communiqué de la Fédération africaine d’action
familiale -
Point de vue sur l’attitude des médias occidentaux 1. Benoît XVI et le SIDA : Déclaration des évêques du Cameroun ROME, Mercredi 25 mars 2009 (ZENIT.org)
- Nous reprenons ci-dessous le texte publié par les évêques du
Cameroun concernant la déclaration que le pape Benoît XVI a faite
concernant la lutte contre le SIDA, dans le cadre de son voyage en
Afrique, au Cameroun et en Angola du 17 au 23 mars. DECLARATION DE LA CONFERENCE EPISCOPALE NATIONALE DU CAMEROUN RELATIVE AU MESSAGE DU SAINT-PERE SUR LA LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA LORS DE SA VISITE APOSTOLIQUE AU CAMEROUN. Après la visite de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI au Cameroun, une certaine presse s'est fait l'écho d'un malaise qu'auraient suscité les propos du Saint-Père sur l'usage des préservatifs et sur le VIH/SIDA. Cette presse ne cesse de traiter d'irresponsable la position du Pape au sujet de l'usage des préservatifs et donne à croire que ses propos sur ce sujet ont eu un effet négatif et porté un coup de froid sur sa visite au Cameroun. Consciente des enjeux d'une telle désinformation, la Conférence Episcopale Nationale du Cameroun, par la voix de son Président, S.E. Mgr. Victor Tonye Bakot, fait la mise au point suivante : Alors que le Pape se trouvait dans l'avion qui devait l'amener jusqu'au Cameroun, il a accordé une interview à la presse à bord du même avion. Cette interview s'est limitée à six questions dont la cinquième à polémique posée par le journaliste de France2 Philippe Visseyrias : « Votre Sainteté, parmi les nombreux maux qui affligent l'Afrique, il y a également en particulier celui de la diffusion du Sida. La position de l'Eglise Catholique sur la façon de lutter contre celui-ci est souvent considérée comme n'étant pas réaliste et efficace. Affronterez-vous ce thème au cours du voyage ? ». Voici in extenso la réponse du Saint-Père : « Je dirais le contraire : je pense que la réalité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est précisément l'Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses différentes réalités. Je pense à la Communauté de Saint'Egidio qui accomplit tant, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le Sida, aux Camilliens, et tant d'autres, et d'autres, à toutes les sœurs qui sont au service des malades. Je dirais qu'on ne peut pas surmonter ce problème du sida uniquement avec de l'argent, pourtant nécessaire. Si on n'y met pas de l'âme, si les Africains n'aident pas [en engageant leur responsabilité personnelle], on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution des préservatifs : au contraire, ils augmentent le problème. La solution ne peut se trouver que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c'est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui apporte avec soi une nouvelle manière de se comporter l'un envers l'autre, et le deuxième, une véritable amitié également et surtout pour les personnes qui souffrent, la disponibilité, même au prix de sacrifices, de renoncements personnels, à être proches de ceux qui souffrent. Tels sont les facteurs qui aident et qui et qui conduisent à des progrès visibles. Je dirais donc cette double force de renouveler l'homme intérieurement, de donner une force spirituelle et humaine pour un juste comportement à l'égard de son propre corps et de celui de l'autre, et cette capacité de souffrir avec ceux qui souffrent, de rester présents dans les situations d'épreuve. Il me semble que c'est la juste réponse, et c'est ce que fait l'Eglise, offrant ainsi une contribution très grande et importante. Nous remercions tous ceux qui le font. » Les évêques du Cameroun s'étonnent de ce que les journalistes ne retiennent de cette déclaration du Pape tout à fait complète que l'opposition aux préservatifs, occultant toute l'action de l'Eglise sur la lutte contre le sida et la prise en charge des malades. Ils s'étonnent surtout de ce que la presse veuille faire croire à un malaise de l'opinion camerounaise pendant la visite du Saint-Père, consécutivement à ses déclarations. L'épiscopat camerounais souligne et de manière très forte, que les Camerounais ont accueilli avec joie et enthousiasme le Pape Benoît XVI, confirmant ainsi leur hospitalité légendaire. Il ne nie pour autant pas la réalité du sida, ni son effet dévastateur dans les familles au Cameroun. Le Saint-Père met l'homme au centre de ses préoccupations et rappelle l'enseignement du Christ et de l'Eglise. L'engagement de l'Eglise Catholique auprès des personnes vivant avec le virus du Sida, l'accompagnement des personnes infectées et affectées sont des priorités pour l'Eglise Catholique. L'accompagnement des personnes et des familles ainsi que l'enseignement de l'Eglise permettent à chacun de se valoriser dans sa dignité de fils adoptif de Dieu. Cette dignité oblige à porter un regard neuf sur l'autre et sur le monde. Au lieu de chercher des expédients, l'Eglise propose à l'homme des valeurs pérennes. L'Eglise catholique est partout engagée quotidiennement dans la lutte contre le sida. A cet égard, elle a mis en place des structures adaptées pour l'accueil, le suivi et le traitement des personnes infectées du VIH. Cette assistance est à la fois morale, psychologique, nutritionnelle, médicale et spirituelle. Voilà le premier message du Saint-Père sur le sida. A côté de cette action multiforme et constante, l'Eglise, force morale, a l'impérieux devoir de rappeler aux chrétiens que toute pratique sexuelle en dehors du mariage et non rangée est dangereuse et propice à la diffusion du sida. C'est pourquoi elle prône l'abstinence pour les célibataires et la fidélité au sein du couple. C'est son devoir. Elle ne saurait s'y soustraire. Voilà le second message du Saint-Père. Les Evêques du Cameroun regrettent par conséquent que les médias occidentaux notamment aient oublié les autres aspects pourtant essentiels du message africain du Saint Père sur la pauvreté, la réconciliation, la justice et la paix. Ceci est très grave, lorsqu'on sait le nombre de morts que causent d'autres maladies en Afrique et sur lesquelles il n'y a aucune publicité véritable ; lorsqu'on sait le nombre de morts que causent en Afrique les luttes fratricides dues aux injustices et à la pauvreté. Avec le Pape, les Evêques du Cameroun rappellent à tous les chrétiens et à tous les Camerounais : 1) Que les rapports sexuels ont pour finalité première la procréation voulue par Dieu lui-même au début de la création. Le mariage entre un homme et une femme est le cadre idéal voulu par Dieu pour cette procréation. 2) Que l'Eglise catholique ne méprise pas les malades du Sida et n'encourage nullement la propagation de la maladie ainsi qu lui prêtent certains médias. Elle est et restera toujours active dans la lutte multiforme contre la maladie. Les Evêques du Cameroun
Invité par plusieurs évêques, il a assisté à la
visite du pape en Afrique ROME, Mercredi 25 mars 2009 (ZENIT.org)
- Invité par plusieurs évêques du Cameroun, et comme responsable de
la Communauté francophone des radios chrétiennes, à assister à la
visite du pape au Cameroun, l'évêque de Pontoise, Mgr Jean-Yves
Riocreux, explique, sur le site
de son diocèse, que la polémique déclenchée en France « semblait
parler d'un autre voyage » que celui dont il était témoin. Nous
publions ci-dessous le texte intégral de sa réflexion. *
* * Ayant été témoin de la
ferveur, de l'enthousiasme et de la joie de toute l'Afrique d'accueillir
le successeur de Pierre, je me dois de crier face au lynchage médiatique
contre Benoit XVI en France. Je dis bien « en France », car c'est
surtout chez nous que l'incompréhension des propos du pape et
l'exploitation politique se sont manifestées avec une virulence inouïe.
Vu de Yaoundé où je me trouvais avec près de 100 évêques de tout le
continent, cette polémique en France semblait parler d'un autre voyage
que celui dont nous étions témoins. Et je le dis avec force : j'avais
honte de la présentation journalistique et du raccourcissement du
propos du pape dans l'avion le conduisant au Cameroun. Invité par plusieurs évêques
de ce pays et comme responsable de la COFRAC (Communauté Francophone
des radios chrétiennes), je tenais à être présent à l'évènement
de la visite papale à Yaoundé. Cela m'a permis de commenter en direct
l'arrivée du Saint Père sur Radio Reine, la radio catholique du
Cameroun. En allant là bas, je
pressentais aussi que c'était une occasion unique pour faire remonter
l'information du Sud vers le Nord : faire connaître l'Afrique avec ses
drames certes, mais surtout l'extraordinaire vitalité de l'Eglise
catholique et l'aspiration à la paix, à la justice et à la réconciliation.
De cela, rien ou très peu ont été dit puisque la France n'a entendu
parler que du préservatif alors qu'au même moment, la fête autour du
pape fut belle et joyeuse. Mépris d'un côté et propos déplacés qui
ont engendré une incroyable haine contre le pape, et de l'autre côté,
la fierté de tout un pays d'accueillir l'homme de foi, de paix et de
compassion, Benoît XVI. Aussi, ce fut un vrai
scandale pour moi de voir et d'entendre ce qui se disait en France sur
le pape alors que nous vivions tout autre chose à Yaoundé.
Interrogeant les évêques africains, ils me répondaient tous qu'ils
souscrivaient pleinement aux propos de Benoit XVI puisque celui-ci avait
parlé pour l'Afrique... et non pour la France. Les évêques de ce
continent constatent que les campagnes anti sida par distribution de préservatifs
ne font qu'augmenter le problème. Quant aux évêques anglophones, deux
jours après la tempête médiatique... ils ignoraient la polémique en
France ! En conséquence, l'opinion publique française matraquée par
les média et les politiques n'a rien su des véritables enjeux du
voyage papal dans «le continent de l'espérance » que représente
l'Afrique sur le plan économique, culturel et chrétien. Voilà pourquoi maintenant
je souhaite témoigner de ces trois jours avec le pape à Yaoundé.
D'abord de l'extraordinaire accueil reçu par le pape. Sur les 25 kilomètres
entre l'aéroport et la ville, une foule considérable manifestait sa
joie et son enthousiasme. En accueillant Benoît XVI, le président Byia
disait au nom du Cameroun la « fierté » d'avoir été le pays choisi
pour accueillir l'Eglise de tout le continent. Présent aux deux grandes célébrations
des Vêpres à la basilique Marie Reine des Apôtres le mercredi et à
la magnifique messe au stade Ahidjo le jeudi, j'ai été impressionné
par la beauté et la ferveur de ces liturgies, du recueillement et de
longs silences contrastant avec l'exubérance manifestée au moment de
l'arrivée du Saint Père. Il y eut même un symbole immédiatement
interprété par nos amis africains. Alors que le pape venait
d'entrer dans la basilique, une pluie abondante s'est abattue sur la
colline où se dresse la basilique. Pluie, signe de bénédiction...même
si elle contraignait les fidèles amassés à l'extérieur à trouver un
abri précaire ou à subir cette pluie diluvienne. Puis un arc en ciel a
suivi ! L'arc en ciel de Yaoundé. Quant à la messe
solennelle, elle a constitué le sommet du voyage pontifical. Les chants
nous rappelaient les messes chez nous, tels le « Seigneur, nous
arrivons des quatre coins de l'horizon » ou « Le Seigneur nous a aimés
» mais mis en musique à la manière africaine avec accompagnement aux
balafons et saxophones. La liturgie elle même était extraordinairement
festive dans un heureux mélange entre Credo et Pater en latin avec des
chants et danses en langues locales du Cameroun et du Congo pour le
Gloire à Dieu et la procession d'offrandes. Beau cadeau pour le pape à
l'occasion de la Saint Joseph ! Et puis, il y eut cette émouvante
et touchante rencontre avec les handicapés au « Centre Cardinal Léger
» . Comme l'avait fait Jean Paul II à Tours en 1996 avec les «blessés
de la vie », Benoît XVI s'est penché avec compassion vers ces malades
en leur adressant les mots justes. Car ce sont aussi les
discours qu'il faut maintenant lire. Chez ce pape, les propos sont
toujours denses et précis à l'image de son discours aux Bernardins à
Paris et de ses méditations à Lourdes. Notre pape donne des textes
riches à méditer et à reprendre. Le moment essentiel de
cette visite fut naturellement celui de la remise de l'Instrumentum
Laboris aux présidents des conférences épiscopales d'Afrique pour le
synode d'octobre. Après le premier synode de 1994 et l'exhortation
apostolique sur la mission évangélisatrice, voici maintenant ce
travail sur le thème approprié de « la paix, de la justice et de la réconciliation
». Dans le document «
Ecclesia in Africa » de 1995, il est écrit que « L'Afrique, dans la
diversité de ses rites, danse de joie, exprime sa foi dans la vie, au
son des tam-tams et d'autres instruments de musique africains ». A
Yaoundé, nous l'avons vu, le pape était visiblement heureux de cet
enthousiasme. Ce même texte aborde aussi la question du SIDA, en disant
que « la lutte doit être le combat de tous ». Tous savent que, en
Afrique, l'Eglise est au premier rang de cette lutte et le pape l'a
rappelé dans l'interview donnée dans l'avion...mais cette mention a été
hélas occultée, comme toute la réflexion qui a précédé ou suivi
les deux petites phrases retenues. En revenant ici en France
et dans mon diocèse, j'étais à la fois rempli de tristesse devant
cette incompréhension de notre pays sur la mission du pape, et dans le
même temps, comblé de joie par la célébration de ce 4ème dimanche
de Carême. En effet, en ce jour, en l'église de Jouy le Moutier,
j'instituais lecteur et acolyte en vue du diaconat un père de famille
d'origine camerounaise, Louis Bède. Présent dans le Val d'Oise depuis
20 ans, il est ingénieur et actif dans le catéchuménat diocésain.
Son père est connu dans le pays comme un chrétien exemplaire,
enseignant et traducteur en langue Ewondo de la Bible et de la Liturgie.
Là bas, à Yaoundé, j'ai rencontré la famille de Louis Bède et de
Bertille, son épouse. Ils étaient heureux de ce lien entre nos Eglises
et fiers de la visite du pape chez eux. C'est ce bonheur que je retiens,
celui de toute l'Afrique, d'avoir accueilli magnifiquement le successeur
de Pierre. +
Jean Yves Riocreux, évêque de Pontoise
Les jeunes ont besoin d’adultes qui les aident à
vivre des relations vraies ROME, Jeudi 26 mars 2009 (ZENIT.org)
- « Les jeunes n'ont pas besoin d'adultes qui leur distribuent des
préservatifs et des pilules. Il y en a déjà suffisamment. Ce qu'ils
cherchent c'est des adultes heureux dans leur sexualité et qui les
aident à vivre des relations vraies », affirme la Fédération
africaine d'action familiale, dans ce communiqué sur la polémique
soulevée par la déclaration du pape Benoît XVI sur le SIDA, lors de
son voyage en Afrique. Nous publions ci-dessous le communiqué de la
FAAF, en date du 25 mars, dans son intégralité. *
* * POLEMIQUE SUR LA
DECLARATION DU PAPE SUR LE PRESERVATIF A-t-on bien compris ce que
voulait dire le Saint Père ? Les 30 organisations
membres de la Fédération Africaine d'Action Familiale en provenance de
20 pays Africains suivants : Burundi, Burkina Faso, Cameroun, Togo, Côte
d'Ivoire, Tanzanie, Ouganda, Rwanda, République Démocratique du Congo
(RDC), Nigeria, Madagascar, Ile Maurice, Malawi, Afrique du Sud, Sénégal,
Soudan, Zimbabwe, Tchad, Kenya, tenons a exprimé notre opinion sur la
polémique autour du préservatif. Ce que nous avons entendu
de la déclaration du Saint Père : e sida est un véritable fléau. Il
nous invite plus que jamais à humaniser a sexualité et à accompagner
les personnes malades et nous dit que ce fléau ne peut être résolu
par la distribution de préservatifs : au contraire, le risque est
d'augmenter le problème. Il n'est pas de notre
ressort de commenter cette déclaration ni sur le fond ni sur la forme.
Nous profitons de la polémique suscitée pour livrer notre point de vue
qui s'appuie sur des observations sur le terrain. En effet, nous
rencontrons beaucoup d'Africains jeunes et moins jeunes qui sont
convaincus que la solution pour combattre le VIH/SIDA ne se trouve pas
dans le préservatif mais dans l'éducation à la sexualité. De
nombreuses générations ont assimilé le continent africain à un havre
de riches cultures traditionnelles et de modèles à l'épreuve du temps
en matière de respect des valeurs familiales. Dans bon nombre de nos
traditions, il s'agit essentiellement pour cette éducation de
faire vivre une sexualité épanouie, et un amour véritable, préparant
à un mariage heureux et à une fécondité physique et spirituelle.
Cette conception de l'éducation tend à faire de l'homme un adulte
libre. Notre entendement de la notion de « sexualité humanisée »
dont parle et a encore parlé Benoît XVI s'appuie sur le fait que l'éducation
doit tenir compte du fait que la sexualité ne se limite pas à la
biologie ou à la génitalité. C'est un apprentissage à la vie ayant
donc une dimension à la fois sociale, sacrée et religieuse. Elle vise
à présenter l'amour vrai et, elle repose sur une confiance et une
acceptation mutuelle. Il ne s'agit certes
pas de refuser le progrès car comme le dit un proverbe Kongo, « si tu
changes de pays change aussi de façon de vivre ». mais sachons aussi
« qu'un arbre ne tient pas sans racine » (proverbe mandingue.) Dans sa
recherche d'un nouveau mode de vie cohérent et acceptable, l'homme
africain aujourd'hui, situé dans la visée d'une combinaison
harmonieuse du complexe socio - culturel traditionnel qui continue de
structurer sa personnalité , et des apports modernes ne gagne t-il pas
à garder les qualités des anciens et y ajouter les valeurs
modernes, en rejetant les défauts des deux. Parmi les apports de la
modernité figure le préservatif. Mais tout ce qui est
moderne n'est pas forcément le meilleur. C'est là l'opposition entre
l'abstinence encore largement pratiquée et la distribution
facile, voire agressive des préservatifs. La distribution abusive,
incontrôlée, sans discernement des préservatifs déresponsabilise
et favorise chez les jeunes une vie sexuelle désordonnée. Nous souhaiterions que les
organisations internationales soient à l'écoute des Africains
qui désirent faire appel à un certain sens de la dignité humaine dans
la manière de vivre la sexualité. L'éducation à la responsabilité,
au sens de sexualité, à vivre l'amour dans toute sa dimension intéressent
les jeunes Africains. Les jeunes ont besoin de références et surtout
de modèles cohérents et vivants. Nous ne devrons donc pas avoir peur
de leur dire ce que nous pensons. Il ne s'agit pas de faire de la démagogie.
Ne pas oser demander des efforts aux gens et ne pas s'il le faut
proposer un idéal exigeant , ce n'est pas les respecter. Surtout c'est
croire les jeunes incapables d'aimer. Les jeunes n'ont pas besoin
d'adultes qui leur distribuent des préservatifs et des pilules. Il y en
a déjà suffisamment. Ce qu'ils cherchent c'est des adultes heureux
dans leur sexualité et qui les aident à vivre des relations vraies. De fait, dans un pays comme
l'Ouganda, c'est grâce à une campagne d'éducation en vue d'une
abstinence avant le mariage et la fidélité dans le mariage que le taux
de propagation de l'épidémie a sensiblement baissé ces dernières années.
La revue scientifique américaine Science no 304 a publié le 30 avril
2004 .un article de deux chercheurs de l'université de Cambridge, Rand
L. Stoneburner et Daniel Low-Beern sur l'efficacité de la lutte
anti-SIDA en Ouganda. Selon les deux hommes, la baisse du SIDA dans ce
pays s'explique par une campagne unique en son genre. Le message diffusé
dans la population insiste sur la morbidité élevée due au SIDA et le
mode de transmission du virus responsable, essentiellement sexuel. Mais
l'originalité de la démarche, et son succès, vient de la promotion de
la fidélité et de l'abstinence, au lieu des traditionnels préservatifs
et test de dépistages. Pour prévenir l'expansion
du sida d'une manière durable, il faut croire en la capacité des
jeunes de vivre une sexualité épanouie et responsable dans les paramètres
de la fidélité et de l'abstinence. Le changement de comportement
auquel sont conviés les jeunes est un processus à promouvoir et par
les adultes et par les jeunes eux-mêmes. AIDEZ NOUS À GARDER NOS
VALEURS. QUANT A NOUS AFRICAINS NE
NOUS TROMPONS PAS DE COMBAT Danièle Sauvage Présidente de la FAAF
Pendant la visite du pape en Afrique ROME, Mardi 24 mars 2009 (ZENIT.org)
- « Le Cameroun vient de boucler avec une réussite
insolente la troisième visite papale de son histoire », lit-on
dans le Cameroon Tribune,
après les quatre jours de visite de Benoît XVI sur le sol camerounais,
qui déplore en même temps la polémique engagée par les médias
occidentaux contre le pape durant cette visite. « Le Cameroun et l'Afrique
ont vécu quatre jours si intenses et si magiques, qu'ils peinent encore
à en jauger l'insondable portée », souligne Marie-Claire Nnana
dans son article, convaincue que cette visite du pape en Afrique est
« une visite à succès, et un événement majeur qui marquera
l'Eglise et tout le continent ». « En posant l'acte
d'amour que constitue sa visite, en nous assurant de l'amour de Dieu,
nous les damnés de la terre, le pape nous comble d'espérance »,
souligne la journaliste. Mais « on ne décrira
jamais assez le rapt inélégant et la parfaite imposture des médias
européens et en particulier français sur cette visite »,
souligne-t-elle. « C'était le temps de l'Afrique. L'Afrique
n'aspirait qu'à la communion spirituelle et à la fête. Nos confrères
se sont évertués à ne mettre en lumière que les aspects les plus
anecdotiques de cette visite, les chiens écrasés, l'écume des jours »,
ajoute-t-elle. « Pas un mot sur le
synode des évêques africains à venir, ni sur le document préparé à
cet égard par le pape », commente-t-elle. « Ils ont parasité
les ondes avec une polémique qu'ils ont créée de toute pièce. Car en
sortant de son contexte la déclaration du pape sur le préservatif, ils
en ont dénaturé la substance ». Autre exemple de sabotage stratégique
reproché aux médias occidentaux : avoir cherché, en Angola, à
« éclipser le message apostolique en montant en épingle une déclaration
sur l'avortement thérapeutique ». « En résumant huit
jours de visite en deux petites phrases, de préférence celles
susceptibles de remuer une opinion publique formatée, il y a un risque
de caricaturer et de fausser le message », souligne-t-elle. Et le
comble pour la journaliste c'est lorsque « ces médias déclarent
parler au nom des Africains ». « Non, merci, chers
confrères, vous parlez pour vous-mêmes, et pour votre public. Les
Africains sont assez grands pour déchiffrer et critiquer, au besoin,
les messages du pape, afin d'en tirer la substantifique moelle. ». De plus, estime-t-elle,
« les débats autour du SIDA et de l'avortement sont trop
importants pour les biaiser de cette manière, en les réduisant à une
polémique médiatique ». « Si nous décrions
cet opportunisme chez nos confrères, ce n'est pas que ces questions
indiffèrent les Africains que nous sommes, précise la journaliste du Cameroon
Tribune, simplement, il nous semble peu fécond de vouloir infléchir
les prises de positions papales, parce qu'elles découlent des principes
moraux et de valeurs dictés par les évangiles dont il est le gardien ». « Le pape, que les médias
décrivent comme austère et peu charismatique, nous a paru au contraire
sensible à nos démonstrations bruyantes et sincères »,
poursuit-elle. « Il les a reçues dans le tempérament qui est le
sien : tout en retenue, le geste peu emphatique, le regard ardent ». En conclusion la
journaliste pense que « Benoît XVI en aura bien besoin » de
l'affection des fidèles Africains pour continuer sereinement sa
mission, dans une Europe, dit-elle, « dont il est le fils
biologique, mais non pas spirituel puisque cette Europe nie désormais
la dimension spirituelle du monde ». Isabelle Cousturié
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